LE PAPILLON
Un jeune marinier Qui partait pour les îles Qui partait pour les îles Rejoindre son régiment Regrettant sa maîtresse Son petit cœur charmant.
Rendu dedans ces îles ), .
Un grand mai-le de tète j Un grand mal-le de tète, Un point dans mon côté !
Je crois que dans ces îles Dans ces îles faut rester.
bis
\bis
Mon capitaine m'a dit : ) Enfant, prenons courage, \ Enfant, prenons courage, En France nous irons, Rejoind' nos maîtresses Nos petits cœurs mignons.
J'entends bien loin d'ici La voix de l'hirondelle, La voix de l'hirondelle Qui me parle d'amour Et dit que ma maîtresse Attendait mon retour.
Mon beau papillon blanc |, • Prête-moi donc tes ailes Prête-moi donc tes ailes Pour aller voir ma mie Pour revoir ma maîtresse Mon petit cœur chéri.
Oui, gentil marinier, \^-^ Je te prêterai mes ailes ) Je te prêterai mes ailes Pour aller voir ta mie Pour revoir ta maîtresse Ton petit cœur chéri.
Morbihan.
AU LEVANT {fragment)
Petit mousson, dans la rade de Brest
11 me montrait la manœuvre et le reste
Titi, titi, tilaïti
Pare à virer,
Laisse, laisse arriver...
A l'avant la lame se brise
C'est bon vent
Gouverne au levant.
Au levant Jeanne ma promise
Au levant Jeanne nous attend.
.\leïis Boutier, La femme du mort (roman).
.MON BON AiMi l E COEUR [fragnmit]
Mon bon ami de cœur S'en va-t-aller en guerre.
Sur mer, de tout malheur Gardez le. Sainte Mère, Mon bon ami de cœur!
Le Landelle, Pierre de la Barbinais (loman)
GII
L'A M ou K
. Les filles sont bien gontes, C'est un vrai miel ; Mais elles sont changeantes Comme le ciel.
Ho ! l'amour, ha ! len laire C'est un vrai miel ; Ho! l'amour, ha! len[ laire, Ça vient du ciel.
Ronde iiorniande. — D'Heri' allt, La fille aux bleuets (lomaa).
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LE MARCHANU D'AMOURS
Allegretto moderato,
lit
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En re.ve.nanl de Guin.gamp tou .jours rou.lant ma
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bou.le
Je reneon.trai trois marchands
en rou-lanf ma
f n r nr
bou.k bou.Iant tou . jowrs comm' je la rou. .le.
En revenant de Guingamp Toujours roulant ma boule Je rencontrai trois marchands En roulant ma boule boulant Toujours comm' je la roule.
Je rencontrai trois marchands Toujours roulant ma bou'e Que portes-tu là, marchand ?
En roulant, etc.
Que portes-tu là, marchand ?
Ce sont des amours que je vends.
Ce sont des amours que je vends.
— Combien les vends-tu le cent ?
Combien les vends-tu le cent?
Je n'ies vends point au cent ;
Je n'Ies vends point au cent.
Je les donne aux pauvres gens.
Je les donne aux pauvres gens, Et aux riches je les vends ;
Et aux riches je les vends ; Je leur tais crédit d'un an
Je leur fais crédit d'un an ; Au bout d'un an de l'argent.
Au bout d'un an de l'argent Sans quoi j'envoie les sergents
Sans quoi j'envoie les sergents Les sergents de Saint-Laurent,
Dérobée qui se danse et se chante au son du biniou à Moncontour à la fête de Saint Mathurin. — Poésies populaires- de la France. Mss. delà Bibl. nat., T. IV. t'' 54U.
GIV
J'AIME ENGOUE MIEUX MA DÉSOLANTE tfragmeht)
Si je ne t'ai point, j'en aurai d'autres, Je m'en irai dans Lille en Flandre Où il y a de si jolies flamandes.
Dans Lille en Flandre^étant'arrivc
Il en voyait des petites et des grandes...
... J'aime encore mieux ma désolante !
l'nys M>>.»3in.
GV
REGRETS {fragment)
— N'est-il pas temps de l'oublier Le beau galant du temps passé ?
— Toujours, toujours, dedans mes chants
J'irai pleurant et regrettant.
E. SouvESTRE, Scènes de la chouannerie.
GVI