‹ Recueil de chansons populaires (volume 2)Chapitre 92 sur 151 · POUR UN BOUQUET DE ROSE · texte numérisé non relu

POUR UN BOUQUET DE ROSE

Sur le bord de la Sei . ne. Me suis la vé les

pieds: D''u . ne feuille de ches.ne iMe les suis es . s

ir J-JJ

feEÉd

E^^3__n^È^^^.ii^|

.ez; Que ne m'a l'on don ne'. Ce . luy que j''ay tant ai . me

Sur le bord de la Ssine Me suis lavé les pieds ; D'une fouille de chesne Me les suis essuyez ; Que ne rna-t-on donné Celuy que j'ay tant aimé !

D'une feuille de chesne Me les suis essuyez ; J'ai entendu la voix D'un rossignol chanter.

Que ne nia-t-on donné Celuy que fay tant aimé!

J'ai entendu la voix D'un rossignol chanter.

Chante, rossignol, chante, Tu as le cœur tant gay.

Que ne m'a-t-on donné Celuy que j'ai tant aimé !

Chante, rossignol, chante, Tu as le cœur tant gay ; Tu as le cœur tant gay Et moi je l'ay navré ; Que ne via-l-on donné Celuy que fay tant aimé !

Tu as le' cœur gay Et moi je l'ai navré ; C'est de mon amy Pierre Qui s'en est en allé ; Que ne m\i-t-on donné Celuy que fay tant aimé !

C'est de mon amy Pierre Qui s'en est en allé ; Je ne lui ay fait chose Qui ait pu le fâcher.

Que ne m\i-t-on donné Celuy que fay tant aimé !

Je ne lui ay fait chose Qui ait pu le fâcher, Hors un bouquet de rose Que je luy rel'usay ; Que ne m'a-t-on donné Celuy que fay tant aimé!

Hors un bouquet de rose Que je luy refusay ;

Au milieu^de la rose Mon cœur est enchaîné ; Que ne nCa-l-on donné Cehnj que j'ay tant aimé !

Au milieu de la rose Mon cœur est enchaîné; N'y a serrurier en France Qui puiss' le déchaîner; Que ne m'a-t-on donné Celuy que fay tant aimé!

N'y a serrurier en France Qui puiss' le déchaîner, Sinon mon amy Pierre Qui en a pris la clef; Que ne m'a-t-on donné Celuy que fay tant aimé!

Bai.lird, Brunettes ou petits airs tendres, T. Il, 1704.

') mm

A bord de la fon tai ne, La bel. le ma don .

^j j ' I j J' J r ■ I r ■ r - I g g ff ^^

.dai ne. Au jo li mois de Mai, La bel.le ma

la la la. Au jo.li mois de Mai, La belle ma. .don.de.

Au bord de la fontaine La belle ma dondaine Au joli mois de mai La belle ma la la la Au joli mois de mai La belle ma do7idé.

Sur la branche du chêne Beau rossignol chantait.

Chante, rossignol, chante.

Si tu as le cœur gai ;

Le mien n'est pas de même, Il est bien affligé.

Pierr', mon ami Pi rre, En guerre s'en est allé

Pour un bouquet de rose Que je lui ai refusé.

Je voudrais que la rose Fût encore au rosier

Et que mon ami Pierre Fût encore à m'airaer.

Bretagne. — Les Français peints par eiLX même*. Paris, 1842.

Andante.

A la clai . re fon (ai . ne don dai.ne ma . don

dai ne Les mains me suis la . ve' don daine ma Ion Ion

da capo al %

ZCC

:rtx

1". Les inains me suis '.3 ve don. daine m^. don. .de.

A la claire fontaine, Dondame, ma dondaine.

Les mains me suis lavé Dondaine, 7na Ion Ion la, l.e? mains me suis lavé Dondaine, ma dondé.

A la feuille d'un chêne Je les ai essuyées.

Sur la plus haute branche Le rossignol chantait.

Chante, rossignol, chante, Toi qui as le cœur gai.

Lo mien n'est pas de même 11 est tort afdigé.

C'est pour mon am> Pierre Qui ne veut plus m'aimer.

Pour un bouton de rose Que je lui ai refusé.

Je voudrais que la rose Fût encore au rosier

Et que mon ami Pierre Fût encore à m'aimer.

Ronde do Sarzoau, Bretagne. — Poésies populaires de la France. Mss. d.- la Bibl. nat.,T. V, f" 567.

-û-ni-i

'àPT^

^^-^-T^-fi

En revenant des rîoces,madondain\i''ètaisbien fa.tiguema

gz^lJ JJ JirpJ-jU^^

don.de^JV.taisbien fa-(i gué,J*'etaisbi(;nf'a tiguê, Au bordd^unefon .

En revenant des noces

Ma dondaine

J'étais bien fatigué

Ma dondé

J'étais bien fatigué.

J'étais bien fatigué.

Au bord d'une fontaine Je me suis arrêté.

En lâtant dans ma poche, Mon couteau m"a blessé.

Mais l'eau était si claire, La main me suis lavé.

A la feuille d'un chêne Je me suis essuyé.

Sur la plus haute branche Le rossignol chantait.

Chante, rossignol, chante, Toi qui as le cœur gai.

Tu as le cœur à rire Moi je l'ai à pleurer.

