L'AMANT QUI TUE SA MAITRESSE
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D^ù viens -tu, p''til jean mon pa gé.
D'où viens-tu, njon pe .fit fils Oh! je re
viens de i'4 oo le , De J'e'.co . le de Pa ris.
— D'oii viens-tu, p'tit Jean, mon page, D'où viens-tu, mon petit fils ?
— Oh ! je reviens de l'école De l'école de Paris.
— T'as menti, p'tit Jean, mon page, T'as menti, mon petit fils ;
^ Tu reviens de voir ta mie Qui n'est pas bien loin d'ici.
Je donnerais cent pistoles Pour avoir son cœur ici.
— Oh ! donnez, donnez, ma mère, Tout à l'heure je vais la qu'ri {quérir).
Le p'tit page prend sa route Droit chez sa mie il s'en va.
Quand il y fut à la porte Trois petits coups y frappa.
— Oh ! qui est donc à ma porte.
Qui m'empêche de dormir ?
— Oh ! c'est votre amant, la belle, S'il vous plaît venez li ouvrir.
Et la belle saute en place A son amant va ouvrir ; Il la prit par sa main blanche Dans son jardin la menit.
Il la mine suus une ente Oh ! qui graine sans fleurir.
Quand ils furent sous cette ente ;
— C'est ici qu'il faut mourir.
Lui tire le cœur du ventre Dans son blanc mouchoir le mit.
— Oh ! tenez, tenez, ma mère Y voilà tous vos désirs.
— T"as menti, p'tit Jean, mon page T'as menti, mon petit fils ;
Ce n'est pas le cœur de ta mie ; C'est le cœur de nos brebis.
En finissant la parole
Le grand prévôt arrivit,
Lui mit la main sur l'épaule :
— Petit page, il faut mourir Être fricassé dans l'huile
Et sa mère avec lui.
Charente. — Poésies populaires de la France. Mss. de .'a Bibl. nat.,T. II, f«' 53.