‹ Recueil de chansons populaires (volume 4)Chapitre 29 sur 154 · ELLE K CHOISI LE \ÏEVX · texte numérisé non relu

ELLE K CHOISI LE \ÏEVX

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A ' la Saint Jean je m'accueU.iis A la Saint Jean je

m*acciieilUs,Jen'y fus (||aQnjour et demi, Allons, ailons,allons,tretons

} Jj J ilJ JJ Jlj Ji J i'IJ j' J ^

Quand je nepuiscou.rir.je vo. le, Quand je ne puis vo.ler je cours.

A la Saint-Jean je m'accueillis * (ftw), Je n'y fus qu'un jour et demi, Allons^ allonSf allons, tretouSf Quand je ne puis courir, je vole. Quand je ne puis voler, je cours.

Je n'y fus qu'un jour et demi, Que mon père m'envoya queri

Par mon frère le plus petit ;

C'était pour me donner mari.

M'en a donné deux à choisi ;

M'a donné le père et le fils. «

Ah 1 devinez lequel je pris ?

Je pris le père, le fils laissis,

Pour un p'tit d'argent qui l'y vis.

Quiau p'tit d'argent fut bétôt mis.

Je voudrais qu'il vint un édit

D'écorcher tous les vieux maris ;

* Je me mis en service, je me gageai.

J'écorch'rais le mien tout en vie, Portr'rais sa peau vendre à Paris, Â deux liards la peau du ohéti !

Enoore^prenez-la à crédit.

V«ndé«. — Poétiei pop. de ta France. Mm. de la Bibl. T. VI, ^« 449.

QutndjVtaiiijffuneel biesKentillfi J'à.vaisduQX aauitsacboi.

m.i:JM-^JMi: }'U\ I -Tl

• Sir, «1>a la, là, la, la, la, la, tra la,la, la, pour ri. .ré

Quand JMtaia jeune et bien gentille (6û), J*avaia deux amants à choisir,

7Vâ la la la la la la

Tra la la la pour rire.

J'avais deux amants à choisir, Savais le père, j^avais le fils.

Ah ! devinex lequel j*ai pris ?

J'ai pris le père, laissé le fils,

Pour quelques sous qu'il en «vit.

Mais quand Taisent eir fut finie :

Je voudrais qu'il vient un avis

Pour <^rp6r ces vieux maris

Pour ^^orgtT le mien aussi ;

J'irais x-^^Jidro sa pwiu à Paris ;

J'aurai? un j<»unc cl hirn pMiliL

¥^rirniK> oe L«rifiiil.

LA MAUMARIÉE

Mon père aos.si m'a ma.ri . e «l'en. tends le moulin ti.que

t«4iae, A on vieillard il m'a don.neVHe'JasmonDiea.est-cecequ'iljne

M J ^ J|j jM^J'U J. J J' É

f)iot?JVDtendsle moulin tique tique ta que «Tentendsle moulin taqueter.

Mon père aussi m'a marié',

f entends le moulin tique taque

A un vieillard il m*a donné-.

Hélas ! mon Dieu est-ce ce qu'il me faut ?

J'entends le moulin tique tique taque

Tentends le moulin taqueter,

U n'a ny maille ny denier

Qu'un seul bâton de vert pommier

De quoi> il m'en bat les cotez.

S'il me bat cor, je m'en iray

Avec ces gentils écoliers ;

Us m'apprendront le jeu d'aimer, •

Le jeu de cartes, le jeu de dez.

Ballard, Rondes à danser, 1724.

4^ j ij

Mon père aussi m'a ma . ri . é

la bel. le foia .

- ge . pe

A un si yi.Iain m'a don.ne', fl en aa.ra, refrain .

il en au.ra, La fou.gè.re grè.ne.ra La bel. le fou.ge.re.

Mon père aussi m'a marié'^

La belle fougère A un si vilain m'a donné*.

Il en aura, il en aura

La fougère grenera

La belle fougère.

A un si vilain m'a donné', Qui n'a ny maille ny denier,

Hors un bâton de verd pommier.

Mais s'il me bat je m'en iray

Avec ces vaillants officiers^

Ils me parleront d'amour,

Ils me parleront d'amour,

La belle fougère Et des maris après souper ; // en aura, il en aura . La fougère grenera

La belle fougère.

BA.LLARD, Bondes à danser, 1724.

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Mon pé • re m'a -ma. .ri . e. J'en. tends la perdrix dani le

'j'}j irt:

-TTpir'iJJ'

ble' A on vieillard point à mo|i gre\entends-toPi6rrol,oh?«lbntendsIâ

J JJ'J'IJ } ^-^--.H^^J -^"Ij^^

cail.4e par.mi la pail.le/«i'entends la' perdrix dan^ le. bië

Mon père m'a mariée J'entends la perdrix dans le blé A un vieillard point à mon gré Entends- tûi Pierrot? oh, !

J'entends la caille

Dans la paille J'entends' la perdrix dans le blé.

A un vieillard point à mon gré ; n va aux foires, aux marchés

Sans jamaisme rien rapporter, Qu'un bâton de vert pommier ; C'est pour me battre et me rouer.

