MARION A LA FONTAINE
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Quand Ma. ri . on s'en val' la foun. Quand Ma.ri. on s'en
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vai'Ia foun, lo prendsous brocs, lo court toujour, Bru.net - to, a.
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.nenà roùm.bret . to Bru.net. to a.nen à l'oum.brel. to dau bos.
Quand Marion s'en vai la foun {bis), Le prend sous brocs, lo court toujours Brunetto, An en à Voumhretto
Brunetto, Anen à l'oumbretto dau bos.
En son chami rencountro amour.
Amour, amour, embrasscn nous, Fasen vite, despcichen nous, lou ai lo pâto dcdin lou four, Lou meignajous au bersadou.
lou ai moun home qu'cy tant jaloux !
Pleit à Diou que tous lous jaloux, Que tous lous jaloux fussiant moutous ! Y pourtarian lous cournichous.
Traduction: Quand Marion va à la fontaine, — elle prend ses brocs, elle court toujours. — Bruuctle, allons à l'ombrette, — brunetle, allons à l'ombre du bois. — En son chemin rencontra amour. —Amour, amour, embrassons-nous. — Faisons vite, dépêchons-nous ; — j'ai la pâte au four, — les enfants au berceau ; — j'ai mon homme qui est si jaloux ! — Plût à Dieu que tous les jaloux — fussent des moutons, — ils porteraient des cornes.
Périgord. — De Labordb, Essai sur la musique, 1780. N. B, Une variante de cette chanson publiée par Bouillet, dans VAlhum Auvergnat, a une fin un peu différente : qw tous les jaloux fussent des moutons, et moi la bergère de tous. Je les ferais manger au loup.