CLXX1V. LE GALANT RIDICULE
J'ay ai - me u - ne jeu -ne fil - le D'un grand moy-
en; Sen pè-re si me l'a don-né-e, 0 n'en veut rien.
J'ay aimé une jeune fille D'un grand moyen;
Sen père si me l'a donnée, 0 n'en veut rien.
J'avais unbiau pourpoint dételle,
Un biau blancliet ; Attaquant devant ma fourchelle
D'un fin lachet.
Quand je partis de men village J'avais une belle quemise
Pour l'aller vais, Au poincl percier,
J'estais vestu de pied en cappe Un moucheux à quatre crenieres
Comme un anglais. Bien appliquey.
J'avais un biau capiau de paille, J'avais une belle cliainlure
Long et poinctu, D'un quieur bouilly,
Y a v avet homme à men village Les couteaux et aussi la gayne
Qui n'en ait ieu. Le cauchepied.
J'avais un biau collet de telle J'avais le pu biau haut dechauche
Gros et carray, D'un fin burel;
An ec une bonne fichelle I n'y avait point à men village
Pour l'altaquay. Pu biau hardel.*
• hardel signifie garçon.
J'avais une belle gargache
D'un fin coutil, Passementez avaud les gambes
D'un biau ner fil.
J'avais des biaux gartiers de laine
Roug' et verts Qui nie ballesl avaud les gambes
Jusqu' aux mollets.
J'avais de biaux sollets de vaque
Bien e\ enant.
Attaquez de bonne couroie
D'un biau quieur blanc.
Ri i ki il des plus f'i lies chansons des comédii ns françois. Caen, Mangeanl (vers 1620].
Allegretto.
Je m'en fus voir l'a -mie Pier-rett', Bien re - to-
pé, Bien re-to-pé. EU' ne me re-connais-sô pas, Tant j'è-tô
bé ! Tant j è - tù bé: 0 sa-prè-dienn EU ne me
fej
re-eon-nais - su pas Tant j'è - 1ô bé!
Je m'an tu voir m'èmie Pierrette
Bein retopé;* bis EU' ne me reconnaisse pas Tant jï'lù bé! Tant j'èlô bé!
() saprèdienri .' EU' ne mo reconnaisse pas Tant j'ètô bé !
babillé à oeuf.
J'èvô in bé chèpé de paille El j'èvô co en' bail' culotte
Lomk ci pointu, E le broyotteff
Kè me cotor* cinquante neuf sous Kè po deri o-n' èrô dit-j-ff
Moins un écu.
El j'è\ô CO en bail' cravate
De tôl' ean'va** Kè nie sarror dzo le gamache
Comme in cad'nas.
Et j'évô co in bé gilet Fait d'salin mis
In président.
Et .j'èvô co en bail' capote
Cousu' d'fil bian Kè me tocor deri le fesses
Comme in sotio.jfff
Je lis présent à me mâtrosse D'in pot d'beurre Irais
Kè me coichor tout l'estomac*** Dont je m'èvo frottiè le gueule
Jusqu' le bodolte. f
' qui me coûtait.
*' do toile grossière.
"• nui me serrait bous le menton.
•(- jusqu' an bas ventre, -fi avec la braguette, y-;-;- que par derrière on aurait dit.
ttïv comme un soufflet.
Chanson des environs d'Epinal (Voi gi 0 p. 38.
Pendant trois mois.