‹ Recueil de chansons populairesChapitre 7 sur 98 · MF · texte numérisé non relu

MF

con-tre ce seigneur dé-loy-al Mon-té sur son che-vaL

Il était une fille

Une fille d'honneur

Qui plaisait fort à son seigneur.

En son chemin rencontre

Ce seigneur déloyal

Monté sur son cheval.

Mon frère est dans ses vignes Vraiment, s'il voyoit ça, Il Tirait dire à mon papa.

Montez sur cette roche, Jettez les yeux là-bas, Ne le voyez-vous pas ?

Mettant le pied à terre Tandis qu'il y regarde

Entre ses bras la prend : La finette aussitôt

— Embrasse-moi, ma bell' enfant. Sur le chevaine fait qu'un saut. — Hélas! ce lui dit-elle, — Adieu, mon gentilhomme!

Le cœur transi de peur, Et zeste, elle s'en va,

Volontiers, Monseigneur. Monseigneur reste là.

Cela vous apprend comme On attrape un méchant ; Quand on le veut on se défend; Mais on ne voit plus guère De ces filles d'honneur Refuser un seigneur.

Cette chanson se trotne dans Annette et Ltibin , Comédie en un acte, en vers, par Madame Favart, mêlée d'Ariettes et de Vaudevilles, Paris in 4° 17C2.

On trouve dans le Recueil de romances de M. D. L", (Paris 17f>7, t. I. p. 299) cette même chanson avec un couplet en plus , (c"est le troisième dans le Recueil de M. I). /,""i; le voici :

Rassure-toi, brunette,

Et donne-moi ton cœur,

Car je veux faire ton bonheur.

Tiens, tiens, prend cette bague

Et ma montre d'or fin

Et de l'argent tout plein.

C'était, c'était une p'tite bargiée* \. . Ou' était siésée près d'un bosson.**/ Trois cavaliers par là passont.

Un s'est siésé prés de ia belle ; Y a demandé à l'embrasser; La bargiée aile y a refusé.

Ah! la bargiée aile était tort habile,

A mis le pied à 1 etrivier;

A mis le pied à i' etrivier;

Tout aussitôt montée en selle

A donné un coup d'éperon,

A*** partait comme un vrai dragon.

— Tout beau, tout beau, ma petite bargiée, Ma petite bargiée, tout beau ;

Bell', rendez moi donc mon eh' vau, Mon ch' vau, ma selle et ma valise Ma valise sus mon ch' vau blanc Et moun argent que y a dedans.

— Gardez, monsieur, mes moutons à ma place, Vous m' avez l'air d'un bon barger;

Mon maître est riche et grous i'armier, Vous nourra*^ * de beurre et de fromage Et aussite du bon pain bis, Ça s' ra pour vous rafraîchi.

Que les bargiées 1 avont donc d la malice!

Les cavaliers en soutirent ben ;

Oulf est m nu ft un grous matin dé chien

Qui ma mordu à ma pelisse,

11 m'a mordu si rudement

Que j'en sesfff resté sur le champ.

" bergère.

" assise près «l'un buisson.

"* a = elle.

"" nourrira.

f oui = il au neutre.

ft venu.

ttt j'pn suis.

Chanson <lu Berry recneillie par M. de Lai kardibri . vers 1853. — Poés. pop. de la France, M is., t. III. f« r.Ki.

m) C'est tout devant chez nous — J'irai au bois, je reviendrai

Qu' y a un couturière. Avecque toi, franc cavalier;

A chaque fois quelle coudait Aussi mon honneur

Son cher amant la regardait .... J'y rapporterai.

— Ah ! si je t'y tenais Mais quand la belle fut

Dans un petit bois seulette, Au jardin de Cythère,

Je te ferais passer Sitôt lui a levé

Tes couleurs vermeillettes ! Sa jolie jupe verte,

Sa robe verte et son jupon,

Sa robe blanche bordée de velours,

Lui a découvert

Ses deux blancs genoux.

