ELLE A CHOISI LE VIEUX
A ' la Saint Jean je m'accueH.lis A la Saint Jean je
l'accueillis. Je n'y fus (ju un jour et demi. Allons, allons, allons, tretons
Quand je ne puis cou-rlr. je vo. h-, Quand je ne puis vo.ler je cours.
A la Saint-Jean e m'accueillis* {bis), Je n'y fus qu'un jour et demi, Allons, allons, allons, tretons, Quand je ne puis courir, je vole.
Quand je ne puis voler, je cours.
Je n'y fus qu'un jour et demi, Que mon père m'envoya queri
Par mon frère le plus petit ;
C'était pour me donner mari.
M'en a donné deux à choisi ;
M'a donné le père et le fils.
Ah ! devinez lequel je pris ?
Je pris le père, le fils laissis.
Pour un p'tit d'argent qui l'y vis.
Quiau p'tit d'argent fut bétôt mis.
Je voudrais qu'il vînt un édit
D'écorcher tous les vieux maris ;
* Je me mis en service, je me aageai.
J'écorch'rais le mien tout en vie, Portr'rais sa peau vendre à Paris, A deux liards la peau du chéti !
Encore prenez-la à crédit.
Vendée. — Poésies pop. de la France. M s T. VI, f" 449.
la Bibl. nat.
Quand j'e(aisj(»une t)l bion gentille .l'a. vais deux amantsàchoi.
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sir, iTra la, la, la, la, la, la, tra la, la, la, pour ri. .ré
Quand j'étais jeune et bien gentille [bis), J'avais deux amants à choisir,
Tra la la la la la la
Tra la la la pour rire.
J'avais deux amants à choisir, J'avais le père, j'avais le fils.
Ah ! devinez lequel j'ai pris ?
J^i pris le père, laissé le fils.
Pour quelques sous qu'il en avit.
Mais quand l'argent ell' fut finie:
Je voudrais qu'il vient un avis
Pour égorger ces vieux maris
Pour égorger le mien aussi;
J'irais vendre sa peau à Paris ;
J'aurais un jeune et bien gentil.
Enviions fie Lorii-nt.
LA MAUMARIÉE
Mon père
aus.si m'a ma.
ri
l'en.
(en
ds le moulin ti.que
t^rH^-^
laque, A un vit^illard il m'a don. ne'. He'.las mon Dieu, est-ce ce qu'ilme faut? J'entends le moulin tique tique taque J'entendsle moulin taqueter.
Mon père aussi m'a marié',
J'entends le moulin tique taque
A un vieillard il m'a donné',
Hélas ! mon Dieu est-ce ce qu'il me faut '/
î'entends le moulin tique tique taque
J'entends le moulin taqueter.
II n'a ny maille ny denier
Qu'un seul bâton de vert pommier
De quoi, il m'en bat les cotez.
S'il me bat cor, je m'en iray
Avec ces gentils écoliers ;
Ils m'apprendront le jeu d'ain.er,
Le jeu de cartes, le jeu de dez.
Ballard, Rondes à danser, 1724.
Mon père aussi m'a ma . ri . é' la bel. le fou .
. gè . re A un si yi.lain m'a don. ne', Il en au.ra,
refrain.
il en au.ra, La fcj.^è.re gre.ne.ra La bel. le fou. ge.re.
Mon père aussi m'a marié',
La belle fougère A un si vilain m'a donné',
Il en aura, il en aura
La fougère grenera
La belle fougère.
A un si vilain m'a donn(?', Qui n'a ny maille ny denier,
Hors un bâton de verd pommier.
Mais s'il me bat je m'en iray
Avec ces vaillants officiers,
^ Ils me parleront d'amour,
Ils me parleront d'amour,
La belle fougère Et des maris après souper ;
// en aura, il en aura
La fougère grenera
La belle fougère.
Ballarb, Bondes à danser, 1724.
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jàl.-.HH:i:£^^^^^^
Mon pè - re m'a ma. .ri . e',. l'en .tends la perdrix danà le
ble' A un vieillard point à mon gre, entends-tu Pierrot, ohî-l'entendsla
cail.le par.mi la pail.le, .l'entends la perdrix dans le ble.
Mon père m'a mariée J'entends la perdrix dans le blé A un vieillard point à mon gré Entends-tu, Pierrot? ofi !
J'entends la caille
Dans ta paille J'entends la perdrix dans le blé.
A un vieillard point à mon gré ; Il va aux foires, aux marchés
Sans jamaismc rien rapporter, Qu'un bâton de vert pommier ; C'est pour me battre et me rouer.
Mais s'il me bat, je m'en irai, Je m'en irai au bois jouer Avec les jeunes écoliers.
Ils m'apprendront, j' leur apprendrai Le jeu des cartes aussi des dés.
Vondéf. — Poésies pop. de la Fr. Mss. T. VI, f°' 455.
