LA FEMME HEUREUSE DE LA MORT DE SON MAR
Mon ma . rv est bien ma . la .de, Ehigrands dieux quft luifaut
il? FI m'en yoi' que.rir du vin, A qiia . tre lieues de l'a .
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„tis; Ce. la me re, re'. re'. re. ce. la me re . jou. .il.
Mon mary est bien malade
Eh ! grands dieux, que lui faut-il?
Il m'envoi quérir du vin
A quatre lieues de Paris;
Cela me ré, ré, ré, ré, cela me réjouit. ^
Il m'envoi quérir du vin,
A quatre lieues de Paris ;
Quand je fus sur ces montagnes,
J'entendis sonner pour lui ;
Cela me ré, ré, ré, ré, cela me réjouit.
Quand je fus sur ces montagnes, J'entendis sonner pour lui:
Quand je fus à la maison, Je le trouve ensevely ; Çel me ré, ré, ré, ré, cela me réjouit.
Quand je fus à la maison^
Je le trouve cnscvcly
Dans quinze aulnes de ma toillc,
Où ses parents l'avoient mis ;
Cela me ré, ré, ré, ré, cela me 7-éjouil.
Dans quinze aulnes de ma loille,
Oîi ses parents l'avoient mis :
J'y ay pris mes grands ciseaux,
Point à point le décousi ;
Cela me ré, ré, ré, ré, cela me réjouit.
J'y ay pris mes grands ciseaux,
Point à point le décousi :
J'ay donné la toille aux pauvres,
Et j'ay quitté le mari ;
Cela me, ré, ré, ré, ré, cela me réjouit.
Bali.ard, Bondes à danser, 1724.
Mon ma. ri est bien ma. la. de„En grand danger de mou
dË^^=^-r
. nr, tJ'vais cher.cher le me. de . cin, Pourve.nir au. tour de
lui. «l'taim'cai mieux, mon ma. ri, .l'taim'rai mieux mort qu'en vie ,
Mon mari est bien malade En grand danger de mourir ; Je vais chercher le médecin Pour venir autour de lui, Je t'aimerai mieux, mon mari.
Je t'aimerai mieux mort quen vie.
Je n'étais pas à moitié chemin Que les cloches sonnaient pour lui.
Je m'asseois sur une pierre, Au lieu de pleurer, je ris.
Je retourne à la maison Je le trouve enseveli, Je me suis mis' à pleurer Mais ce n'était pas pour li.
C'était pour mes deux aunes de toile Qui étaient autour de li ; Avecque mon ciseau d'argent Point à point je V décousis.
Je le tirai par l'oreille, Sur la rue je le traînis ; Quand il fut au cimetière Au lieu de pleurer, je rip.
Je m'en vais au cabaret.
Un bon quart d'eau d' vie j'ai pris,
Un bon quart d'eau d' vie j'ai pris
Pour dire adieu à mon mari
Je animerai mieux, mon mari,
Je t'aimerai mieux mort qu'en vie.
Enviions do Loricnt.
He.Ias! mo'n Dieu, je le trou. vis Tout è. .ten.du sui- ijion
J^.; J J'ip p ...J-ij j' I h^^^
lit J'prisdu fil et des ai . guil.les; Dans ma toil* je le cou
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sis, Moi qu'aimais tant, tant et tant , Moi qu'aimais tant mon a.mi ,
Hélas ! mon Dieu, je le trouvis Tout étendu sur mon lit!
J' pris du fil et des aiguilles, Dans ma toil' je le cousis.
Moi qu aimais tant, tant et tant Moi qu^ aimais tant mon ami. *
* Les autres couplets manquent.
J^ormandie. — Lps Français prints par nux-mèmes.VMh, 1841.
Allegretto.
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Men'oumouest ben ma.Ia.dou L'a la fie.vra Die' mer.
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ci i m'a de'.man.de' à bein.re de ii bon vin de Pa .
p^pî£j-t-r-rTt^^^^^PF^^
pis Dze fa . re se dze vouis plè de bin à mon ma. .ri.
Me n'oumou est ben maUidou, L'a la fievra, Die merci, I m'a demandé à beinre De 11 bon vin de Paris.
Dx,c fare se dze vouis Pic de bin à mon mari.
Dze fus bin tant buna feana !
Dze l'en 11 allai queri.
Quand dze fus dessus la queuta Dze chanti sounè pour li.
Le fenne me vigniant dire :
Fenna plunra ton mari.
Ma Diè que de oui lou plunrou !
Que plunrc que Ta nurri.
Dze pleurerai pleteû la teinla Qu'i va m'empourtè purri.
Oh ! que ma Diè dze sein l'ontou !
Dze rne la vais requeri.
Quand dze fus dessus la tomba Non pè plourc dze rezi.
Dze cudiai dire on Salve Dze dezi quevoua de vé.
Traduction: Mon homme est bien malade,— il a la fièvre, Dieu merci ; — il m'a demandé à boire — de ce bon vin de Paris. — Je ferai si je veux —
plus de bien à mon mari. — Je fus tant bonne femme ! — je lui en allai chercher. — Quand je fus dessus la côte — je sentis (j'entendis} sonner pour lui. — Les femmes me viennent dire : — « femme, pleure ton mari.» — Ah ! ouiche ! que je le pleure ! — le pleure qui l'a nourri ! — Je pleurerai plutôt la toile — qu'il va m'emporter 'pourrir. — Au diable soit la honte ! — je me la vais rechercher. — Quand je fus dessus la tombe,
— non pas pleurer, (au lieu de pleurer) je ris.
— Je crus dire un Salve, — je dis queue de veau.
Chanson l'ecueillie à Sainl-Lupicin (Jura) par l'abbé de la Tour en 1845, envoyée par lui à cette époque, à M. L. de Roncliaudqui a bien voulu me l'olfiir pour mon recueil.
Depuis trois mois je suis veuve de monsieur le troplôl
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pris II a. .vait râ.me si bon.ne.mon ma.ri Quand je l'ai
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priSj Je l'aimais tant, tant, tant, tant, je i'aimais tant , mon ma
ri. Je l'ai.mais mieux dix fois mieux je l'aimais mieux mort qu'envia
Depuis trois mois je suis veuve De monsieur le trop tôt pris.
Il avait l'âme si bonne Mon mari quand je le pris !
Je Vaimais tant, tant, tant, tant, Je l'aimais tant mon mari, Je l'aimais mieux, dix fois mieux, Je l'aimais mieux mort qu'en vie.
Il avuil l'âme si bonne Mon mari quand Je le pris !
11 passait ses nuits à boire Et ses journées à dormi.
Un jour il tomba malade Mais malade à en mouri.
Je m'en fus trouver Duchesne Apothicaire à Paris.
Je lui dis : monsieur Duchesne, Ne le faites pas langui.
11 fit tant par ses remèdes Qu'en trois jours il fut fini.
Vendée. — Poésins pop. de la France. Ms>. de la Bibl. nat. T. VI, f 451.