MORT DE LA FEMME DE DIGÉNIS
Sur son lit de fer Digénis est à l'agonie; les médecins l'entourent, leurs livres à la main. Il lève la tête et appelle as belle. «Assieds-toi près de moi, jeune fille; assieds-toi près de moi, jouvencelle ; j'ai vécu en ce monde trente-trois ans, et maintenant l'ange [de la Mort] est venu pour prendre
mon âme >• Il presse les deux mains [de sa femme],
lui donne mille baisers et l'étouffé dans un étroit embrassement. ')
I) Suivant la tradition, Digénis Akritas près de mourir attira vers lui sa femme, comme pour lui dire un dernier adieu, et l'étoufla entre ses bras, afin qu'elle ne tombât point vivante aux mains de ses ennemis. — Cf. les Prolé^^omines du drame 0/ φαγόαις de Triantaphyllidis, page 49.