‹ Recueil de chansons populairesChapitre 5 sur 98 · EH · texte numérisé non relu

EH

la ber - gè - re Moi j'en suis la ber-gè-re Don

dai-ne don don Moi j'en suis la ber-gè-re Don.

Mon pèr' n'a cinq cents moutons Moi j'en suis la bergère, Moi j'en suis la bergère,

Dondaine dondon Moi j'en suis la bergère Don.

Le premier jour qu'ils sont sortis Le loup m'en a pris quinze.

Un beau monsieur vient à passer, Il m'a rendu mes quinze.

— Monsieur, en vous remerciant De vous et de vos peines.

Quand nous tond'rons nos blancs moutons Vous aurez de la laine.

— De la laine je n'en veux pas, Je veux ton cœur en gage.

Mon cœur en gage n'aurez pas L'aurez en mariage.

Languedoc? — Chanson recueillie par M. Alphonse Rouis, en 1S55. — Poés. pop. de la France, Mss. de la B. N.. t. III fet547.

A la - ri - bet - ta dé la mer va na joui-

na pas -t ou

la

Soun bon a - mi ven à pas-sa

y é l'aï la ben-ven-gu - da ; bel - la que ses dé laï

JM— f-

la

mer.

Yéou vous aï cou - né gu - da.

A la ribetta dé la mer ) , .

Y a 'na jouina pastoula;)

Que gardava si blans moutouns ; Li garda\ a pas soula.

Soun bon ami ven à passa ;

Y é faï la benvenguda; Bella, que ses délai la mer, Yéou vous aï counésouda.

S'amuséroun à badina ; Daou temps que badinavoun.

Mai lou pu béou dé si moutouns Lou loup yé l'importava.

La belle se mit à crier:

Gran Dieu! Yierja Maria!

Quaou mé lévara moun moutoun, Serai' sa douça amia !

Sitôt le galant part de là, Durant prend son épée Et court à l'avance du loup, Le blanc mouton enlève.

— Tenes, mia, \osté brebis Tan béou couma lous août ré ; Bella, se vous aï fa un plési, Vous, m'en faou faire un aoutré.

— Quel plaisir voulez-vous de moi?

Pour soulager votre peine

Quand nous tondrons les brebis Vous aurez de la laine.

— Je ne suis point marchand drapier Ni facturier de laine;

Mais seulement rien qu'un baiser Me paierait de ma peine.

Dcband (département du Gard).

l'ois, pop. de la Fiance. Mss. de la B. N., t. IV

Dja-né-ta, Dja-ne-toun, Vos es tré ma mes-lres-

sa? T'aché-ta-raï un tan pou-lid' a né- ou, Lou car-ga-ras

en gar - den toun trou - péou.

— Djanéta, Djanetoun, Vos estré ma mestressa?

T'achétaraï un tan poulid' anéou ;

Lou cargaras en garden toun troupéou.

— N'aï pas besonn d'anéou, Iéou soui pas maridada; Aïmarieï may un jouiné pastouréou, Que madjudessa a garda moun troupéou.

La bella Djanetoun

Ella s'es endourmida;

S'es endourmida à l'oumbra d'un bouissoun ;

Aqui s'endor la bella Djanetoun.

Lou lou ven dès deçaï Dès deçaï la pradada; Se y a saouta al mitan dou troupéou ;

Y a emporta lou pu béou dis agnéou.

Moun Diou! Que faraï iéou Ouan vendra la vesprada?

Que moun pèro vendra Counta la moutounada!

Que countara sas fédas et sis agnéou,

Y manquara lou pu béou dou troupéou !

Traduction. Jeannette, Jeanneton, Veux-tu être ma maîtresse? Je t'achèterai un bien joli anneau , que tu mettras en gardant ton troupeau. — Je n'ai pas besoin d'anneau, je ne suis pas mariée; j'aimerais mieux un jeune pastoureau qui m'aiderait

à garder mon troupeau. — La belle Jeanneton, elle s'est endormie, elle s'est endormie à l'ombre d'un buisson; c'est la que s'endort la belle Jeanneton. — Le loup vient de dora, de deçà la prairie; il a sauté au milieu du troupeau; il a emporté le plus beau des agneaux. — Mon Dieu ! que ferai-je, moi, quand viendra la soirée, que mon père viendra compter la moutonnée, qu'il comptera ses brebis et ses agneaux, il \ manquera le plus beau du troupeau !

Gallargue (Gard). Chanson recueillie en 1S55 par M Sàbbanoon. — Pots. pop. de la franc, . Jlss. de la B. N., t. IV, fet 230.

Guardë voi, bella, i vostri barbin Che lo lupo non ve li mange; Che ô l'è là inte quel boschin Che ô ne camin-na a gambe.

Ne vegne in sa lo lupo a gambe Con la bocca bella larghiera ; E ô se piglia il più bel barbin Che la bella se gh' aveva.

Allor la bella se mette a piange'

- Chi mi donesse il mio barbin Serë' lo mio galante ....

Ne salta l'uori '1 figlio del re Con la sua spada alla moda, E dà tre colpi al lupo, E '1 barbin sorti di l'uori.

— Ne vegnirei liinesdi matin Allô tocco délia campana; Tundero lo mio barbin,

E vi daro la lana.

— Ma mi non l'aeeio lo mercantin Ne di lana, e ne di stoppa;

Solo voglio un bacin d'amur Délia vostra bella bocca.

Gênes.— 0. Mabcoaldi, Canti popolari inediti, lb55. p. 1 7 r> .

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