JEANNETON LA DORMEUSE
Jeanneton prend sa faucille Et s'en va couper du jonc, Mais quand sa botte fut faite Elle s'endormit tout du long.
Las ! pourquoi s'endormit-elle La petiote Jeanneton ?
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Mais quand sa botte fut faite Elle s'endormit tout du long; Voilà qu'il passe près d'elle Trois cavaliers de renom.
Le premier mit pied^à terre Et regarda son pied mignon, Le second fut moins timide Il l'embrassa sous le menton,
Mais ce que fit le troisième N'est pas dit dans la chanson.
Las! pourquoi s' endormit-elle \ ,.
La petiote Jeanneton? )
Juliette Lambert, Mon village, 1860.
Une variante de cette chanson, du recueil de Ballard, aurait pu trouver place ici ; mais comme elle a déjà été publiée avec la mélodie dans Mélusine, col. 543, nous y renvoyons le lecteur.
m: \()LI)K,\.IS KTIŒ IIIUONUELLE
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A la port' de IVIa..riann' Trois pe.tits coups frap .
. pant Ou . vrez ou.vrez la por.te Ma.riann'à votre a.mant
r U^ irf^-f c IJ i' ^ i^m
Qui re. -Vient de la guer. re sur son beau bâ. . . ti. .ment.
A la port' de Mariann' Trois petits coups frappant Ouvrez, ouvrez la porte Mariann' à votre amant Qui revient de la guerre Sur son beau bâtiment.
Je n'ouvre pas ma porte II est minuit sonné.
Papa, maman dort bien Il y a que moi z'ici, Entrez par la fenêtre Qu'est auprès de mon lit.
Aurais-tu le courage
De me laisser ici?
Je suis couvert de neige
Dans l'eau jusqu'aux genoux.
Je voudrais être hirondelle
Pour que je pourrais voler,
Sur les bras de Mariann'
J'irais me reposer,
Sur son blanc visage
jJe prendrais un doux baiser.
Mes bras n'sont pas des branches
Pour vous y reposer ;
Au jardin de mon père
Il y a trois rosiers
Allez de branche en branche
Galant vous reposer.
Environs de Loricnt.