Mon pèr' m'a raa.ri .
e' si mal, D'au. tant (
ue
la bar.be lui
bran.
.le
un vieil, lard il me don.na; La
barbu luybranle, la barbe luy va, La barbe luy branle quand il va.
Mon père m'a marié' si mal D'autant que la barbe lui branle A un vieillard il me donna La barbe luy branle, la barbe luy va, La barbe luy branle quand il va.
A un vieillard il me donna.
Le soir quand avec moy coucha
Le soir quand avec moy coucha Devinez ce qu'il me donna?
Devinez ce qu'il me donna?
C'est d'un gros pet qu'il m^'étrenna
C'est d'un gros pet qu'il m'étrenna;- Et puis après rien que cela
Et puis après rien que cela D'autant que la barbe lui branle Mais battu vrayement il sera La barbe luy branle, la barbe luy va, La barbe luy branle quand il va.
Ballard, Rondes â danser, 1724.
.Moun per m'a be.la eun ma .jri, ja --mais^vous n'a.vez tant
ri, eou me la bc.la io Ici pri, io vou.lio tant ri.re, ja .
.mais vous n'a.vez tant ri com.ma io vou.iio ri. . . re
Moun pèr' m'a bêla eun naari Jamais voiisnavex: tant ri Eou me l'a bêla, io l'ei pri, Io voulio tant rire, Jamais vous n'avez tant ri Comm' io voulio rire.
Eou me l'a bela, io l'ei pri ;
Quand vinguait la proumera neuit
Ne faguait re ma que dourmi.
Pringuai oune épione, le piquei,
Pringuait sas bravas, s'in''ujit
Et io mos gounios.le seguei ;
Dedien le jardin l'attrapci,
Dedien son lit le ramenai ;
Devina ce quo me fagueit?
0 par ma fe nein saubrei gi.
Auvergne. — De Lad jKDE,£'Ma! sur la musique, 17
Mon pè. . re m'a don. . .ne. .e
A un a . . vo . . .cat: La pre.miè.re nui .
i^-^-r^;-^~fm
te. .(» Ou'a.vec lui cou.chaji,^ a, Oun,oijn,4UJD,OjU.n. poinî.
Mon père m'a donnée A un avocat ; La première nuitée Qu'avec luy coucha, a, a, Oun, oun, oiin, oun, point.
Il me tourni l'épaule
Et puis s'endorma.
Oh ! mon père, oh ! mon père
Quel homme est cela, a, a'r
Oun, oun, oun, oun, point.
Oh ! mon père, oh ! mon père Quel homme est cela ?
Oh ! ma fille, oh ! ma fille Il a des ducats, a, a, Oun, oun, oun, oun, point.
Oh ! mon père, oh ! mon père Qu'est-ce que cela, a, a'/ Omi, oun, oun, oun, point.
Hallarii, lioiidrs à danser, 1724.
Mon pèr' m'a mariée A l'âge de quinze ans ; Il m'a donné un homme De quatre-vingt dix ans ; Et moi, pauvre fillette.
Comment passer mon temps?
La prciuicr" nuit d'incs noces Avec lui j'ai couché, Il me tourna l'épaule Puis après s'endormit.
Et moi pauvre fillette Comment passer la nuit ?
Le s'cond jour de mes noces Chez mon pcr' j'ai r'tourné:
Bien le bonjour, mon père, Bien le bonjour à vous D' m'avoir donné un homme Qui ne sait rien du tout.
Prends courage, ma fille, C'est un riche marchand, Il a une maladie Je crois qu'il en mourra.
Et tu s'ras l'héritière De tout ce qu'il aura.
Au diable la richesse.
Si le plaisir n'y est pas 1 J'aimerais mieux un homme A mon contentement Que d'avoir ce bonhomme Avec tout son argent.
Quand je serai morte
Je n'aurai plus besoin d' rien
Qu'une chemise blanche
Et un drap par dessus,
Puis on dira : la belle est morte,
Et on n'en parl'ra plus.
Loiret. — Chanson comm. par M. J. Poquet.
ff\ Mon père, un jour, mi marida
S'il avait, mais il na pas A un vieillard il mi donna, Puisqu'il dit qu'il na pas De quoi faire de la toile ; S'il avait, mais il n'a pas Le métier de quoi faire des draps.
A un vieillard il mi donna, Toute la nuit il mi gronda,
Toute la nuit il mi gronda; Je pris ma jupe et mi leva,
Je pris ma jupe et mi leva
Mon père, quel homme est-cs là ?
Mon père, quel homme est-ce là?
Ma fille, faites-le corna
Ma fille, faites-le corna ;
S'il avait, mais il n'a pas
Vraiment, mon père, il l'est déjà,
Puisqu'il dit qu'il n'a pas
De quoi faire de la toile ;
S'il avait, mais il na pas
Le métier de quoi faire de^ draps.