Mais s'il me bat, je m'en irai, Je m'en irai au bois jouer

Avec les jeunes écoliers.

Ils m'apprendront, j' leur apprendrai

Le jeu des cartes aussi des dés.

Vendé'p. — Poésies pop. de la Fr. Mss. T. VI, P»» 456.

Mon pèr'm'ama.ri.e' si mal, D'au. tant que la bar.be lui

bran. . .le

4 un vieil, lard il me don.na;'La

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barbe iuy branle, la barbe lay va, La barbe luybr^in le quand il va,

Mon père m'a marié' si mal D'autant que la barbe lui branle A un vieillard il me donna La barbe luy branle^ la barbe luy va, La barbe luy branle quand il va.

A un vieillard il me donna.

Le soir quand avec moy coucha

Le soir quand avec moy coucha Devinez ce qu'il me donna?

Devinez ce qu'il me donna?

G^est d'un gros pet qu'il m'étrenna

C'est d'un gros pet qu'il m'étrenna; Et puis après rien que cela

Et puis après rien que cela D'autant que la barbe lui branle Mais battu vrayement il sera La barbe luy branle, la barbe luy va, La barbe luy branle quand il va.

BILLARD, Bondes à danser, 1724.

Jfoun per m'a be.la win .iça ./i^ ja jinai§i,vous n'a.vez tant

r J f rrrrr r i jj ^ ^ J i j j r

ri, eoo me la be.la io jei * pri/io vou.iio tant ri.re, ja . .

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mais vous n'a. vez tant ri com.ma io voii.iio ri. . .re

Moun pèr' m'a bêla eun mari Jamais votts n'ave% tant ri Eou me Ta bêla, io l'ei pri, Io vouUo tant rirCy Jamais vous n'avez tant ri Comm' io voulio rire.

Eou me Ta bêla, io Tei pri ;

Quand vinguait la proumera neuit

Ne faguait re ma que dourmi.

Pringuai oune épione, le piquei,

Pringuait sas bravas, s'infugit

Et io mos gounios,le seguei ;

Dedien le jardin Tattrapei,

Dedîen son lit le ramenei ;

Devina ce quo me fagueit?

0 par ma fe nein saubrei gi.

Auvergne. —De hkBonm,Es8ai sur la musique, 1780.

Mon' pé. . re m'a don

ne

on

a. . vo. . - cal:

La pre. mié.re oui .

..te. .p

Qu'a.vec lui cou.cha(<4 •. Oun,opQ«i>j)0,ogya, points

Mon père m'a donnée A un avocat ; La première nuitée Qu'avec luy coucha^ a, a, Oun, ouHf oun, oun^ point.

Il me tourni Tépaule

Et puis s'endorma.

Oh ! mon père, oh 1 mon père

Quel homme est cela, a, a t

Oun, oun, oun, oun, point.

Oh I mon père, oh 1 mon père Quel homme est cela ?

Oh I ma fille, oh ! ma fille Il a des ducats, a, a, Oun, oun, oun, oun, point.

Oh ! mon père, oh 1 mon père Qu'est-ce que cela, a, a?

Oun, oun, oun, oun, point,

BILLARD, Rondes à danser^ 1724.

Mon pèr' m'a mariée A l'âge de quinze ans ; Il m'a donné un homme De quatre-vingt dix ans ; £t moi, pauvre fillette.

Gomment passer mon temps ?

La premier' nuit d'mes noces Avec luij'^i couché, Il me tourna Tépauie Puis après s'endormit.

Et moi pauvre fillette Gomment passer la nuit ?

Le s'cond jour de mes noces Chez mon pèr' j'ai r'tourné :

Bien le bonjour, mon père, Bien le bonjour à vous D' m*avoxr donné un homme Qui ne sait rien du tout.

Prends courage, ma fille, Cest un riche marchand, Il a une maladie Je crois qu'il en mourra, Et tu sVas l'héritière De tout ce qu'il aura. '

Au diable la richesse, Si le plaisir n'y est pas !

J'aimerais mieu^c un homtne A mon contentement Que d'avoir ce bonhomme Avec tout son argent.

Quand je serai morte

Je n'aurai plus besoin d' rien

Qu'une chemise blanche

Et un drap par dessus.

Puis on dira : la belle est morte.

Et on n^en pari'ra plus.

Loiret. — Chanson comm. par M. J. Poqaet.

i) Mon père, un jour, mi marida

S'il avaitf mais il n'a pas A un vieillard il mi donna, Puisqu'il dit qu'il n'a pas De quoi faire de la toile ; S'il avaitf mais il n'a pas Le métier de quoi faire des draps.

A un vieillard il mi doana, Toute la nuit il mi gronda,

Toute la noit il mi gronda ; Jq pris ma jupe et mi leva,

Je pris ma jupe et mi leva

Mon père, quel homme est-ce là ?

Mon père, quel homme est-ce là?

Ma fille, faites-le corna

Ma fille, faites-le coma ;

S'il avaitf mais il n'a pas

Vraiment, mon père^ il l'est déjà.

Puisqu'il dit qu'il na pas

De quoi faire de la toile ;

SHl avaitf mais il n'a pas

Le métier de quoi faire des draps.

Chamonnier de société. Patîs, 1512, in-12.

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