Recueil de chansons populaires
La mélodie de cette chanson telle que la donnent les Mém. de la soc. (Patch, lorr. est exactement la même que celle de Ballard (1711) reproduite dans le T. I de notre Recueil, p. 1. version a, sauf que la dernière note est un la dans Ballard et un sol dans la version notée en Lorraine. Nous croyons que c'est avec intention que Ballaru n'a pas terminé dans le ton.
Près dnn ruis-seau dans le val -Ion, La ver-dril-
Ion
la
ver-dril -
le,
Tl é - toit
- ne jeu -
ne
JN
-*< — ^ [ Uj
fil - le, ver-dril-lon, ver-dril-let-te, verdrille, Qui von
-loit
prendr' un pa-pil-lon, La ver-dril- let -te, la ver-dril-lon.
Près d'un ruisseau dans le vallon La verdrillon, la verdrille, 11 étoit une jeune fille Verdrillon, verdrillette, verdrille, Qui vouloit prendre un papillon La verdrillette, la verdrillon.
Qui vouloit prendre un papillon
La verdrillon. la verdrille.
La v'ià qui court et qui sautille
Verdrillon, verdrillette, verdrille,
Faisant voler son cotillon
La verdrillette, la verdrillon.
Faisant voler son cotillon
La verdrillon, la verdrille, Dans le jonc son pied s'entortille Verdrillon, verdrillette, verdrille.
Et la v'ià dans l'eau tout d' son long La verdrillette, la verdrillon.
Et la v'ià dans l'eau tout d' son long La verdrillon, la verdrille, A son secours vint un bon drille Verdrillon, verdrillette. verdrille, Qui la r'pèchit comme un poisson La verdrillette, la verdrillon.
Qui la r'pècliit comme un poisson La verdrillon, la verdrille.
Reconnaissante autant qu' gentille Verdrillon, verdrillette, verdrille, EU' l'en r'mercie à la maison La verdrillette, la verdrillon.
Cette chanson se trouve dans une comédie : Les ensorcelés ou Jeannoi et Jeonm tli .
parodie dis Surprises de V amour, par Mme Favori et Messieurs Quérin <t H
représentée pour la première fois par les comédiens italiens du Koi, le 1er Sep 1757. — C'est évidemment une chanson populaire remaniée.
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Quanti je -tais chez mon père, pe - ti - te Jean-ne-
ton, m'en voit à la fon-taine, oh! Verdin, ver-dil lell1, pour
-y — tr-
cueil-lir le cres-son, ver-dil - lett' oh ! ver-dil - Ion,
oh! verdin, verdin. ver-dil-let-te, verdil-letf oh! verdil-lon.
Comm' j'étais chez mon père.
Petite Jeanneton, M'envoit à la fontaine Oh! verdin verdillette, Pour cueillir le cresson Verdillette oh! verdillon, Oh! verdin, verdin, verdillette, Verdillette oh! verdillon.
La fontaine était creuse Coulée je suis au fond.
Par ici-t-il lui passe
Trois jeunes gentils garçons.
— Que faites-vous, la belle, Cueillez-vous le cresson''
— Nenni, nenni, messieurs, Coulée je suis au fond.
— Que nous donnerez-vous, la belle, Nous vous retirerons?
— Tirez, tirez, messieurs, Après ça nous verrons.
Quand la belle fut tirée EU' chanta une chanson.
— Ce n'est point ça, la belle, Que nous vous demandons.
Voire petit cœur, mignonne, Savoir si nous l'aurons.
— Mon petit cœur, messieurs, N'est point à l'abandon.
Mon pèr' l'a promis
A un garçon d' Tournon
Qui mange bien la soupe El boit bien le bouillon.
Contins de la Tonraine, du Poiton et du Berry. la B. N., t. III f« 36.
Vois. y/c//. ilt lu France. Mss de
Allegro moderato.
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Lorsque j'é-tais pe - ti - te, seu-lett' à la mai -
son, On in'en-voy - ait sou-vent pour cueillir du cres -
son, Verdu-ron, verduri - ne t-te, Pour cueillir du cres-son.
Lorsque j'étais petite, seulette à la maison
un m'envoyait souvenl pour cueillir du cresson
I erduron, verdurinette, pour cueillir du cresson.
La fontaine était creuse, je suis tombée au fond.
Sur le chemin passent trois cavaliers barons.
Que donn'rez-vous, la belle, pour vous tirer du l'ond?
Ah! tirez moi, dit-elle, et puis nous marchand'rons.
Quand la belle fut tirée, s'en fut à la maison;
Met la tête en fenêtre et chante une chanson.
Ce n'est pas ça, la belle, que nous vous demandons.
C'est vos amours, la belle, si nous les méritons.
