LE FANTOME
Qaien .pie. cot^ veux- tu sça .voir, U.ne si tar.ribe his .
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..toi.re^Ce fbl a.vant hier au soir. Que mV.. ri .vil cette af retrain.
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.fai.re; Quien mor^gue quien, si * tu sça .vois. Pour moi je
crois que ten mour. rois ^-.D\.ne- fray..ettr .mor. tel. .^le.
• ■*■■' . , Quien, Pierrot, veux-tu sçavoir.
Une si tarrible histoire.
Ce fut avant-hier au soir,
Qui m'arrivit cette affaire.
Quien, morgue, quien j si tu sçavois^
Pour moi, je crois que t'en mourrois.
D'une frayeur mortelle.
J'âHisr 'droit j après soupcir.
Pour passer )a liuît sèr l'harbe ; C'ôtbîî potA» y mieux garder Les ëledë qui' étdient en ^Jarbe.
J'étois, je ne sçai comment ; De dottnir j'eus grosse envié ; De retourner' j^rômj^tement Il me vinit en Tontaisie.
Sans brît, tout de go J*entris Dedans noiite naasonnette ; Aussitôt je m'approcbis Tout doux de noute couchette.
Noute femme atoit au lit,
Je n'avions point de chandelle,
J'avisis un gros asprit
Tout du long couché près d'elle.
Je cryis saisi dWroi Gomme un couchon qu'on égorge :
A moi, mes voisins, 1^ moi, Ma maison d'esprits regorge!
Je m'enfouis dans un coin.
Fiché contre la muraille Et j'avisy de bien loin Tout gros comme une futaille.
A la parfînfil sortit Tout fin blanc comme une torche ; J'acoutis tout ce qu'il dit, . D!une lorgâette d'app^che.
Quand fut loin l'asprit subtil Dis-je à noute minagère : ^ .
Va-t7en bj^ttre Je fusil»
Qu'on cherche Ûvéëita, lumière.
AU* qui h'avôît rien sàntu' Dîsoit qvte j'éftôîs yVrdgiiô ; Çtanpandaât je-' n'avbis M ' Dtinhui avëêif ije liarisônnié. '
Faut qii'fd% 4^ ge^. bi^ n^échants De venir de l'oatce iiM^|i4e • .
Faire peur aux f^uivreii g^e Et pifl aprèfi qpi.fof^ les gran<)e.
J*ai juré ({uand y v^uAi^ Pis qu'allp y rail)e son ^mme De fouir et la laisser là A la marei du faiitpine.
CUofoo tomi-popolaire. — Salum» l4» Jk>9ldêê à dàiuer, 1724.
LA ROBB pu MOME
Un pauvre moine Qui s'appelait Nicolas Qui allait voir la dame La dame d'un avocat.
Elle lui a dit: papa JHQolas»
Venez demain k hi;iit heufç^ Mon mari. n'y. seffi pas. .
Le pauvre moine
A huit heures il s'en va
Trouver la jolie d^ë
La dame de ravocat.
Elle lui a dit : papa IÇoolas,
Montez là-haut dans ma ehambre
Je vous suivrai |>as à pas.
Le pauvre mpine
Dansja chambre il nipnta; La belle jolie dame Le suivait pas à pas.
Elle lui a dit; ptyia Niçdas»
Doi^nez-moi vçitre robe Car,^ ,î^9Hs embar^ni^^fi.
Le paavTQ moine
Sa robe il J^l |U^Q&*
La belle Jolie dame
Dansiw ppfppç l'çnfjBPma.
Elle lui a dit : papa Nicolas,
Allez vçir À ]4 porj^
Si mon xçftfsi^ie vj^.pas.
Le pauvre mbifiè A la porte il s'éû va ; La belle joUe dsme Dans' la rué Tenifenna.
Elle \m a<dit i- papft DSooliat, Compt^^ tes fdoui im Ifa fMoite, Je y m, pomi^r vos duciiti.
Au nvoi|iS| xnÂdç^et Rendez-moi mon babit^ Haliii de nvoiae Ne peut pas vouib servir.
Elle iiil a dit : papaNioolaSf Je hà ife&ai teradpe en noir Mon macii s'en servira^
Mon Dieu I madame, Renéêz«4noî th6n>%ènt Que jf'àblièlié unis rdbé ' ''" Pour entrer iau criuvent.
Elle lui a dit; papa ^Hoolas, Nous ferons bonne bombahpe Tant qnéTargent durera.
