‹ Recueil de chansons populaires (volume 2)Chapitre 131 sur 151 · L'AMANT QUI TUE SA MAITRESSE · texte numérisé non relu

L'AMANT QUI TUE SA MAITRESSE

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D^ù viens -tu, p''til jean mon pa gé.

D'où viens-tu, njon pe .fit fils Oh! je re

viens de i'4 oo le , De J'e'.co . le de Pa ris.

— D'oii viens-tu, p'tit Jean, mon page, D'où viens-tu, mon petit fils ?

— Oh ! je reviens de l'école De l'école de Paris.

— T'as menti, p'tit Jean, mon page, T'as menti, mon petit fils ;

^ Tu reviens de voir ta mie Qui n'est pas bien loin d'ici.

Je donnerais cent pistoles Pour avoir son cœur ici.

— Oh ! donnez, donnez, ma mère, Tout à l'heure je vais la qu'ri {quérir).

Le p'tit page prend sa route Droit chez sa mie il s'en va.

Quand il y fut à la porte Trois petits coups y frappa.

— Oh ! qui est donc à ma porte.

Qui m'empêche de dormir ?

— Oh ! c'est votre amant, la belle, S'il vous plaît venez li ouvrir.

Et la belle saute en place A son amant va ouvrir ; Il la prit par sa main blanche Dans son jardin la menit.

Il la mine suus une ente Oh ! qui graine sans fleurir.

Quand ils furent sous cette ente ;

— C'est ici qu'il faut mourir.

Lui tire le cœur du ventre Dans son blanc mouchoir le mit.

— Oh ! tenez, tenez, ma mère Y voilà tous vos désirs.

— T"as menti, p'tit Jean, mon page T'as menti, mon petit fils ;

Ce n'est pas le cœur de ta mie ; C'est le cœur de nos brebis.

En finissant la parole

Le grand prévôt arrivit,

Lui mit la main sur l'épaule :

— Petit page, il faut mourir Être fricassé dans l'huile

Et sa mère avec lui.

Charente. — Poésies populaires de la France. Mss. de .'a Bibl. nat.,T. II, f«' 53.

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