Pour ma jolie maîtresse Qui ne veut plus m'aimer

Pour un bouton de rose Que je lui refusai.

Plût au ciel que la rose Fût encore au rosier

Et que ma belle maîtresse Fût encore à m'aimer.

Vendée. — Poésies populaires de la France. Mss. de la BibI nat., T. VI, f»i 437.

En revenant de noces,Dig don magdoïKlaine En revenant de

te

no.ces, Dig don mag don don JV.tais bien fa ti.guêe Dig

'-,1 irpap-'^Anrtai^ ne .'"e'îais bien fa .ti.guee Digdon magdondon.

En revenant de noces, Dig don, mag dondaine, En revenant de noces, Dig don, magdondon.

J'étais bien fatiguée, Dig don, mag dondaine.

J'étais bien fatiguée Dig don, mag don don.

Au bord d'une fontaine, Je me suis reposée;

Et l'eau était si claire, Que je m'y suis baignée.

Sur la plus haute branche Le rossignol chantait.

Chante, rossignol, chante, Toi qui as le cœur gai ;

Car moi je ne l'ai guère.

Mon amant m'a quittée.

Pour un bouton de rose Que trop tôt j"ai donné.

Je voudrais que la rose Fût encore au rosier

Et que le rosier même Fût encore à planter.

Et que la terre même Fût encore à piocher

Et que la pioche même Fût encore à forger

Et que mon amant Pierre Fût encore à m'aimer.

Clianson de \\'arloy-BailloQ (Somme), communiqué-^ par M. Henry

Carnoy.

Le même air, avec des parole? peu différentes, était chanté

en 1880 par des soldats eu garnison à Gap.

A la clai.ro fon tsin"' M'en ai lant pro.me

. ner, ,I'ai trou ve' Peau si clair' Que je m'en suis la

F-^^^; •■Ml' ip' i'^ H ^'^^

vee Tra la la la la la h la la la la la la la la la ,

A la claire fontaine M'en allant promener J'ai trouvé l'eau si claire Que je m'en suis lavée; Ira la la la la ta La la la II la la la la la la.

A la plus large feuille Je me suis essuyée ;

Sur la plus haute branche Le rossignol a chanté.

Chantez, vous, rossignol, Qui avez le cœur gai ;

Et moi que mon amant Vient de me délaisser,

Pour un bouton de rose Que je lui ai refusé.

Je voudrais que la rose Soit encore à cueiller

Ou que la jeune fille Soit encore à aimer.

Ardennes. — Poésies populaires de la France. M??, d- la Bibl nat., T. III, f" II.

En re.venanSde Nan tes houppe la houppe la houppe

^^^^^^^^^PF^-^^-^^g^

La la la la En re.venanfde JVan tes Je n)"'trouvai fa ti .

j.|j .ji j ji^JLi:^^

gue Je m°'trouvai fa.ti.gue vou5 voyez Je mi' trouvai fa Ji.Kue,

En revenant de Nantes

Houppe la houppe la houppe la la la la

En revenant de Nantes,

Je m'trouvai fatigué, vous voyez

Je m'trouvai fatigué.

Au bord d'une fontaine Je me suis reposé ;

Et l'eau était si claire

Qu' les pieds me suis lavés.

Avec une feuille de chêne Me les suis essuyés.

Sur la plus haute hranche Le rossignol chantait.

Chante, beau rossignol, Si tu as le cœur gai.

Moi, ce n'est pas de même.

■ Ma maîtress' m'a quitté

Pour un bouquet de rose Que j'iui ai refusé.

Je voudrais que la rose Elle fût sur le rosier

Et que le rosier même Fût encore à planter.

Sancerroiî. — Poésies populaires de la France. Mss. île la Bibl. nat., T. III, f" 14.

zM^

En revenant de noces bala Lon bonbon bon En re.venantdes

noc'^,JVtaisbi8n fadguia ia ia ia ia.rétaistienfatiguiaJ'iBtaisbienfatig-^'ia.

En revenant des noces Ba la bon bon bon bon En revenant des noces J'étais bien fatiguia la, ia, ia, ia J'étais bien fatiguia J'étais bien fatiguia.

Etc., etc.

Confins de la Touraine et du Poitou. —Poésie) f/Oj.ulares de la France. Mss. df la Bibl. nat., T. III, f'» 14.

\ii }^ \\

=ti

la claire

fon

. (ai. ne madon

de, •

Les

mainsrr.esuis la.

—tr-^ tM-^

ve ma don de Les mains me suis la .vé, Les mains me suis la.vè

A la claire fontaine ma dondé Les mains me suis lavé ma dondé Les mains me suis lavé Les mains me suis lavé.

Etc., etc.

AupÉRE, Instructions relatives aux poésies populaires de la France. Paris,

Jy."

Enreve.nant de noc'sJ'e'laisbien fa.ti . guée A la clai.re fon

.|J-J'Jrir-'FM- JJ^ir'^JiJ^i!

ir-j-

* ii *

îain Jemesuis re.po.sée Adieuje pars, mi.gnonne Encore encoreàtaimer.

En revenant de noces J'étais bien fatiguée A la claire fontaine Je me suis reposée.

Adieu, je pars, mignonne Encore, encore, à t'aimer.

Etc., etc.

Environs Je Lorient.

Page 1