‹ Recueil de chansons populairesChapitre 56 sur 98 · CXXXI. LE DEPART · texte numérisé non relu

CXXXI. LE DEPART

(Voy. tome I, p. 278.)

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Mar-ga-ri- ta. Mar-ga -ri -ta, Las! qu'a-bez-bous

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a plo-ra? L'on dit tout par bau la bille Que bous en bon

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las al - la. J'ayme la di-si-ain', la di-si-ain, la di-si-ain'

Se:

J'ay-me la di - si - ain', la ton - re - km - ry - fa.

— Margarita, Margarita,

Las ! qu'abez-bous à plora ?

— L'on dit tout par bau la bille, Que bous en boulas alla.

J'ayme ladisiairi, la disiain', la distant'. J'ai/ me la '/isiain', la tourelouri//a.

— Ceux qui bous l'ont diet, la belle, Bous ont dict la beritad ; Les chevaux sont à l'estable Tous sellât et tous bridât ;

Et moy qui suis gentilhomme Suis tousjours esperonnad.

- Bous bous dites gentilhomme Bous ne l'abez pas monstrad.

Bous abez mon pucelage Bous ne m'abez rien donna. — Il touilla dans sa boursetta Cent escus luy a donnât :

— Or, tenez, la jeune fille, Boilà pour bous marida. — Adieu, la bille d' Amboise.

Toute la noble assistad;

Et toutes ces jeunes filles Celles que j'ay tant aymad.

Cables Tessiek, le premier livre de chansons et airs de court, Londres, 1507.

Doux.

De tous cô-tés que je me tour - ne

Je sens mon

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cœur em-bar-ras - se;

Ma mè-re m'a cherché mi-

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sè-re, Ma maîlress' m'a dé-lais-sé, Et moi dans la prompti-

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tu-de, J'ai par-li pour m'engager, Et moi dans la prompti-

tu- de, J'ai par - ti pour m'en-ga - ger.

De tous côtés cjue je me tourne.

Je sens mon cœur embarrassé; Ma mère m'a cherché misère, Ma maîtress' m'a délaissé, El moi dans la promptitude \ J'ai parti pour m'engager. /

bù

M'y promenant dedans la ville, M'y promenant dedans la ville

]\lon capitain' j'ai rencontré; Ma maîtresse j'ai rencontré,

Parlant avec mon capitaine, Et parlant avec ma maîtresse,

Mon sergent vint à passer: Ma maîtress' s' met à pleurer.

— Qu'on m' apporte une écritoire Je lui ai demandé: — belle,

Et du papier pour m'engager. Qu'avez-vous à pleurer ?

— On dit partout dedans la ville Que vous vous êtes engagé.

— Celui qui t'a dit cela, la belle, T'a bien dit la vérité,

Car j'ai trois campagnes à l'aire Et mes amours à délaisser.

— Quand tu seras dans la Russie Ah ! récris-moi ton arrivée,

Si tu as fait z'un bon voyage Si tu es en bonn' santé; Si tu as fait z'un bon voyage Et si tu penses à m'épouser.

— A t'épouser, dis-tu, ma belle!

A moi z'il ne faut plus penser, Tu as trop fait la difficile Partout tu m'as méprise ; Maintenant, c'est à mon tour, Adieu ! la bell', c'est pour toujours.

Trois chansons normandes chantées à la fêh dt la Qerbâudt par Rosi Leroy, fer- ,ii/i,, un Château du l'arc, chansons recueillies et transcrites avecacc*. de piano par Louis LacOhbe, Paris, iu -1° s. il. (vers 1S0O??).

Allegretto.

C'est d'u - ne

ne fille, al

lons gai, C'est

d'u- ne jeu- ne lil - le

De Saint Mar - tin des

Prés, Ma lu - ron,

lu - ret - te, De Saint

Mar - tin des Prés, Ma lu - ron, ma lu - ré.

C'est d'une jeune fille, allons gai,

C'est d'une jeune tille

De Saint Martin des prés,

Ma luron, nui lurette.

De Saint Martin des prés,

Ma luron, ma luré.

Son amant va la voir Bien tard après souper.

Il la trouva seulette Sur son lit qui pleurait.

Lui a demandé : Belle, Qu'avez-vous à pleurer?

— J'ai beau pleurer, dit-elle, Si pleurs me servaient ;

J'ai ouï de vos nouvelles, Que v'alliez nous quitter.

— Ceux qui vous l'ont dit, belle, Vont dit la vérité !

Les chevaux sont aux portes Tout sellés, tout bridés.

Faut plus que la gaulette Pour les faire marcher.

Quand il fut sur les landes Entend cloches sonner.

Il demande à son page :

— Qu'ont les cloch' à sonner?

— C'est le glas de la belle Qui vient de trépasser.

— Prête-moi, camarade.

Ton épée pour me tuer.

- Faut-il pour une fille Qu'un garçon se tuerait!

J'allons à la Hollande J'en trouverons assez,

Des petites et des grandes, Des brunettes à charmer.

Sur le mot de son page L'amant s'est consolé!

Arrondissement de Loudéac (Cotes du Nord). — Chanson recueillie par M. Rousselot en lS5.r>. — Puts. pop. de la France, Mss. de la B. N., 1. 111, fet 306 et t.V, f«« 207.

GXXXII. UN REVE.

(Voy. tome I , p. 279.

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J'ai bien l'ait un ré - ve Quiel-le net là,

Li-ron la li re, Quiel-le net la Li-ron la la.

J'ai bien fait un rêve \ Quielle net là, \

Quielle net là,

Liron lalire, Quielle net là

Liron la la.

bis

Et qui tenais ma mie Entre mes bras.

1 sautis en pllace Frais cumme in gllas.

I prenis ma culotte Et mon chapia.

A la port' à ma mie Dret y m'en va.

— Qu'éto che qui racasse A quielle heure?

— 01 é ma, ma mignoune, Euvre me jà.

— I n'euvre poet ma porte La net aux gàs.

— Si tu n'euvres ta port' Je me neïra.**

— Garçon, si tu te nayes, Tant pis pre ta.

' froid comme un glaçon. ■ • Je me noyer ai.

Chanson de la Vendée. Poés. pop. di laFrance, Mss. t.VI, F8" U5et462.

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