Au cofivefit il J'en va Ctonter aux ai(très moîi;iei8 L%igtoit^^ue voilà.
Ils. lui ont dit : papa NiGola§, Que le diable emporté Gellâ^tti ^voun à joué ee tour là.
PRIS AtJ PIÈCE
Gamaradéy motiti yé({î, Ghouï éichi pé^ t'avértiy Tu t'en vas, a lo ^vpuriuMio Et to feDAio ,chén . divertit En â*un aoutré camarade Que n'eî pas bi^n ioang d'éichi.
Dzamaîiéon Jou eréîMÎ ' Mas quand iébu Jou vé&a!.
Véti' uà dzdur à moun hôubhtal, Ghi iéoujou té foou pas véîré
Diras que chou! un fadarJ
Lou mechtré d4 l!ho.U0htàl Régardo per l'eirial ; No vi véni rapubû nég^o * Que n'en eourio lou g^op ; De perdedzou chô ôhoutancr N'en pourtavp un bel dzigot,
Raoubo négro n'é! entra, Ghur lo taoulo, lo poo^i^a^i Avijo, av^o, Morgonto, Que degun ne m*adzioti ; Ne voli pas di disputo Entré iéou et toun m^rl.
Moun mari n'é cha ieji pas, Ma per d'amitrée recfaipoui^di pas; Moun mari n'â[ o Ip vi^o En del ftoumadziât en de! ,po Et leï no per cho dzoûmado Quancf roij^i qùéchio ooum* un fol.
Lou meohiré dé lliousial.
N'en vé, tuohf al pourtal :
Drébo, drébo, Margorito, Faï m'oco, un paou lechtoment, Mé chouî ooublida ma cordo Per pourta doous eiohierments.
N^ecbpottffîdivo * eovm* miàMn Véné veïré, mao^ VÈ|iii)«9, Lou belTftt apprivo^at Que n'aî ^té dzôu inb {(améta Per avant choulél lova.
Bravé rat apprivoisât Tu eiras eiffbutraillat ** ; léou t'en foutraî-'perias cochtas Per las cochtas, péou oouchtas; Pacharas per lo feneohtro»
Dé dzigôt tâichtàtab "pié.
Traduction fOiteiairade, mon voisin, — ^ suis ici pour t'averfir ; — t^ t*eh vas à lîtt^ou™e — et ta femme se divertit -^ kvèc ÙÀ %^tre^èiii^arade ^ qui n'est pas tôéh loin i'wL -^Jkiàiiié je ne le croirai — que quàâid jjë le ^VraS. -^ Viens un jour à la maison, ^ lBÎ}ë Vie të le fKië^as voir,
— tu diras que je suis un fou. — Le mattre de la maison — r^inle h travers la ^a^ure ; — il a vu venir robe noire -- qui cpUrait m galop ; —jàe pardessous sa doutane — il pof'jtàyâ^ un gros gigot. — Ilîobe noire est entré, — sur la table Ta posé : -^ regarde^ i^egarde, lifarguerite, — que pèlnBoime be nt'aït tu^ —je ne veux pas de dispute —entre moi et ton mari. — Mon mari n*y est «pasi i— ;mai8 pour d'totres je n'en réponds pa9. — . Mon mari est à la vigne — avec du fromp^e et du j^ain. — : Il e^n a pour sa journée, — - qiiaÀd il rongerait édâihie un fou.
— Le maître de là matedn — vtëkt, frappe au portail ; — duVw, buVre, tttki^erite, — fais-moi ça un peu lestement, —j'ai opblié ma corde —pour porter des saropents. -r*i}uandle mattre est rentré, — iljuraitcommQuncbat: — ' venez voir, mes voisines, — le beau rat apprivoisé, — je l'ai pris sous ma panière — avant le soleil levé. — Joli reX cq^privotsé -« tu se*
* Behpouffida se dit du chat en colère ^tii &it Jjf)^ ffè, ** ^t/fott^natZIa siffniÇe battre qâelqn^nn à eon^ï d« poiaff, à •oapi de b&ÎMt ^ M 'dèelârant sm kaMtd.
ras batta ; —Je t'en f... sar les côtes, -- sur les côtes .et les isôtés^ -i- tu passeras parla fenêtre, — tu ne tàteras pas de gigot.
Bai Limootin. — Chanson cominoniqoée par M. O. de Lépinaj.