ASLAN-BEY ET VÉLY-BEY
Trois oiseaux sont perchés sur le haut de Monastir, l'un regarde Janina, l'autre Bitolia, et le troisième, le plus beau, chante tristement et dit: « Le printemps a été âpre, l'été sombre, et l'automne triste et empoisonné. Le vizir nous a écrit d'aller à Monastir.»
À Monastir ils sont allés; ils lui ont fait leurs politesses.
«Sois le bien venu, Vély-bey, s'écrie le vizir, Aslanbey, sois le bien venu; soyez les bien venus, mes enfants. Des plaintes contre vous me sont arrivées de toutes les provinces; vous avez complètement ruiné la ville de Kozane, et vous avez détruit Janina, le premier vilayet»
«C'est vrai, seigneur, nous sommes coupables; daignez nous le pardonner.»
«Je vous ai tout pardonné, et je vous considère comme
mes enfants; toi, Vély-bey, je fai fait pacha, vizir de Sa-
lonique!» Il appela le colonel, en secret il lui dit: «Prends
Vély et Aslan et traite-les en amis.» On les exposa au
feu d'une batterie. Aslan résistait, le moukhourtaris se hâta
de lui trancher la tête.
{É/nre.)
τδνα TTipq, τά Γιάννινα^ και τ άϊΧο τα Πρί/χ^Λ τα τρίτο^ τό KoXkiTspOj μοιρολογά και Xéyei' ce Το CTfKœa i] Αρβανιτιά και δλο τό ΐΐρβμέτι.η S Σάν τ άκουοΒ ό Σοάτ ΙΙααάς^ βαρβιά τον κακοφάντ^• τον Μιραλά-η φώναζε^ κρυφά τβ κουβεντιάζει• κΎοίμααε τά ταμπούρια αου^ τό ά%ιο τα νι^άμι.)) Ττ^ν νύκτα 'μέραν ίκαμε^ ςτά Γεφυράττλα φθάνει ' είκοαι ωραις <7ΓΟλεμο μέ τά οτταθιά ςτά χέρια• ΙΟ βάνει φωτιά ςτψ καααμττά^ και καίει τά σεράγια^ πιάνει τους μττέ-ηόες ζωντανούς^ τους ίφερε Ζεμένους.
Μωρ' ττερΖικουλα τον Μωρία, οέλα σου τταραγγείλω, χαιρέτα μου την κΚεφτουργιά, το γύφτο το Υιαν/άκη' ττές τους νά κάτσουν φρόνιμα, κλέφταις μψ περπατάνε, oèv ειν è περσινός καιρός, οεν εΐν ό Κ.υβερνψ•γ;ς, 5 τί τώρα vjpff ο βααιΚιάς άπό τη Μπαβαρία, συσταΐνει οικασττ,ρια, κόβει καπεταναίους.
Lxxxm.
Trois oiseaux sont perchés sur la ville de Bérat; l'un regarde Janina, l'autre Prérnéti; le troisième, le plus beau, chante tristement et dit: ««Dans la province de Préméti les Albanais se sont révoltés. >» Saïd Pacha, entendant cela, en fut vivement contrarié; il appelle son colonel et lui dit en secret: «Prépare tes retranchements et ta vaillante armée.» De la nuit il fait le jour, il arrive à Géphyropla; on se bat pendant vingt heures le sabre à la main. U met le feu à la ville et incendie les palais; il prend les beys vivants et les emmène chargés de chaînes.
{Épire.)
Petite perdrix de la Morée, j'ai une recommandation à te faire; salue de ma part les clephtes, le forgeron Giannakis; dis-leur de se tenir tranquilles, et de ne pas rôder en clephtes, car ce n'est plus aujourd'hui l'an passé, ce n'est plus le Président; maintenant il est venu un roi de la Bavière qui crée des tribunaux et qui tranche la tête aux capitaines.
{Morêr.)
