LA COURTE PAILLE
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Ce sont frois na . vir's de la flol
-te Ce sont trois na.vir'sde la Ilot, te De la flot, te
la Ion Ion la de la flotte Ont pris leur con.ge'
Ce sont trois navires de la flotte (bis)
De la flotte, ma Ion Ion la
De la flotte, ont pris leur congé.
Voulant faire le tour du monde (bis) Sans jamais la, ma Ion Ion la Sans jamais la terre aborder.
Au bout de la deuxième année {bis)
Le pain, le vin, ma Ion Ion la
Le pain, le vin, leur z' y ont manqué.
Faut tirer à la courte paille [bis) Lequel de nous, ma Ion Ion la Lequel de nous sera mangé.
A notre brave capitaine {bis) La courte paille, ma Ion Ion la La courte paille a-t-arrivée.
Pierrot, Pierrot monte à la hune {bis) Et regarde, ma loti Ion la Et regarde de tous côtés.
Je vois la tour de Babylone {bis) Et Barbarie, ma Ion Ion la Et Barbarie l'autre côté.
Je vois la fill' de vous, moa maître, (bis) A trois pigeons, ma Ion Ion la A trois pigeons porte à manger.
Ah ! tu l'auras, Pierre, mon Pierre [bis) Celle que ton cœur, ma Ion Ion la Celle que ton cœur a tant aimée.
Veudée. — Poésies populaires de la France, Mss. de la Bibl. nat., T. VI, f" 443.
M Nous étions à cent lieues au large
Quand le pain vint, manon non la Quand le pain vint à nous manquer.
Fallut tirer la courte paille Pour savoir qui, manon non la Pour savoir qui serait mangé.
Le maître qui tenait les pailles La plus courte, manon non la La plus courte lui est restée.
Il appelle aussitôt son mousse Lui dit : veux-tu, manon non la Lui dit : veux-tu mourir pour moi ?
Je veux monter dedans la hune Avant que de, manon non la Avant que de mourir pour toi.
A peine fut-il dans la hune Que Brin de ■paille, manon non la Que le mousse s'est écrié.
Je vois les cheminées qui fument Pour apprêter, manon non la Pour apprêter notre dîner.
Je vois les moutons dans la plaine Qui tendent le cou, manon non la Qui tendent le cou pour se faire tuer.
Je vois les filles du capitaine
Qui tendent les hras, manon non la
Qui tendent les bras pour l'embrasser.
(Ml applaudit à ces paroles Et Brin de paille, nianon 71011 lu Et Brin de paille ne fut pas mangé.
Ure'.acno. /,p Journal (IfS enfants *.
Paii* IS'til,
Nous étions à cent lieues au large Nous n'avions plus, waa«o?t la la Nous n'avions plus de quoi manger.
Il faut tirer la courte paille A savoir qui sera mangé.
Le sort vient sur le capitaine Qui ne veut pas être mangé.
Il appelle Paille en cul, son mousse : Mousse, veux-tu mourir pour moi ?
Je ne veux mourir pour personne Je ne veux mourir que pour moi.
Mousse, monte à la grande hune Et regarde de tous les côtés.
Le mousse il monte à la grande hune Et regarde de tous les côtés.
Je vois les cheminées qui fument Qui préparent notre souper.
Je vois les filles du capitaine Qui se promènent dessus le quai.
chanson communiquée par M. G. de Lépinay.
' L'auteur qui a inséré cette clian?on dans le Journal des enfants raconte une histoiie d'après laquelle Brin de paille aurait réellement existé. Nons la croyons inventée pour expliquer la chanson.