‹ Recueil de chansons populaires (volume 4)Chapitre 63 sur 154 · LE PETIT MOINE GORDEUER · texte numérisé non relu

LE PETIT MOINE GORDEUER

L'autre jour chez mon père

Il y est arrivé

Un petit moine cordelier

Qui était tout crotté.

Il secouait sa robe, sa robe.

Il secouait, secouait

Sa robe tant qu'il pouvait.

Où le logerons-nous ?

Dedans notre grenier.

— - Le moine s'est écrié :

Les rats vont me manger !

/( secouait sa robe, sa- robe, Il secouait, secouait Sa robe tant quHl pouvait.

Où le logerons-nous ?

Dessus notre escalier.

— Le moine s'est écrié :

Je vais dégringoler!

// secouait sa robe, sa robe,

Il secot^ait, secouait

Sa robe tant qu'il pouvait.

Où te logerons-nous ?

Dedans notre cellier.

— Le moine s'est écrié :

Le vin, (var. : le cidre) va me noyer !

Il secouait sa robe, sa robe,

Il secouait, secouait

Sa robe tant qu*il pouvait.

Où le logevottg^ocRB»''?

Dedans notm kffw

— Le moine s'est-éertéc Le feu va me brûlée! •

Il secmuiii sa robe^ sa robe^

Il técouaitf secouait

Sa robe tant qu^il pouvait.

Où le logerons-noué ?

Dans le grand lit carré *

— Le moine s*e8t écrié :

G*est ce qu*il me fallait !

// secouait f ta ¥(ibe^ sa robe^

Il secouait, secouait

Sa robetitni qu'it pouvait

Ronde de la Bretagne. — Pùéêiet pop, de la France, Mss. de li

Bibl. nat.. t. IV, !*• 308.

LA FILLE AU COUVENT DES lft>lNBS

Là-haut, dans ce couvent, ^1 II y a-t-un moine blanc

Et puis dans sa chambrette Un* fiir de quinz' à <iix-huit ans.

A la messe il est allé,

La fillette il a laissée.

Elle en a pris la botte à Tencre

S'en est frotté ses belles temples.

Et des temples jusqu'au menton Et du menton jusqu'au front Elle a frotté sa belle gorge Croyant qu' c'était de l'eau de rose.

* YarioHte : G la 6Ue de l'hàté ! (e*est-à-dire : arec la fille la maifon).

Quand le motéeil est venu,

Il a crié : Kolàr Jésofe !

Accointe!? loue; inee frères, enseâible,

J'ai'i» griand diable dabs ma chambre.

Toas.l^s moines», ils. sont venus, Un pied (:!l|suas9é et Ifauti^ nu ; Un por^H Tétole, l'autre Teau bénite Pour co^ur^ cette petite.

Frères, frèr^^ ne me conjurez pSiS, Je suis fille,, n'en doutez pas, Voici deux mois où six semaines Que je couche avec ce bon mouêne.

Frère, frère, qu'as-tu fait là?

Tu seras battu, n'en doute pas, Tu recevras la discipline De tout le long de ton échine.

Frappez, frères, frappez fort.

Frappez toujours, frappez encore, Souvenez-vtnis que la pareille Vous pend à chacun à l'oreille.

Chanson commaniqaée par M. G. d« Lépinaj.

Pour aller chanter Matines Laissons dormir Jacqueline.

Jacqueline S'étant levée Elle prit la bouteille d'encre.

Elle s'en lava les tempes

Elle s'en lava lo front

Elle s'en lava la gorge

Croyant qu' c'était d' Teau de rose.

Quand lé moine fut revenu

Il alluma la chandelle

Pour envisager sa belle.

Courez tous, mes frères, ensemble

Le grand diable est dans ma chambre;

Apportez la croix^ la bannière Pour conjurer cette bâte.

Les moines y ont tous couru Hti p'ed chaussé et l'autre nu.

Mes frères, n'y conjurez point Je suis fille dé grand bien ; J'ai passé ma quarantaine Avec ce ribaud dé moine.

Ah ! va, frère Nicolas, Le père gardien le saura ; Tu auras là discipline Pour l'amour dé Jacqueline.

Pays Messin

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