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tit'
la mai - son , di - eue don ma don don.
Quand j'étais chez mon père Petit' à la maison
Dîguedondon. Diguedon ma dondaine
Quand j'étais chez mon père Petit' à la maison
Diguedondon Diguedon ma dondon.
Les paroles sont les mêmes que dans la chanson précédente.
Loudéac, (Cotes du Nord). Chanson recueillie en 1S55 par M. Rousselot. — Pots, pop. de la France. Mss. de la B. N. t. V, f«* 206.
Com - me je- tais pe - ti - te, Pe - tit' à la mai-
son , Pe - tit' à la mai - son ,
On m'envoy-ait à
l'herbe, Jal-lais cueillir du jonc.
Vi-ve l'impé-ra-
tri - ce, Vi-ve Na-po - lé - on.
Comme j'étais petite Petit' à la maison, bis On m'envoyait à l'herbe J'allais cueillir du jonc Vive l'impératrice, Vive Napoléon.
La fontaine était claire Je suis coulée au fond.
Par là viennent à passer Trois fort jolis garçons.
Vive l'impératrice, Vive Napoléon.
— Que nous donnerez-vous, belle, Et nous vous retirerons?
— Tirez, tirez, dit-elle,
Après ça nous verrons. Vive etc.
Quand la bell' fut tirée S'en court à la maison.
Elle se met en fenêtre Chanter une chanson. Vive etc.
— Ce n'est point ça, la belle.
Que nous vous demandons, Vot' petit cœur en gage
Savoir si nous l'aurons. Vive etc.
— Mon petit cœur en gage N'est pas pour des poltrons, Mais pour des gens de guerre
Qui ont barbe au menton, Vive etc.
Qui montent de vergue en vergue
Jusqu'au mât d'artimont,
Avec une grosse culotte
Toute remplie de goudron. Vive etc.
Environs de Brest. Communication de M. L. F. Su vl .
Allegro moderato.
Quand j'é riais chez- mon pè - re, Pe - lit' à la mai-
son, Pe - tit' à la mai - son,
J'ai - lais à
la ri-viè-re, vi-vent le roi, la rei-ne, pour y cueil-
lir du jonc
Vi - \e le roi Bour-bon.
Quand j'étais chez mon père,
Petite à la maison, (bis) J'allais à la rivière, vivent le roi, la reine. Pour y cueillir du jonc, vive le roi Bourbon.
La rivière était basse,
Je suis tombée-z-au fond, (bis)
Par le grand chemin passent, vivent le roi, la reine.
Cavaliers et barons, vive le roi Bourbon.
— Que donnerez-vous, belle, Nous vous retirerons? (bis)
— Retirez-moi, dit-elle, vivent le roi, la reine: Après ça nous verrons, vive le roi Bourbon.
Quand ell" fut tirée
Chanta z une chanson, (bis)
— Ce n'est pas ça, la belle, vivent le roi, la renie. Que nous vous demandons, vive le roi Bourbon.
C'est votre cœur en gage Qu'aujourd'hui nous voulons, (bis)
— Mon petit cœur, dit-elle, vivent le roi, la reine, N'est point pour des fripons, vive le roi Bourbon.
Mon petit cœur, dit-elle.
N'est point pour des fripons bie
Mais pour des gens de guerre, vivent le roi. la reine,
Qu'ont la barbe au menton, vive le roi Bourbon.
Hennés (111e et Vilaine). L. Decombe, Citons. i>op. d' lllc et Vilaine, 1884, p. 168.
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Mon pur ni envoie là 1 her-be et ma nier au cres-
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son; Je n'y trou-vai pas d'her-be; j'y cueilla du cresson
Ira la la la la la la la la la la la la la la la la la.
îMon pèr' m'envoie-t-à l'herbe Et ma mèr' au cresson ; Je n'y trouvai pas d'herbe, J'y cueilla du cresson Tra la la la la la la la la La la la la la la la la la.
La fontaine était creuse Tombée je suis au fond.
Par là \ int à passer Trois fort jolis garçons.
Que nous donn'rez-vous, belle, Nous vous retirerons?
Quand je serai dehors Nous en deviserons.
— Ce n'est pas ça, la belle, Que nous vous demandons.
('/est \otre pucelage Savoir si nous l'aurons.
— Mon pucelage, dit-elle, N'est pas pour ces garçons.
C'est pour mon amant Pierre Qui est là-bas dans ce fond
Qui souffre, qui endure La pluie et les gréions.
— C'est pas affaire, aux filles D'aller voir les garçons.
Mais c'est affaire aux filles De balayer la maison.
Quand la belle fut dehors Commence une chanson.
Quand la maison est propre Les amoureux y vont.
3Iais quand ell' n'est point propre Au diable niche torchon ?)
Ils entront par douzaine Ils sorlont par quart ron.
Koude de Thilay, lArdennes) recueillie par M. Nozot. — Pots. pop. de la France, yia. de la N., t. VI, fet 116.
