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Aux ponts de Nan-tes Un bal est an - non - ce
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Aux ponts de Nan-tes Un bal est an - non - ce.
Aux ponts de Nantes \ , .
Un bal est annoncé j
Hélène demande A sa mèr', à y aller.
— Non, non, ma fdle, Au bal point vous n'irez.
Hélène en cbambre EU' s'y mit à pleurer.
Son frère arrive:
— Qu'avez-vous à pleurer?
- Ma mère au bal Me défend d'y aller.
— Prenez vol' robe De satin blanc brodé.
Ce soir au bal
Moi je vous conduirai.
Hélène au bal
EU' s'y mit à sauter.
Les ponts défoncent
Dans l'eau ils sont tombés.
— Mon frèr', mon frèr', Me lairrez-vous noyer !
— Non, non, Hélène, Je vais vous retirer.
Dans l'eau se jette
Et tous deux sont noyés.
Les cloches de Nantes Se sont mises à tinter.
La mèr' demande:
— Qu'a-t-on à tant sonner?
— - C'est pour Hélène Et votre fils l'aîné!
Ce soir au bal
Tous deux étaient allés.
— Reine des Anges, Venez m'y consoler.
Sur cette terre
Je n'ai plus qu'à pleurer.
Chanson de la Bretagne recueillie en 1855. — Poés. pop. de la France, Mss. delà B. N., t. II, f" 60.
Sur le pont d'Nan-tes
Un grand bal
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s'est don-né, Sur le pont d'Xantes Un grand bal
^f^î fil^zztîzzWÊ
s'est don -né.
Ma mèr', ma mèr' m'y laiss'-rez-
vous al- 1er?
Ma mèr', ma mèr' m'v laiss'-rez-
vous al-ler? Non, non, non, non, ma fd-le, Vous n'i-rez
pas dan-ser;
Non, non, non, non, ma fil - le,
Vous n'y - rez pas dan - ser ;
Non, non, non.
^HS-6-Mg
fhrt
Si, si, si. Non, non, non. Si, si, si, Ma
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mer ,
ma mèr', m'y laiss'-rez-vous al-ler?
Ma mèr'
ti:
ma mer ,
laiss' - rez - vous al - 1er, Oh !
ma mère, Oh! ma mèr' m'y laiss'-rez-vous al - 1er?
Sur le pont d' Nantes \^ . .
Un grand bal s'est donné)
— Ma mèr', ma mèr\ \ / • .
M'y laiss'rez-vous aller? /
— Non, non, non, non, ma fille, ) , . „ ,. ' , > bis Vous n irez pas danser; }
Non, non, non. — Si, si, si.
— Non, non, non. — Si, si, si.
Ma mèr', ma mèr'
M'y laiss'rez-vous aller?
Oh! ma mèr'.
M'y laiss'rez-vous aller?
Le frèr' arrive \ , .
De la chasse harassé. /
— Mon frèr', mon frèr' \ ,■ , M'y laiss'rez-vous aller?/
— Oui, oui, oui, oui, ma sœur.l , .
'> bis Allez-vous amuser; )
Oui, oui, oui, oui, ma sœur,
Oui, oui, oui, oui, oui, oui.
— Mon frèr', mon frèr',
M'y laiss'rez-vous aller?
Oh! mon frèr',
M'y laiss'rez-vous aller?
Sur le pont d' Nantes I , .
On se mit a danser. J Le pont s'écroule, \ , .
Tout le mond' est nayé./ Toutes, toutes les cloches \ , .
r. • î ^ OIS
Se mirent a sonner: J
Dig! din! don! dig! din! don!
Dig! din! don! dig! din! don!
Le pont s'écroule
Tout le monde est nayé,
Toutes, toutes les cloches
Se mirent à sonner.
Le mèr' arrive, ) , .
„, . ' , > bis
D un air tout effare. }
Oui donc ici, I ^
Qui donc qui s'est nayé? /
— Madam', c'est \otre fille, I ,.
^ r-i a , i , lus
ht votre fils aine! j
Ah ! mon Dieu ! ah ! mon Dieu !
Ah! mon Dieu! ah! mon Dieu!
C'est votre fille,
Mais on l'a repêchée.
Voilà comm' sur l'ponl d'Nantes
Un grand hal s'est donné.
Konde chantée dans Croquignole XXXVI, opérette jouée anx Bouffes-Parisiens, à Paris, (vers ls60?) (Paroles de MM. Deforges et Gastineau, Musique d' Ernest L'Epine). La mélodie est de facture savante et les paroles ont été remaniées.