Τρεις ττδρ^ικούλαίς καλούνταν ςτον ^ο çrèv ιτροιτηΚιο* μα Βίχαν τά νύ^ια κόκκινα^ και τά φτδρά βαμμένα, μοφολογούΰαν κ ίλεγαν, μοι^Χογουν και ΪΜγουν «Τ sïv το κακά τΓοΰ jivsrat ςτη μΑνη ςτό Ab^îZî; 5 làjBhavs τα Στριφτόμπολα èwià χιλιάδες Τούρκοι ' τρεις -ημερούλα/ς πολεμά κοα τριά ■ημερονύχτια, δ/χ«ί ^(£μΐ, ùtyuç νερό, οίχως κανά φονΰέκι.» Μιά Τουρκοπούλα φωναζεν άπο τα τταραιΰύρΐ' «Τούρκοι, παΰτε τον πόλεμον, παύτε και το ντουφέκι, ΙΟ νά κατακάτση 6 κουρνιαχτος, νά μετρ-ηογι τ άϋκέρι* να αάς έντύαω μάλαμμα, νά αάς φορτά^' ά&ημι, κ^ αν Zà μέ αοίΰουν τά φλαριά, πουλώ και τά ':κουτιά
TOf ΚΑΠΟΔΙΣΤΡΙΑ 'Η ΔΟΛΟΦΟΝΙΑ.
^0. ΟΥΡΑΝΟΙ μου, φρίξατε • και, yi^iCTia-^h οακρύΰτε• πουλιά μου, μ-η λαλΫιαετ2 ' άγ^οόνια, βουβα^ητε. Μ/α κυριακη ^Τ/μέρωαε, νά μ' είχε ζτ^μερώαεί' 6 YsM6spvYjTy]ç κίνγ^αε νά πάγι ςτην ακκλγ^ΰία'
S çTYjV πόρτα οπού πάτχσε ακύβει νά προακυντ^συ,
STRIPHTOMBOLAS.
Trois perdrix étaient perchées sur la terrasse au soleil ; elles avaient les ongles rouges et les ailes teintes; et elles gémissaient et disaient, et elles gémissent et disent: «Quel est le malheur qui arrive dans Lévidi? Neuf mille Turcs ont cerné Striphtombolas; pendant trois jours il combat, durant trois jours et trois nuits, sans pain, sans eau, sans une cartouche. De sa fenêtre une Turque s'écria: «Turcs, cessez le combat, cessez les coups de fusil, pour que la poussière s'abatte et que l'armée se compte. Je vous revêtirai d'or, je vous chargerai d'argent, et si les florins ne suffisent pas, je vends mes habits.» Trois fois les Turcs se comptent, et il leur en manque trois mille; les armatoles se comptent et il ne manque que trois braves.
ASSASSINAT DE CAPODISTRIAS.
ô CIEUX frissonnez et vous, chrétiens, versez des pleurs;
oiseaux, ne chantez pas; rossignols, gardez le silence. Un
dimanche est arrivé, plût au ciel qu'il ne fut jamais venu.
Le Gouverneur se mit en chemin pour aller à l'église; à la
porte par où il entre, il s'incline pour saluer. Deux beys
6 Γ$ύργτ;ς και ό KuvyTavrrjc^ Ινο μπέ>;Ζίζ τΫ^ς Mcbo^f, μίά ΤΓίΰτολιά τού filtavs^ φαρμακίρα μαχαίρι. Φίίν^ν έφύχχ^δ νά 'τΓ^, ιήι άττόφυύνο Ιέ Ûyalvst, τα ατόμα τ αίμα //«awîî, τ άχβ/λ/' του φαρμάκι^
ΙΟ κ -η γλώΰαά τ άγ^όονο^Μλεί ΰά> τα χελ/Ζονάκί• «riciffa/, λύγονατίνέ μ άίελφέ, λύγέρ άγαιτημίνί; γιά hooTs λόγο ςταΐς Φραγκαΐς^ άπάνα ςτη Ύωα^/Λ, νά οτβίλουν άλλο ΰαΰΐλεά^ νόφο^ μέα ςτψ Έ^λλάϊα.» Κα/ το μενζίλί ϊατβιλαν τά γράμματα νά φέρ^.
