QUE PORTES-TD DANS TON GIRON
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A P^jis sur le pe.tit pont, Sur Iç horà d^i.oe fonJai
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. oe; Levez belle, vo.tre cotHl.loiiii U est si lonç qu il trai.ne.
A Paris sur le petit poi^ Sur Ifi bord d'wèe fanêaine^ Mon père a fait bâtir maison , Tuton^ ttUoîif tuiaine; Levez belle votre colillon, Il est si long qu'il traîne.
Mon père a fait b&tir maison, Sur le bord d'une fontaine^ Et les charpentiers qui la font^ TutoUf etc..
Et Ub ehairpentiers qui la font ; Sur le bord d'tme fontaine.
Ils m'ont tous demcmdé mon nom, Tuton, etc.
Ils m'ont tous demandé mon nom:
5ttr le bord d'une fontaine, Marguerite^c'est mon vrai nom, TuUnif etc.
Margnerite,o'eBt mon vrai nom; Sur le bord d*une fontaine, Que portes-tu dans ton giron ?
Tuton, etc.
Que portes-tu dans ton giron ?
Sur le bord d'une fontaine. C'est un p&té de trois pigeons, Tuton, etc.
C'est un p&té de trois pigeons ; Assis-toi, nous le mangerons, Tuton, etc.
Ballard, Rondes à danter, 1724.
Mon père a fait bâtir une maison Par quatre-vingts jolis maçons Faime la fillette dondaine .
faime la fillette dondJùn,
Par quatre-vingts Jolis maçons. '
Le plus jeune il est mon mignon.
n m'a demandé mon nom* Marguerite^ c'est mon nom.
Qu'as-tu, belle, dans ton giron?
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G*est un pâté do trois pigeons,
Assis-loi là,nûU8 lé mai^gerons.
Elle s*est assis d*un si grand son
Qu'a fait trembler mer et poissons
Et la tour de Gh&telaillon.
Ghareate-Inférieure. ^ Poésies populaires de la France. Mss.
TEB COTILLONS SONT CX)URTS
Aval din lo ribièro
Y echpandount lou velours,
Lou Ty echpandount net et dzour^
Moun païré, que nin pacho,
Trois cavaliers ou dous.
Loons dotus l'oount cbi^udado
Et l'aoùtré ly o dit ré.
Hé^ la, che dit la paouro,
Qu'aï M a Faoutré
Que ne m'adzio ré dit ?
Tprno do nûédza légo Per li dire boundzour.
Boundzour, belo bruneto, Quant vendez îou véiour?
— .Lou vendi chént francs Taouno, Mouchur, n'en voulez* vous?
Qtt'eï .pas de véiour qn4eou voli Qu'eï ma vochtras amours.
Galant, chi m'amour volé Lo te tsal damanda
A moun pure, a ma maïré A moun fraïré l'éïna.
— Bruneto, ché grouïchéto.
— Grand lourdaou dé villadzé A que j'-ou couneïchés vous?
— J'ou counéichi a to mino A ta p&las coulours
Lou davantal t*én levo
Toous coutillous chount courts.
Traduction : Là-bas dans la vallée, — on étend le velours, — ils Ty étendent nuit et jour, — mon père, il passe — trois cavaliers ou deux. -— Les deux l'ont saluée—- et l'autre ne lui a rien dit. — ^ Hélas ! se dit la pauvrette — qu'ai-je fait à l'autre,
— qu'il ne m'a rien dit?— Il revient d'une demilieue — pour lui dire bonjour. — Bonjour, belle brunette, — combien vendez-vous le velours?
— Je le vends cent francs l'aune, — monsieur, en voulez-vous î —' Ce n'est pas de velours que je veux — ce n'est que vos amours. — Galant^ si tu veux mon amour, — il te faut la demander, — à mon père, à ma mère, — ^ à mon frère l'atné. -^ Brutiette, lu es grosse. — Grand lourdaud de village, — à quoi le connaissez-vous ?
— Je le connais à ta mine, — à tes pâles couleurs, — le tablier t'en lève, — tes cotillons sont courts.
Bas Limousin. — Gomm. par M. Q. de Lépinay.