‹ Recueil de chansons populaires (volume 4)Chapitre 110 sur 154 · VO · texte numérisé non relu

VO

Pa . mour

De' doun ve' . nés, f'il .

) ^ ir D' p i-r >'Mrp ^

to

Vi . VO f ^a . mour M'^oou ca.va.çnoun oou

y jK j i J . ^ i; J I r ^ .^ ^

Vi . VO

la

vi . VO la

ro « so

M^oou

i ii ^ p T r g M 1 1) "

va çnoao ooa bras Vi.vo la ro.so^ qii Poou.ra.

Dé doun vénès, fîlleto,

Vivo V amour Dé dodn vénès, fîlleto

Vivo Vcmmr ' M*ooù oavagndun oôubrelà'

VivoU'vito latoÉù '

M'oou cavagnoun oou bras Vivo la roso E qu Vooura

N'en vèni deîs arangés Si n'en vourès croumpa ?

S'en pren mîéjo dougèno Senso li leî paga.

La filleto sijplouro Que noun Ty a paga.

Que n'avèç vous, filleto, Que n'en fès que ploura?

Si mette la man en pocho Mille escus y a donna.

Mai siou ben en peno Qu mi lei gardera ?

Douna lei à vouestré pèro Que li vous gardart.

Moun père es un jugaïré Lei mi pourrie juga.

Douna lei à vouestro souorré Que vous lei gardara.

Ma souorré es troou gourmando Groumpariè dé nouga.

Mai iou que siou sagetto Lei mi soouraï garda.

Traduction : D'où venez-vous, fillette ? vive Vamour, — avec votre panier au bras vive la rose, et celui qui Vaura, — Je viens des oranges, si vous voulez en acheter ? — Il en prend demi douzaine sans les lui payer. — La fillette pleure (qu') il ne les lui a pas payées. — Qu'est-ce que vous avez, fillette, que vous ne faites que pleurer ? — Il met la main à la poche, mille écus il lui a donnés. — Mais je suis bien en peine, qui me les gardera ? — Donnez-les à votre père, qui vous les gardera. —

Mon père est un joueur, il pourrait me Jes jouer. — Doijnez-les à votre sœur qui vous les gardera. — Ma sœur est trop gourmande, elle achèterait dxi nougat. —Mais moi qui suis bien sage je 'saurai me les garder.

Provence. — Poésies populaire» de 'ia France. Mbs. de la Bibl. nat., T. III, £•» 234.

^ P 1.^ J'yiT p" p I

Vi . vo Pa .

Oou jar . din da moun pe . ro

lOQp Oou jar . din de moun pe . ro Vi . vo Ta .

«or Un oou ran.gie' Vy a oè . to.bre' nouvembre de' .

^ P rpir.7P irp rpu,- ,ii

îm.bre' Un pou ran.giV Vy a jan . vie fe',vri'e et mars,

bis

Oou Jardm dé moun pèro

Vivo Vamour Un oourangié l'y a Octobre y nouvembre y décembre Un oourangié l'y a Janviéy févrié et mars.

Ount anas vous, fillette,

Emé vooustré pagniè oou. bras?

Vaou cullir^leis aranjés ; Moussu, si vous enjplas ?

S'en pren miézo douzaino Noun leis a pas pagas.

Que pleuras vous, filletto ?

N'en plouri leis aranjés

N'en plouri leis aranjés Leis avés pas pagas. , . ;

Mette la man en boursetto Cent esous y a doimas.

Douna lous à vouostré pèrq Que leis vous gardera.

Moud pèro es capitaino Pagariè les «ourdas ;

Douna lous à vouostros mèro Que leis vous gardera.

Ma mèro a d'aoutrei fillos Pourrie lei marida.

Garda lei, vous, fillelto, Serviran à vous marida.

Provence. — Poésies populaires de la France. Mss. de la Bibl. nal., T. UI, f» 236.

J' } Ji j

Par der. rîèr^ chez mon ' pèr^ Vo . le mon coeur

J J J' J' J' J' J' I J. >J' J- Ji jU

vo . Je Par der.rier^ chez mon pêrc Un o . ran.çer il

y a Un o.ran.çer il ya la la Un o.ran.çer il y a

Par derrièr* chez mon pèr* ) , .

Vole, mon cœur vole, S

Par derrièr* chez mon père Un oranger il y a Un oranger il y a

La la Un oranger il y a.

La beir demande à son père Quand on les cueiliira.

— A la saison, ma fille, Quand la saison sera.

La belle prend une échelle, Un panier h son bras.

Elle s'en va Iqs cueillir Elle cueillit les plus mûres

Elle cueillit les plus mûres' Les vertes elle les laissa.

Elle s'en va les vendre A la foire à Hennebont.

Dans son ohemin reacontre Le fils d'un avocat.

Il m'a demandé ; belle, Belle, qu'avez-vous là ?

Monsieur, c'sont des oranges Ne vous en faut-il pas ?

Il m'en faut trois douzaines Mais l'argent, je ne l'ai pas.

Belle, montez dedans.ina^baiinbre Ma mère vous les p.aierja.

Et quand ell' fut montée De mère il n'y avait pas.

Y avait qu'un p'tit bonhomirie Qui fricassait des poires.

Il l'attrape et l'enibrasse Sur son lit la jeta,

Ah ! que dira ma mère.

Quand elle saura cela ?

Ah ! si c'est une fille, Religieuse elle sera.

Ah ! si c'est un garçon Avocat il sera.

Environ! de LprieiH,

cjcçvm

Page 1