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Quand
j'é-tais chez mon pè
-re, Quand j'é-tais chez mon
-? fe \ N-^h-
pè - re ,
Pe-ti-te et jeune é - tions
1 4 « — *P— ^ — j^ , don dai ne, don,
Pc - ti - te et jeun' é - tions, don - dai - ne.
Quand j'étais chez mon père (bis)
Petite et jeune étions, [Var: Petite Jeannelon)
Dondaine, don, Petite et jeune étions,
Dondaine.
M'envoi'-t-à la fontaine
Pour pécher du poisson, Dondaine elc.
La fontaine est profonde
J'me suis coulée au fond, Dondaine etc.
Par ici-t-il y passe
Trois cavaliers barons, Dondaine elc.
— Que donneriez-vous, belle,
Qui vous tir'rait du fond? Dondaine elc.
— Tirez, tirez, dit-elle,
Après ça nous verrons. Dondaine etc.
Quand la bell' fut lirée
S'en fut à la maison, Dondaine etc.
S'assit sur la fenêtre,
Compose une chanson. Dondaine etc.
— Ce n'est pas ça, la belle,
Oue nous vous demandons, Dondaine etc.
C'est votre cœur en gage,
Savoir si nous l'aurons, Dondaine etc.
— Mon petit cœur en gage,
N'est pas pour un baron, Dondaine etc.
Ma mère me le garde
Pour mon joli mignon, Dondaine etc.
Chanson du Canada. E. Gaghoh, Chans. pop. du Canada, 1880, p. 71.
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Quand je -tais chez mon pè-re, Pe - ti - te Jeanne-
ton.
glin, glan, glon,
M'en-voi" - t" - à la fon-
tai-ne Pour em-plir mon cruchon, la bibour-noise, Sont-c'des
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pois, des pois, des fèvs des fèv's et d'I'o-gnon? N'y a-t-i
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pas de la glin glan glon? Bon, bon, bon, bon, bon,
bon, Da-ril-lon, d;
ril - Ion, da - ril - Ion Obi
la
gar - ga - ran - çon bi - bour-noi - se, bon, bon.
taisons le saut de la gar- ga- rançon bi-bour-nui
Quand j'étais chez mon père, Petite Jeanneton, La glin, glan, glon
M'envoi'-t-à la fontaine
Pour emplir mon cruchon
La bibournoise,
Sont-cc des pois, des pois,
Des fèv's, des fèv's et a" l'ognon ?
N'y a-t-i pas de la glin glan glon ?
Bon, bon, bon, bon, bon, bon, Durillon, durillon, durillon, Oh! lu gargarançon bibournoise,
Bon bon faisons le saut De la gargarançon bibournoise.
Mêmes paroles que dans la version précédente.
Canada. E. G^gnon, Chans. pop. du Canada, 1880, p. 74.
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Quand je -lais chez mon pè - re , gai, vi-ve le
roi! Quand j'é - lais chez mon pè - re, gai, vi-ve le
zU-t-f:
roi! — Pe-ti-le Jean-ne-ton, vi-ve le roi de la rei-
A r - . i . r T— fr
gg^gSËjÉi^gE=pg|^|
ne, Pe-ti-te Jean-ne-ton vi-ve Na-po-lé - on.
Quand j'étais chez mon père,) . .
Gai, vive le roi! j
Petite Jeanneton Vive le roi de la reine Petite Jeanneton
Vive Napoléon.
Mêmes paroles que dans la version ci-dessus.
Canada. K. Gagnon, Chans. pop. iln Canada, 18>0, j). "<>
Gaiement.
Quand j'é - tais chez mon pè-re, Pe-ti-te Jeanne-ton,
J'al-lais à la fon - (ai - ne Pour cueillir du cres-son.
— N ,\ N-r- IN N- Sx . 1 — |— \
Tant dormir, tant dormir, bel-le. Tant dormir n'est pas bon.
Quand j'étais chez mon père,
Petite Jeanneton,
J'allais à la fontaine
Pour cueillir du cresson.
Tant dormir, tant dormir, belle,
Tant dormir n'est pas bon.
La fontaine est profonde Mon pied glissa-t-au fond.
Par le chemin passèrent, Trois cavaliers barons :
— Tirez, tirez, dit-elle.
Après ça nous verrons.
Quand la belle fut tirée EH' leur dit Un' chanson.
— Ce n'est pas là, la belle, Ce que nous demandons.
Ce sont vos amourettes Si nous les méritons.
— Des amourettes, dit-elle, Nous vous en fricass'rons,
— Que donneriez-vous, belle, Dans la poêle à châtaignes Que nous vous tinssions1? Qui n'aura pas de fond.
Saintonge et Poitou. Bcjeald, Chants de VOitest, t. I, p. 92.
