‹ Recueil de Chansons Populaires grecquesChapitre 47 sur 98 · CYCLE · texte numérisé non relu

CYCLE

DE DIGÉNIS AKRITAS.

CYCLE DE DIGÉNIS AKRITAS.

oxsQVK je publiai, il y a trois ans*), LcFils d'Andronic, Ifrcrtvais au sujet de cette atriaise chanson, Us quelques lignes que % 'oici: « La pihe suivante aété publiée, pour la première fois à Athènes, ett 1859, par Spindion Zambêlios'). Ce savant dit qiCil a transcrit ce poëtne sur une copie, tunique peut-être, qui se trouve entre les mains de M. Brunet de Presle; mais ce dont il aurait biai dû nous provenir, âest des interpolations, additions et changements qu'il a introduits dans le texte primitif. Il est probable que, si Zambélios eût eu h sa disposition une copie différente de celle que M. Brunet de Presle lui avait communiquée, il naurait pas manqué de nous en informer; son silence à ce sujet nous autorise donc à considérer comme apocryphe tout ce qui ne figure pas dans le texte que iiojis publions aujourd'hui. M. Zambélios a sans doute trouvé dans l'original la narratiofi trop décousue et le dénoûment trop brusque, et c'est ce qui t'aura décidé à refaire la pièce à sa façon. Le Fils d'Andronic ne fait pas partie du troisième volume de chants populaires grecs que Fauriel se proposait de publier; nous ne savons pas non plus s'il a été extrait, comme le prétend Zambélios, d'un manuscrit de la Bibliothèque nationale de Paris; ce qui est

I I) Collection de Monuments pour servir à l'étude de la langue Nëo-

hellénique. No. 12.

^) Υ\ό6εν Ϋ/ KQivy; Χεζις τραγουΐώ Cira Στ. Ζαμτί'κίΌΐι . λθψαί, 1 859•

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vrai c'est que le texte de ce petit poème fut dicté par Hase aux élèves qui suivaient son cours de grec vulgaire, et M. Brunet de Presle, qui l'écrivit alors, nous assure qut U savant helléniste avait négligé de dire d'où il Pavait tiré.

Le texte falsifié par Zambélios a été réédité avec une version allemande par Biidinger^), et plus tard par mon savatit ami M. le Dr. WUhelm Wagner, professeur au yohanneum, à Hambourg^ ').

A cette époque, fêtais tres-éloigné de supposer que cet Andronic était un personnage historique. Bien que M. Biidinger eût déjà publié l'essai que je t>iens de citer, le doute continuait d'être permis, puisque, malgré ce qu'elles ont d'ingénieux et de vraisemblable, les conjectures du docte professeur de Zurich ne sauraient être admises, attendu qtielles sont en contradiction flagrante avec ce que les chroniqueurs Byzantins nous racontent de Vetnpereur Andronic Comnène.

Mais une découverte récente vient et éclairer d'une vive lumière ces questions jusqu'alors si obscures, c'est celle d'un précieux manuscrit enseveli, depuis des siècles, dans une bibliothèque de Trébizonde. Ce manuscrit contient une épopée de plus de trois mille vers politiqttes eti langue grecque assez pure, où sont racontées les merveilleuses actions d'un certain Basile Dicénis Akritas, qui avait pour père un ÉmirdÉdesse, nommé Ali, suivant la tradition, et pour mère l'une des filles du stratarque Andronic Ducas. C'est l' Andronic dont il est question dans notre chanson; le poète populaire qui en est l'auteur se trompe en le disant père d' Akritas, car il ή était en réalité que son aïeul maternel.

Digétùs Akritas vivait au dixième siècle et était con-

') MiTTELGRiEcmscHES VoLKSEPOS. Ein Versuch von Max Bùdinger. Leipzig; Teubner, 1866. In 8".

«) MEDIEVAL GREEK TEX'TS, being a cullection of the earliest compositions in vulgar greek, prior to the ycar 1500; edited by Wilhelm Wagner. Part I. London; Asher, 1870, In 8°.

Icmporain de Romain Lécapùne. Il nous est représente par les chansons de l'île de Chypre, dtt Pont et du reste de la Grèce, comme doué d'une force surhumaine. Dans une lutte corps à corps, que nous décrit Vune des pièces publiées ciaprès, il parvient même à terrasser et à vaincre Cliaron, le farouche génie de la Mort.

Mais si tu)us ne possédions pas le manuscrit de Trèbizonde, il nous serait complètement impossible de soupçonner t existence historique de ce héros et de nous expliquer pour quelles raisons le cycle de poèmes dont ses hauts faits sont t objet s*est consente d'une façofi spéciale en Chypre, dans le Pont et dans la Cappadoce. La publication très -prochaine de V épopée en question donnera l'explication péremptoire de cette particularité.

