‹ Recueil de chansons populaires (volume 4)Chapitre 59 sur 154 · QUE PORTES-TD DANS TON GIRON · texte numérisé non relu

QUE PORTES-TD DANS TON GIRON

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A P^jis sur le pe.tit pont, Sur Iç horà d^i.oe fonJai

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. oe; Levez belle, vo.tre cotHl.loiiii U est si lonç qu il trai.ne.

A Paris sur le petit poi^ Sur Ifi bord d'wèe fanêaine^ Mon père a fait bâtir maison , Tuton^ ttUoîif tuiaine; Levez belle votre colillon, Il est si long qu'il traîne.

Mon père a fait b&tir maison, Sur le bord d'une fontaine^ Et les charpentiers qui la font^ TutoUf etc..

Et Ub ehairpentiers qui la font ; Sur le bord d'tme fontaine.

Ils m'ont tous demcmdé mon nom, Tuton, etc.

Ils m'ont tous demandé mon nom:

5ttr le bord d'une fontaine, Marguerite^c'est mon vrai nom, TuUnif etc.

Margnerite,o'eBt mon vrai nom; Sur le bord d*une fontaine, Que portes-tu dans ton giron ?

Tuton, etc.

Que portes-tu dans ton giron ?

Sur le bord d'une fontaine. C'est un p&té de trois pigeons, Tuton, etc.

C'est un p&té de trois pigeons ; Assis-toi, nous le mangerons, Tuton, etc.

Ballard, Rondes à danter, 1724.

Mon père a fait bâtir une maison Par quatre-vingts jolis maçons Faime la fillette dondaine .

faime la fillette dondJùn,

Par quatre-vingts Jolis maçons. '

Le plus jeune il est mon mignon.

n m'a demandé mon nom* Marguerite^ c'est mon nom.

Qu'as-tu, belle, dans ton giron?

iO

G*est un pâté do trois pigeons,

Assis-loi là,nûU8 lé mai^gerons.

Elle s*est assis d*un si grand son

Qu'a fait trembler mer et poissons

Et la tour de Gh&telaillon.

Ghareate-Inférieure. ^ Poésies populaires de la France. Mss.

TEB COTILLONS SONT CX)URTS

Aval din lo ribièro

Y echpandount lou velours,

Lou Ty echpandount net et dzour^

Moun païré, que nin pacho,

Trois cavaliers ou dous.

Loons dotus l'oount cbi^udado

Et l'aoùtré ly o dit ré.

Hé^ la, che dit la paouro,

Qu'aï M a Faoutré

Que ne m'adzio ré dit ?

Tprno do nûédza légo Per li dire boundzour.

Boundzour, belo bruneto, Quant vendez îou véiour?

— .Lou vendi chént francs Taouno, Mouchur, n'en voulez* vous?

Qtt'eï .pas de véiour qn4eou voli Qu'eï ma vochtras amours.

Galant, chi m'amour volé Lo te tsal damanda

A moun pure, a ma maïré A moun fraïré l'éïna.

— Bruneto, ché grouïchéto.

— Grand lourdaou dé villadzé A que j'-ou couneïchés vous?

— J'ou counéichi a to mino A ta p&las coulours

Lou davantal t*én levo

Toous coutillous chount courts.

Traduction : Là-bas dans la vallée, — on étend le velours, — ils Ty étendent nuit et jour, — mon père, il passe — trois cavaliers ou deux. -— Les deux l'ont saluée—- et l'autre ne lui a rien dit. — ^ Hélas ! se dit la pauvrette — qu'ai-je fait à l'autre,

— qu'il ne m'a rien dit?— Il revient d'une demilieue — pour lui dire bonjour. — Bonjour, belle brunette, — combien vendez-vous le velours?

— Je le vends cent francs l'aune, — monsieur, en voulez-vous î —' Ce n'est pas de velours que je veux — ce n'est que vos amours. — Galant^ si tu veux mon amour, — il te faut la demander, — à mon père, à ma mère, — ^ à mon frère l'atné. -^ Brutiette, lu es grosse. — Grand lourdaud de village, — à quoi le connaissez-vous ?

— Je le connais à ta mine, — à tes pâles couleurs, — le tablier t'en lève, — tes cotillons sont courts.

Bas Limousin. — Gomm. par M. Q. de Lépinay.

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