‹ Recueil de chansons populaires (volume 2)Chapitre 37 sur 151 · LE JALOUX TROP EXIGEANT · texte numérisé non relu

LE JALOUX TROP EXIGEANT

Diou! que la nuyt me parey loungue (/n's) Avecque aquet bieil ta jalons [bis].

Toute la nuyt que me demande :

Jeanne, lan ats bostes amous ?

Jeu n'en ey pas, ni mey n'en boly, Ne n'en ey pas d'aoute que bous.

Qui'ère aquet, arcey, la Jeanne, Que parlèbe d'abèque bous?

Aco ère un de mous beaous frayres Que parlèbe de mous nebouts.

Ni ternes doun pas mey, la Jeanne, Ne ternes doun parla dan et.

Si jamey jou ne l'y attrapi, Tuerey adet, batti-by à bous.

Touts lous nabious que soun su Taigue Ne soun pas touts à un patroun;

Touts lous castels que soun su terre Ne soun pas touts à un seignou ;

Touts lous agnets de la grand'Landc Ne soun pas aou même pastou.

Ataou suy jou, moun amie Pierre Jou ne suis pas toute par bous.

La Réole. — O. Gauban, Histoire de la Réole. La Réole, 1S72

LES CORNILLARDS

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L'autre Jour me prome . nant, Au jar. .din de Ni . co .

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.las; J'ap.per. .çus un nid, un nid, un nid, mes

da.mes, J'ap.per. .çus un nid, un nid de Cor. nil . lards.

L'autre jour me promenant,

Au jardin de Nicolas ; J'apperçûs un nid, un nid, un nid, mes dames J'apperçtàs un nid, un nid de cornillards.

Quand j'eus apperçû ce nid,

Je le mis tout en un tas :

J'appellay mon a, mon a, mon a, mes dames, J'appcllay mon a, mon amy gros et gras.

Quand mon amy fut venu,

Son gros frère il appella : A son cry d'abord, mon a, mon a^ mes dames, A son cry d'abord, mon amy arriva.

Quand son frère fut venu,

Bel et bien il nous aida :

Dans son sac il mit, il mit, il mit, mes dames, Dans son sac il mit, il mit les cornillards.

Et quand les y eût tous mis, Ils crioient du fond du sac:

Vos maris auront, auront, auront, mes dames. Vos maris auront, auront donc le trépas?

Uall.vri), Rondes à danser, 1724.

SINGULIÈRE METIIOjEPOLU PLANTER LES CHOUX

Mon pé. .re m'a ma . ri .e A.vec un vieillard ja .

îb^ir r-^-^-r r irr

^Ei

. loux Quand ce vint an îen.dc . main, M'envoy. a plan. ter des refrain .

j. n \ ^ ~^=^333-ti=-^=i^m^^

choux; Vi. .vray-je en pei, .ne, lan. .gui.ray -je toû.jours'

Mon père m'a marié' Avec un vieillard jaloux; Quand ce vint au lendemain, M'envoya planter des choux; Vivray-je en peine, Languiray-je toujours ?

Quand ce vint au lendemain, M'envoya planter des choux.

Mon amy passant par là:

Planteray-je avecque vous ?

Vivray-je en peine, hanguiray-je toujours?

Mon amy passant par là, Planteray-je avecque vous?

Plantez-y, si vous voulez.

Mais du moins dépêchez-vous ; Vivray-je en peine, Languiray-je toujours ?

Plantez-y, si vous voulez, Mais du moins dépêchez-vous.

A la porte, dit le vieillard.

Qui regarde par un trou :

Vivray-je en peine, Languiray-je toujours?

A la porte, dit le vieillard, Qui regarde par un trou :

Que malepeste est cecy, Plante-t-on ainsi des choux ?

Vivray-je en peine, Languiray-je toujours?

Que malepeste est cecy, Plante-t-on ainsi des choux ?

Plantez-les à votre goût, On les plante ainsi chez nous.

Vivray-je en peine, Languiray-je toujours ?

Ballard, Rondes à danser, 1724.

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