Mais quand la bell' a vu Ses blancs g'noux découverts Sitôt ell' lui a dit :

— Chevalier de Cythère,

Mon pèr a de fort beaux chevaux Le roi n'en a pas de plus beaux.

Laissez-moi aller Je vous les donnerai.

Mais quand le beau galant

A vu d' si bell' s promesses

Il lui a rabattu

Sa jolie jupe verte,

Sa jupe verte et son jupon

Sa rob' blanche bordée de velours,

Lui a recouvert

Ses deux blancs genoux.

Mais quand la bell' fut Au château de son père Sitôt ell' lui a dit :

— Chevalier de Cythère,

Le bien d' mon père n'est pas le mien. Mon pucelage m'appartient, Retire-toi d'ici coquin Tu n'auras rien.

Loiret. Chanson communiquée pur M. J. Poçuet. 3*

L'autrier en revenant de Tour Sus mon cheval que va le trou; Par dessoubz la couldrette L' herbe y croit jolyette.

Je m'en entray en ung couvent Pour prendre mes esbatemens.

Par un petit guinchet d'argent Je vis une nonnette Vray Dieu tant joliette!

Dessoubz les draps quand je la vis Blanche comme la fleur du lys, Je m' asseitys auprès du lit En luy disans : nonnette, Serez vous n amiëtte?

— Chevalier, troup me détenez D'en faire à vostre voulenté;

Si m' en laissez un peu aller, Tant que je soye parée, Tost seray retournée.

— Sire chevalier rassemblez, A l'espervier vous resemblez

Qui tient la proye emmy ses pieds Et puis la laissez enfuire ; Ainsi faictes vous, sire.

La nonnette si s'en alla A son abbesse racompta :

— Là en ces bois a ung musart Qui d'amour m' a priée:

Je lui suis échappée.

Le chevallier il demeura Soubz la branche d'un olivier Attendant la nonnette. Encor y peu H il estre!

S'ensuyvent XLI chansons. Taris, commencement du X¥Ie siècle. (Béimprei ion Crapelot, Paris, 1838).

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En pas-sant l'eau j'ai trou-\é de quoi ri - re :

J'ai le mot à di-re; Un passa- ger appro - cha son na

vi-re J'ai le mot à di - re moy Moy J'ai le mot à di-re.

En passant l'eau j'ay trouvé de quoy rire;

J'ay le mot à dire; Un passager approchant son na\ ire

J'ay le mot à dire, moy, Moy. j'ay le mot à dire.

Vit arriver une dame de Vire, j'ay ....

Tout aussi tost son amour il respire, j'ay ....

De l'appeler prompt ement il aspire, j'ay . . . .

El plein d'amour, dans son bateau l'attire, j'ay

En luy disant : ma belle, je désire, j'ay. . ..

Que vous donnez remède à mon martire, j'ay . . . .

La bell enfin qui ne fait que sourire, j'ay. . . . Ne l'ose pas rudement esconduire, j'ay.. . .

Le recueil des plus belles chansons de danses de ce temps. C'aen, Mangeant, lbl5.

La bel - le se pro - mè - ne, tout le lont

d'un ruis-seau, La bel - le se pro-mè-ne tout le long

d'un ruisseau Tout le long d'un ruisseau, Sur le bord de

=fc=

li - le, Tout le long d'un mis -seau, Sur le bord de

l'eau, Tout au bord d'un ruis-seau.

La belle se promène

Tout le long d'un ruisseau) Tout le long d'un ruisseau

Sur le bord de file Tout le long d'un ruisseau

Sur le bord de l'eau Tout au bord d'un ruisseau.

EU' rencontre une barque De trente matelots,

Le plus jeune des trente Chantait une chanson.

Si vous voulez, la belle, Nous vous la chanterons.

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Un fois la belle entrée La belle s endormit.

La belle se réveille Et se met à pleurer.

— Ah! dites-moi, Libelle, Ou' avez- vous à pleurer?

— Mon petit cœur en gage Que vous m'avez volé.

— Ne pleurez pas, la belle, Nous vous le renderons.

— Cela ne peut se rendre Comm' de l'argent prêté.

