LA CADETTE MARIÉE AVANT L*AINÉE
Voilà le mois de mai
Et ira et ira la la.
Voilà le mois de mai
Il faut marier nos filles [bis).
Laquelle mari'rons-nous ?
La grande ou la petite.
La petit', s'il vous plait, Elle est la plus gentille.
La grand' monte à sa chambre Et se met à pleurer.
Son père monte aussitôt :
Pourquoi pleures-tu, ma fille?
On marie ma p'tit' sœur Et moi je reste fille.
Ne pleur' pas ma fille, On te mariera riche.
Avec six bott's d'oignon Et tra et ira la la, Avec six bott's d'oignon Et deux liards de persil.
Loiret. — Chansob commaniqaée par M. J. Poqnet.
Variante boulonnaUe da dernier coaplet : avec six liard» d oignont et deux liards de pommes cuites.
Voi.cl le mois de Mai, èi lon.lan'.ta ti.re. .fl.re.
Voi.cl le mois de Mai, que donn'rai-Je à ma mie?
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donn'rai-jeé ma mi.e. Que doonVai-Jeâ ma mi.e? Nooslniflan..
Voici le mois de mai.
Et Ion lan la tire lire, Voici le mois de mai, Que flonn*rai'j à ma mie (ter).
Nous lui plant'rons un mai A sa porte jolie.
Quand l'mai s'ra planté Nous domand'rons la fille.
Laquelle demand'rons-nous ?
Est-ce la vieille ou la jeune?
Nous demanderons la jeune, Car c'est la plus jolie.
La vieille monte en haut En faisant des soupirs.
Son père la suivit :
Que vous faut-il, ma fille?
Ma sœur a des amants, Et moi je rcstVai fille.
Oh ! taisez-vous, ma fille.
Nous vous marierons riche
A un marchand d'oignons
Et un marchand d*pommes cuites.
S'en va parmi la ville
En criant : aux pommes cuites!
A quatre pour un sou
C*o$t d'ia bonn' marchandise.
Dai^ny. arrondissement do, S.'dan. — Poês. pop. de la Fronce
M^is. df la Bihie nat., T. VI, N 112.