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Quan
i j'é- tais chez mon pè-re, Gai, vi-ve la loi, pe-
ti - te Jean - ne -
ton,
Vi-ve la loi, gai, gai, pe-
te Jean-ne-ton, Vi-ve la loi, gai, gai, pe-
ti - te Jean - ne - ton , Yi - ve Na - po - lé - on!
Quand j'étais chez mon père,
Gai! vive la loi
Petite Jeanneton } . .
.,. . , . . . ) ois l ire la loi, gai, gai, J
Petite Jeanneton
Vive Napoléon.
Aunis. J. Bljeaud, Chants de l'Ouest, t. I, p. 93.
Quand j'é-tais chez mon pè-re, Pe-ti-te Jean - ne-ton ,
P^rTff=C=H^E5=r-c t t\i m
J'ai -lais à la fon-tai- ne Pour cueillir du cresson.
A bas les roy- a - lis - tes, Vi - ve Na-po-lé-on.
Quand j'étais chez mon père
Petite Jeanneton J'allais à la fontaine Pour cueillir du cresson.
A bas les royalistes
Vire Napoléon.
Angoumois et Poitou. J. Bdjeadd, Chants di l'Oirtst, t. 1. p. 94.
.Mon pèr' m'en-voie-t-à l'hër-be à l'herb' et au cres-
son , Je ne trou - vai point d'her - be . je
trou-vai du cres - son, que dit - on de la Ma
an - ne? que dit - on de la Ma - ri - on?
Mon père m'envoie-t-à l'herbe A l'herbe et au cresson; Je ne trouvai point d'herbe Je trouvai du cresson.
Que dit-on de la Marianne?
Que dit-on de la Marion?
La rivière était haute
Je suis tombée au fond.
Par là vint à passer
Trois officiers de dragons. Que dit-on etc.
— Que nous donnez-vous, belle, Nous vous retirerons?
— Dès que je serai dehors,
Nous en conviendrons. Que dit-on etc.
Quand elle fut dehors
S'assit sur le gazon.
Quand elle fut assise
Commence une chanson. Que dit-on etc.
— Ce n'est pas ça, la belle, Que nous vous demandons.
C'est votre pucelage
Savoir si nous l'aurons. Que dit-on etc.
— Mon pucelage, dit-elle, N'est pas pour des garçons; C'est pour un homme de guerre
Qui a barbe au menton. Que dit-on etc.
Il a des beaux bas rouges
Et des souliers mignons ;
Quand il est à la guerre
On le voit de bien long. Que dit-on etc.
Hainaut français. Chausou recueillie en 1^57 par l'abbé Tisserand. — Pois. pop. de la France. Msr. de la B. N., t. III, f" :30.
Il bis) La version n du tome I (p. 15) se chante sur l'air de bourrée suivant:
zE-s-i-a 1* in
Po-chant chur lo plan-cpié-to lou pè m'o man-qua, Po-
chant chur lo plan-qué-to lou pè m'o man-qua, Hè-la! Chouï
toum-ba-do din l'aï-go, moous cou-til-lous chounmou-il-las.
Ce thème de la fille tombée dans l'eau en passant sur une planchette a été imité et arrangé à l'usage des cafés concerts. Nous le trouvons dans une feuille volante intitulée La planchette, paysannerie, paroles de Tirpin de Sansav, Musique de Jules Javelot, à Paris, chez Huré, Editeur, Rue du Petit carreau 14, sans date (vers 1855?). Nous reproduisons cette imitation à titre de curiosité :
Allegro moderato.
fa
Sï!eSè
ff?~*~*~
Passant sur u - ne plan-chet
te
Le pied m'a glis - sé
J'suis tom-
bée dans l'eau, pau-vret
"N-nr-a — i 1-
te Mon co-
til - Ion s'est mouil-lé, mon co - til - Ion s'est mouil-
zï=t=ïh=?z=^-
îri
lé Tra la la la le -le, Tra la la la la, Tra la la la
~îi
la Lon li lan lai-re Tra la la la la Tra la la la
Tra la
Passant sur une planchette
Le pied m'a glissé.
J' suis tombée dans l'eau, pauvrette, Mon cotillon s'est mouillé (bis)
Tra la la lèle Tra la la la la, tra la la la, Lon lilan laire, tra la la la la, Tra la la la la tra la la la la
Lon U lan la.
Survint un chasseur en fièvre
Le long du ravin ; En croyant tirer un lièvre Il m'a gratifié d'un grain.
La balle qui m'a frappée N'était pas de plomb, Mais elle était enchantée Par le petit Cupidon.
S'asseyant sur la planchette Vers moi le chasseur S'est mis à faire la cueillette A la grappe de mon cœur.
Il m'a même mise en joue Pour m'épouvanter ; Et moi j'ai tendu la joue Afin de me rassurer.
La planchett' s'étant cassée Le chasseur incivil S'évanouit comme une fumée Sans mêm' laisser son fusil.
D'puis c' temps là, je geins, je pleure,
J' maudis Cupidon!
Et j' jur' ben que jamais à c'te heure
Je n' mouill'rai mon cotillon.