CXLV. L'AMANT QUI TUE SA MAITRESSE
b) J'avais une tant belle-mère
Mais elle ne m aimait guères.
Elle dit tous les jours à son fils ; — Quand est-ce que tu la feras mourir1?
— Oh ! attendez, ma mère, Vous ne la verrez plus guères, Avant qu'il ne soit 1' soleil levant Votre désir sera content.
L'a-t-emmenée dans une forêt L'épée au cœur lui a plantée.
S'en retournant chez sa mère Rencontrant son beau-frère :
— D'où d'venez-vous, frère, maintenant Que vos souliers sont pleins de sang?
— J'y reviens de la chasse, Oh ! la triste chasse !
J'ai tant tué de petits lapins blancs Que mes souliers sont pleins de sang?
— T'en as menti, beau-frère !
T'en as menti beau-frère
Si est le sang de ma chère sœur, Grand Dieu ! j'en ai mal au cœur
Qu'on aille chercher la justice Et la double justice Et puis qu'on me fasse mourir Et ma cruelle mère aussi !
Chanson recueillie à Silly-sur-Nied (Pays messin) par M. Nkrée Quépat .■n 1879.