Scaër (Finistère). Chanson communiquée par M. E. Gdichoux.

Allegretto.

ti - te Clau-di - ne - te , ô lade-ri lade-

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as

ri Ion la, ô la la la Pe - ti - te Clau-di -

net", trop ma-tin s'est le - vée, trop ma-tin s'est le - vée.

Petite Claudinette Petite Claudinette

O laderi laderi lonla, ô la la la Trop matin s est levée, bis

S fn va dedans sa chambre Pour s'y voir habillée.

S'appuie sur sa fenêtre Pour voir la mer couler.

Voit venir une barque Et trent' mat' lots dedans.

Le plus jeune des trente Disait une chanson.

Entrez dedans la barque On vous l'apprendera.

EU' fut pas dans la barque Ou Cil se mit à pleurer.

- Que pleurez-vous, la belle, Qu'avez-vous à pleurer?

— J'y pleur' mon cœur volage Que vous allez m' voler.

- La chanson que vous dites — N'y pleurez point, la belle, Je voudrais la savoir. On vous le laissera.

N'allez pas dans la barque On pourrait vous garder.

Konde de la Savoie, recueillie par Michel Dupuis et publiée dans le Journal pour Tous 1S67, p. 308.

11 é - tait u-ne bar-que A tren-te ma-te - lots

A tren-te ma-te - lots Sur le bord de f'î - le

En chargeant de bou - cauts Sur le bord de l'eau.

bis.

Il était une barque A trente matelots j A trente matelots, Sur le bord de l'île En chargeant de boucauts Sur le bord de l'eau.

Le plus jeune des trente Commence une chanson.

- Entrez dedans ma barque Et je vous l'apprendrai.

Quand la bell' lut entrée EU' se mit à pleurer.

- Qu'avez-vous donc, la belle, Qui vous fait tant pleurer?

— La chanson que tu chantes Pleurez-vous votre père Je voudrais la savoir. Ou l'un de vos parents?

Pleurez-\ous votre mère, Doublé de cuivre rouge

Pleurez-vous votre enfant? Gréé d'or et d argent

— Je pleure un brick-goelette Est parti vent arrière

Parti la voile au vent. Les perroquets au vent.

Parti la voile au \ent Tout chargé de lingots,

Est parti pour la traite A\ ec mon bel amant.

G. de Lalaiulelle dans Li Prisme, Encyclopédie morale du XIX" siècle, Paria 1841,

*ri — l1^

rr~~rT~f-H

Ros - si-gno-let sau-va-ge, Ros-si-gno-let des

bois, Ros-si-gno-let sau-va-ge, Ros-si-gno - let des bois,

Va-t-en dire à ma bel - le Que je vien — = — » — » — *-

drai la voir Le sa-me-di au soir Le sa-me - di au soir.

Rossignolet sauvage, ) , .

Hossignolet des bois | Va-t'en dir à ma belle Hue je viendrai la voir Le samedi au soir bis).

Le samedi arrive, L'amant n'a pas manqué — Veux-tu venir, la belle, Nous irons promener Là-bas dans ce beau pré.

Sa mèr' est en croisée Qui entend tout cela:

Ma fille est encor" jeune N'a pas encore quinze ans Pour plair à un amant.

— Maman, que faut il faire Pour plair' à un amant ?

— Faut quitter pèr' et mèr' Frèr et sœurs et parents Pour plair à un amant.

— Râtelier du rivage Veux-tu nous passer 1 eau Et l'eau et la rivière Bien \ ite et promptement Pour passer mon amant ?

Ne fut pas dans la barque Ou' ell' s'est mis à crier.

— Que pleurez-vous, la belle, Qui nous fait chagriner, C'est-il nies amitiés?

- Si je pleur', je surpleure J'en ai bien la raison.

Pleurez mon cœur en gage, Vous me l'avez gagné Là-bas dans ce beau pré.

Arrondissement d' Ossel (Oonrêze). - Chanson recueillie par M. Cligky, en !s5i

I>u<s. i'»p. il< la Fiance, Mss. delà B. Nat. t. VI. ïct 294.

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