Clian^onnier Hp socinté. Paris, 1512, in-12.
') ^^!3^4jj^,LJ-i-n^ j J' J'i ^ J j . I
Mon pè.re m'a don. ne ma.ry, Ne vous l'a.vois-je pas bien
dit: Il me l'a don. ne' je J'ay pris sansdi.re mot, sans sonner
^J~^J IJ J j- ^
mot, I\e vous l'a vois-je pas bien dit , qu'il f'rait le sot.
Mon père m'a donné mary, JSe vous Vavois-je pas bien dit Il me l'a donné, je l'ay pris Sans dire mot, sans sonner mot, Ne vous lavois-je pas bien dit Qu'il fr'oit le sot.
Tl me l'a donné, je l'ay pris ; Ne vous l'avois-je pas bien dit :
Le soir de la première nuit, Sans dire, etc.
Le soir de la première nuit ; iVe vous l'avois-je pus bien dit :
Tourna le dos et s'endormit.
Sans dire, etc.
Tourna le dos et s'endormit.
Ne vous l'avois-je pas bien dit :
Filles qui prenez des maris, Sans dire, etc.
Filles qui prenez des maris Ne vous l'avois-je pas bien dit :
Ne pensez pas pour une nuit, De dire mot, de sonner mot ; Ne vous Vavois-je pas bien dit, Quil froit le sot.
Ballahd, Rondes à danser, 1724.
Sur la verte branchette, D'un arbrisseau feuilloux, Le rossignol volette Et ma belle dessous...
Allons ! vengez-vous.
Fillettes, Allons! vengez-vous.
Le rossignol volette, Et ma belle dessous Garde ses brebiettes De l'injure des loups.
Garde ses brebiettes De l'injure des loups.
Et posant sa houlette Dessus ses deux genoux
Et posant sa houlettte Dessus ses deux genoux, Elle enfle sa musette Du zéphyr le plus doux,
Elle enfle sa musette Du zéphyr le plus doux.
Et, dans sa chansonnette, Redit à tous les coups :
Et dans sa chansonnette, Redit à tous les coups :
(c Que ferai-je, pauvrette !
« D'un si chétif époux?
« Que ferai-je pauvrette !
« D'un si chétif époux ?
« Qui dedans ma couchette « N'a mouvement, ni pouls?
« Qui, dedans ma couchette, <c N'a mouvement, ni pouls?
« Qui, du jeu d'amourette « Ne connaît pas les coups.
« Qui, du jeu d'amourette « Ne connaît pas les coups ; « Il faut que je le mette « Au nombre des coucous ;
«Il faut que je le mette <c Au nombre des coucous :
« Aussi bien, je regrette « Qu'il soit en vain jaloux.
Allons ! vengez-vous,
Fillettes, Allons ! vengez-vous.
Chansonnier de société ou choix de Rondes. Paris, 1812. Par sa facture, cette chanson appartient au genre qu'on peut appeler semi-populaire.
Maman j'ai pris un mari
Qui me caus' beaucoup d'ennui
Je s'rai forcée de le faire...
— Veux- tu t' taire ;
Bavard\ veux-tu t' taire.
Maman, quand il est au lit T, Il dort comme un étourdi ;
Il me tourne le derrière.
— Veux-tu, etc.
Hélas! que j'ai de malheur D'avoir ce vieux radoteur ; Il en portera j'espère.
— Veux-tu, etc.
Je veux avoir un garçon
Qui prendra soin d' ma maison ;
Je l'aim'rai mieux que c' vieux père.
— Veux-tu, etc.
La mère. — Il faut le prendre en douceur, Puisqu'il a fait ton bonheur* Il le fra mieux dans la terre.
— Veux-tu, etc.
Je lui donnerai, vraiment, Le nom d' Jean assurément, C'était le nom d' feu mon père.
— Veux-tu, aie.
Oui, je veux à ce vieux fou,
Faire chanter le coucou.
Tout comme a chanté mon père.
— Veux-tu, etc.
* Il faudrait : puisqu'il n'a pas fait ton bonheur.
Chanson semi-populaire ; extraite d'une feuille volante, m-16, s. •! ' Paris, Impr. de Moquet et C" ; rne de Harpe, n° 90.
Moun païré m'a maridado En d'un mertsand de velours ; Al diable lo boutiquo Maï lou mertsand de velours !
Loous tsavaoux de moun païré Chount pus huroux que ièou, Nôount lo chivado reglado Echtrillos chinq cops per dzours Et mé iéou, paouro filletto léou n'en manqui de garchous.
Traduction : Mon père m'a mariée — avec un marchand de velours; — Au diable la boutique — et le marchand de velours ! — Les chevaux de mon père — sont plus heureux que moi, — ils ont l'avoine réglée, — étrillés cinq fois par jour — et moi pauvre fillette, — je manque de garçons.
Bas Limousin. — Chaus. coinm. par M. G. tli' Lepinay,