De mes amours, dit-elle, nous vous en fricasserons
Dans une poêle à chàtaign's qui n'aura pas de fond.
En revenant de foire, songez à ma chanson.
Nivbbhais. Champfleury et Weckerlin, Chana. pop. des prov. de France, p. 12:5.
Quand j'é-tais pe-ti-te, quand j'é-tais pe-ti- te, petit' a
la ti - ti la-ri-ti ton-ton la-ri-ton Peti-t'à la mai-son.
Quand j'étais petite [bis) Petite à la titi lariti
Tonton lariton Petite à la maison.
On m'envoyait à l'herbe,
A l'herbe titi etc.
A l'herbe et au cresson.
La fontaine était pleine J' suis coulée au fond.
Par là vient à passer Trois cavaliers bretons.
— Combien nous donn'rez-vous Et nous vous tirerons *?
Scaêr (Finistère). Communication àe M. K. Guichoox.
— Tirez, tirez, dit-elle, Et après nous verrons.
Un' fois la belle tirée EU' court à la maison.
Elle ouvre sa fenêtre Compose une chanson.
— Mon petit cœur, dit-elle, N'est pas pour des Bretons,
Mais pour des gens de guerre Qui ont de la titi lariti
Tonton lariton De la barbe au menton.
Jq*
Quand j é-lais chez mon pè-re,
-J=Sr-
li la— ri— li , Ion ton la-ri-ton pe-lile à la mai-son.
Quand j étais chez mon père bis Petite à la . . . titi lariti, tonton lariton Petite à la maison.
On m'envoyait à l'herbe (bis)
J'allais cueillir . . . titi lariti, tonton lariton J'allais cueillir le jonc.
En cueillant la joncée bis
Je suis coulée . . . titi lariti, tonton lariton
Je suis coulée au fond.
Par le grand chemin passent bis
Trois cavaliers . . . titi lariti, tonton lariton
Trois cavaliers gascons.
Ils m'ont demandé, belle, (bis)
Péchez vous du . . . titi lariti, tonton lariton
Péchez vous du poisson ?
— Comment en pécherais-je bis
Je suis coulée . . . titi lariti, tonton lariton Je suis coulée au fond !
— Que donneriez-vous, belle, (bis)
Nous vous reti . . . titi lariti, tonton lariton Nous vous retirerions.
— Tirez toujours, dit-elle, (bis)
Puis après nous . . . titi lariti. tonton lariton l'uis après nous % errons.
Quand la belf fut tirée (bis)
Chanta une . . . titi lariti, tonton lariton
Chanta une chanson.
— Ce n'est pas ça, la belle, (bis)
Que nous vous de . . . titi lariti, tonton lariton Que nous vous demandons.
C'est votre cœur en gage (bis)
Savoir si nous . . . titi lariti, tonton lariton
Savoir si nous l'aurons.
— Mon petit cœur en gage (bis)
N'est point pour des . . . titi lariti, tonton lariton N'est point pour des Gascons.
C'est pour ce gens de guerre (bis)
Qu'ont la barbe au . . . titi lariti, tonton lariton
Qu'ont la barbe au menton.
Morbihan. Chanson recueillie par M. Denis du Désert.
Moderato.
Quand j'é-tais chez mon pè-re, quand j'étais chez mon
pè - re, pe - tit'
la
ti - ti la - ri - ti, ton ton
la - ri - ton , pe - tit' à
la
mai - son.
Quand j'étais chez mon père (bis) Ils m'ont demandé: belle,
Petite à la titi, lariti, Péchez-vous du poisson?
ton ton lariton . . . . -
— Comment en pecherai-je :
Je suis coulée au fond.
Petite à la maison.
On m'envoyait à l'herbe Pour cueillir le jonc.
La fontaine était basse Je suis coulée au fond.
Par le grand chemin passent Trois cavaliers barons.
— Que donneriez-vous, belle, Nous vous en tirerions?
— Tirez toujours, dit-elle, Après cela nous verrons.
Quand la belle fut tirée S'en court à la maison,
Se mit a la fenêtre Compose une chanson.
— Mon petit cœur en gage N'est pas pour des poltrons.
— Ce n'est pas cela, la belle, C'est pour un homme de guerre Que nous vous demandons. Qu'a la barbe au menton,
C'est votre cœur en gage Savoir si nous l'aurons.
La croix sur la poitrine L'épée au ceinturon.
Loudéac (Côtes du Nord). Chanson recueillie par M. Rousselot. — Poés.pop. de la France. Mss. de la B. N., t. III f« 41 et t. V f<" 206.
Quand j'é - tais chez mon pè-re, di - gue don
don,
Quand j'é - tais chez mon pè-re , di - gue don
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don, pe-tit' à la mai-son, digue don ma don daine, pe -