Qîiil me suffise pour aujourd'hui d'extraire du second poème de Théodore Ptochoprodromos deux passages importants que n'a relei'és aucun de ceux qui ont publié des chansons populaires relatives à Akritas. Le manque absolu de données n'a pas permis à Coray de comprendre ce qui pouvait se cacher sous ce mot Άχρίτης, qui, dénué de lettre initiale majuscule dans le manuscnt, a été pris par le savant Hellène pour un substantif commun.

Voici ces passages; dans le premier nous retrouvons bien iwtre Jiéros armé de sa terrible massue, ses braies flottantes rentrées dans ses chaussures, prêt à descendre dans Γ arène et à engager le combat.

Κα/ τις 'λκρίτης ίτερος vctl να βρί^η τότε, και τάς νοίεάς του νάμιτηΧεν, να ιτηρεν τα ftaJShh του, και μέσον νά κατέβ-ηκεν ιύύύς, ως άγβυρίττης, κα) να τους εσυνέτριψεν τους ναΧαμναΙους μίσους!

(Β. Vers 180—183.)

Le second passage suffirait, si nous ne le savions pas

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par ailleurs, à nous donner une idée de ce que fut Digénis Akritas, puisque Ptochoprodromos, un maître dans Part de

flatter les princes, n'hésite pas h lui comparer un empereur tel que Manuel Comnène.

E/' il irohXouctç ημδοι/Κψ rcSv μοναχοί oi irktt'n: ποιτ^σανι και οράμασι irpôi <s) τον HaaiKia, προς ai τον χρητομ/μτ^τον, τον aXijicSi φαττήρα, τον τΓοΧβμάρχον τον βτιρ^ον, τον νί'βν τβν 'ΧκρΙτψ, τον Μανοΐ/^λ τβν Κομνψ9ν, τον τ9,ζ τορφύρα( γόνον. (Cur«y ; Άτλκτλ, page 3•*•)

Après la publication du poème consacré à Digénis Akritas, je donnerai, en un volume séparé, le texte et la traduction française de toutes les chansons composées en Phomu'ur de ce célèbre personnage. Ce sera faire connaître Γ un des côtés les plus intéressants et les plus pittoresques de Niistoire Byzantine au dixième siècle.

Ό ΥίΟΣ TOT ^ΑΝΔΡΟΝΙΚΟν.

KHp'JSVHV τον ^λ>0ρό>/Κ0ν KOLl TTaÎC/'/UV Τψ ΚαΧψ Γ«,

έγγαατραμ^ν tma μψάίν^ της ωροος νά γε-^/τ,'ηι* ςτην φυλακτ/ν το γέν/ησε^ ςτά οίότ/ρα τα όρέφει. S 'Η μάννα του το τάγιζε φιχούοία μέ το yàOjx^ il Μΐ^ρ/σσα το τάγί^ε ιΡιχούόία μέ τα μ£>4' ■η μάννα του τού ίλεγε* «α, υιέ μου τ Άνορονίκου.» η Μ-ήριοΰα του ίλεγε• «ά, υΙέ μου τ Άμτιρά αου.η Χρονιάς έτΓίάαε τα ΰπαυΐ, και otérr^ç τα κοντάρι^ ΙΟ KJI, δταν έττάτι^αε τους τρείς^ κρατειέται ττα^λτικάρΐ' έβγηκε^ }ίΐα\α\ΥιυΥιΚε^ κάνενα ο^> φοβάται^ μ-ητε τον Τίέτρον τον Φα^άν, μ-ητε τον ΚίΚϊ;φόρον, μήτε τον ΙΙετροτράχτ^λον, τον τρέμ yj γη fqj 6 κόομος^ κ αν yjvai οι/η^ος ττόλεμ^ος, μήτε τον Kavîrayrfyov. 1 5 Έτρά^ίζαν τον μαΰρόν τβ • ττηοά, καβαϊ^ακείει • φτερνίΰττιριάν του χάριαε • πάνω 'ς βουνι έβγαίνει^ κ εύρ/ΰκεί τους Σαρακψούς^ οικίμιν άττνβουΰαν. — αίίικίμ/ν του τττβάτε σεΐς^ ττηοοΰν το κ jj γυναίκες^ δχι γυναίκες ατροφαις, μόνον έγγαΰτραμε-^αις. 2 ο 0/ μαύροι σας είναι èvvioL, κ §νας οικός μου οεκα' οψτε κγι άζαγκωνιάοτε με τρεις ^τυ^αις τ akuGih,

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