IV. — L'OCCASION MANQUÉE (01 SAISIE
Voy. t. I, p. 23.)
ËBE
II é- tait u-ne fil - let-te qui al - lait gla - ner
A fait sa gerbe trop grosse Ne la peut Ii - er. Mon
--* fi J\ -fr-fc
Dieu qu'elle est go-di - net - te La seaurois-je ai-mer.
Il estoit une fillette
Qui alloit glaner;
A fait sa gerbe trop grosse
Ne la peut lier.
Mon Dieu qu'elle est godinette
La sçaurois-je aimer?
Par icy y est passé
Un brave chevalier.
Il Ta priée d'amourette ;
Ne l'a refusé. Mon Dieu ....
La fillette fut niquette
S'est mise à plorer.
Et moy je fus pitoyable
L'a laissée aller. Mon Dieu ....
Quand ell' fut dedans c' bois
Se mist à chanter:
— Hélas! où il est allé
Ce couart chevalier? Mon Dieu.
Hélas! où est-il allé
Ce couart chevalier?
Pour un soupir d'amourette
M'a laissée aller. Mon Dieu ....
Le Recueil des plus belles chansons dé dances, Caen, 1615.
Allegretto.
"ÎTlfc
J^-JM-
Où vas-tu beau chas-seur? Marabou,
marabou, mara -
bou, boum, boum, boum, boum, boum, Où vas-tu beau chas-
? Que vas - tu donc chas - sa? ya, ya,
ya, ya, Que vas - tu donc chas- sa?
Où vas-tu, beau chasseur?
Marabou, marabou, marabou.
Boum, boum, boum, boum, boum,
Où vas-tu, beau chasseur?
Que vas-tu donc chassa? y a, y a, ya, ya,
Que vas-tu donc chassa?
Je vas chassa la caille Ou lé pigeon ramia,
Ou quelque jolie fille Si j'en povais trova.
Oh! j'en a trova oune A la caïa d'oun pria*.
Me suis approcha d'elle Pour voloir l'embrassa.
La belle était jeunette Eli' s'a mise à plora.
* an coin d'un pré.
Centré de la France? — Poés. pop
Et moi, garçon honnête, Je la laissa alla.
Feut à mitan du bois .
AU' s'a mise à chanta.
— Torna. Corna, la belle, 0 vo gants vo laissa ;
— Quand vo teniez la caille Il fallait la plouma :
Quand vo teniez la bergère Il fallait l'embrassa.
de la France. Mss. de la P.. N., i. III.
Vetia ma journa t'aita /:' ti lou, la la la, ira la la, Vetia ma journa t'aita, Fau tn'alla proumenâ. bis
Pe lo çamin rencontro La feille u jardini.
La pri pe sa man blance.
0 boue, je la meni.
Sitou den la lizire, Se meti-t-à plourâ.
— Qu'ayé-vo don la bella, Que vo fa tan plourâ ?
— Plouro que je so jeûna.
Que je so-t-en dangi.
— Xe plourâ pas, l;i bella, Du boue vo sortiri.
Sortia de la lizire.
Se meti-t-à chanta.
— Qu'ayé vo don, la bella, Que vo fa tan chanta?
— Chanto la grossa béte.
Qu'a pa seu m'embrassi !
Tornon-z-y don, la bella.
Liaudo t'embrassara.
— Quan te ténia la cailla, Folié la plemassi.
Voiron (Dauphiné). — Chanson recueillie par J. B. et pnbliée dans Le Dauphiné, (de Grenoble) M1 mai 1885.
Moderato.
-0 Hm F 0~
-ris 1—
—01 — * h — yj—
^il
J'ai z'un voy-age à fai-re, Bu-vons! nous en al-lant
— yt / 1
C'é - tait pour m'en-ga - ger, Il faut boire, il faut
-rrt-
— rv-
— rc-
boi-re, C'é-tait pour m'en-ga -ger, Il faut boir' et n'pas
s'en al -1er! Il faut boir' et n pas s'en al - 1er. J'ai z' un vovage à faire 1 ..
r, 11 ? OIS
Burons, nous en allant j
C'était pour m'engager
// faut boire, il faut boire
C'était pour m'engager
// faut boire rt n' pas s'en aller, (bis)
Dans son chemin rencontre — Je pleurs mon cœnr volage Une fille à son gré. Que vous m'avez gagné.
La prend par sa main blanche — Laissez le moi, la belle. Voulant la caresser. Je vous le renderai.
La bell' qu'était honteuse — Ça n se rend pas, dit-elle,
EU' se met à pleurer. Comm" de l'argent prêté.
■ — Mais qu'avez-vous, la belle, — Mon cheval est à la porte, Qu'avez-vous à pleurer? Bien sellé, bien bride.
Louis Lacombe, Trois chansons normandes chantées à la fête de la Gerbaude par Rose Leroy, fermière au Château du l'arc, recueillies et transcrites avec accx de piano. Paris, Ati Ménestrel, rue Vivienne, Gr. in 4". -ans date (vers 1856??)
— Et qui vous passera le bois ?
Dites, ma doulce amie ....
Quand ell' fut au bois si beau D'aimer il l'a requise.
— Je suis la fille d'un mezeau De cela vous advise.
— De Dieu soit maudit le m ... .
Qui la fille a nourrie ....
Qui ne la fait en lieu bouter Que homme n'en ait envie.
Quand ell' fut dehors du bois Elle se print à sourire.
— Belle qui menez tel desgois Dites-moi qu'est-ce à dire?
Et respondit à basse voix :
— Je suis la fille d'un borgeois Le plus grant de la ville.
L'on doit couard maudire.
Femme je ne croirai d'un mois Tant soit belle et habile.
Ancienne chanson normande.
F. Pldqoet, Essai histor. sur la ville dt Bayeux, p. J57 (Sans indication de source).
é - tait u-ne fil - le U - ne fil-le dlion-
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nenr, qui plai-sait - fort à son seigneur; En son chemin ren-
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