15 Kjy 6 βα'ΰίλεάς τα ράτοδ^ Νικόλαος 6 'Voùckç* « Τίά 'ττέΰΤά μυας^ μάρ Έλλί^ν^ί, κάνα κοίλα χαμττίρΐ' ττές μας γιά τάν αφέντη ΰας, γιά τάν Κυάερνγτη οας. » α ΥΙοιός ίχει ατόμα νά α τα 'TT^j νά ΰού το μΛλογτ^<τβ\ τον Κνΰερνητγ^ ακότυίααν Ινα μπέγ^ύες τγ;ς Μάνης. y>
20 Kjî à 6αΰΐλεάς ττού τ άκουαε, Νικό).αος à 'Ϋούκος^ και τρεις άρμάταις ωριαε μέα ςτό Μωριά νάροοΰνε^ τη }Λ.άνΎ} νά χαλάΰουνε και το Mc^p/à νά κάμουν. Πολλά ριτΰΐάλια ττέαανε απάνω ςτη 'Ρωαΰΐα' « Ώαύΰε^ αφέντη^ το 6υμό • λνττηδου και τη φτώχεια'
2$ tè φταίνε, αφέντη, ο'ί'Έ^Χηνες, μη^ά η τττωτχολογια, μόν φταιν εκείνοι <κοΖχανε το φοόνο, ταις οιχόνοιαις. Σάν περιβόλι ωμορφο είχανε την τιμή του, κ^ ait ταΐς οιχόνοιαις ταΐς πολλαϊς ίχασε τη ζωη του. Πικράοηκαν jj εκκληιιαϊ;, okx τά μονοΰτηρια,
3 ο έκλαι'ανε και τά αχολειά μέ τ αρφανά παιοΐα• άπ το Μίσ/ρ/ ηφερε μαν^ούλαις με παίύία, όπου τους εξεζκλάβωαε, τους Zi'vsi ελευθερία.
du Magne, Georges et Constantin, lui tirent un coup de pistolet, lui donnent un coup de poignard empoisonné. — Il jeta un cri, il essaya de parler, mais sa voix ne put sortir; sa bouche s'emplit de sang et ses lèvres de poison; et sa langue parla harmonieusement comme une hirondelle: «Où es-tu, mon frère Augustin, mon frère bien-aimé, où es-tu? Allons, faites parvenir cette nouvelle dans les pays francs et en Russie, pour qu'un autre roi nous soit envoyé et vienne dans la Grèce.» Et ils expédièrent une estafette chargée d'un message. Et l'empereur, le Russe Nicolas, l'interrogea: «Allons, vous autres Hellènes, apprenez-nous quelque bonne nouvelle ; parlez-nous de votre maître, parleznous du Gouverneur. >•
«Quel est celui qui possède une bouche capable de te le dire, capable de te le révéler? Deux beys du Magne ont tué le Gouverneur.»•
Et quand l'empereur, le Russe Nicolas, entendit cela, il commanda à trois armées de pénétrer en Morée, de ravager le Magne et de brûler la Morée. Un grand nombre de suppliques furent adressées à la Russie: «Cessez, seigneur, cessez votre colère; ayez pitié d'une malheurense province. Ce n'est pas les Grecs, seigneur, ce n'est pas les pauvres qui ont péché; ceux-là seuls sont coupables qui vivaient dans l'envie et fomentaient les discordes. Son honneur était comme un beau jardin, et par leurs discordes il a perdu la vie. Les églises et tous les monastères sont dans le deuil, les écoles et les enfants orphelins répandent des larmes. Il avait ramené du Caù-e les mères avec leurs fils, il les avait délivrés de l'esclavage et leur avait donné la liberté.»