‹ Recueil de Chansons Populaires grecquesChapitre 52 sur 98 · LE PRIMAT ET LA VEUVE · texte numérisé non relu

LE PRIMAT ET LA VEUVE

« Aigle, toi qui perches sur les hauteurs et regardes sur la terre, prends garde qu'on ne se rie de toi et ne descends pas dans les plaines; les plaines sont remplies de lacets, et les montagnes de jeunes gens.» Et l'aigle n'en tint pas compte, il descendit dans la plaine, et des chasseurs le prirent et le mirent en cage. Ils lui donnent du pain« il ne le mange pas,- de l'eau et il ne la boit pas. Mais il tient quelque chose entre ses serres, c'est une tête humaine ; parfois il l'interroge et parfois il lui dit: «Tête, quel mal as-tu fait pour être becquetée par les oiseaux? N'avais-tu point de fausses balances et ne vendais- tu pas trop cher? » — «Je n'avais pas de fausses balances et je ne vendais point trop cher. J'étais un vieillard dans les villages, et un primat dans les villes. Je respectais les grands et j'avais pitié des pauvres; mais à une veuve, qui avait trois enfants et un petit coin de vigne, j'imposai une lourde dette et elle fut contrainte de vendre sa vigne. Elle croise ses mains et se rend à sa vigne: «Ma vigne aux larges feuilles, ma vigne taillée de court, on m'a imposé une lourde redevance et il me faut te vendre. >• — « Ne me vends pas, ma petite maîtresse, ne me mets pas en vente. Mets des vieillards pour me tailler, des jeunes gens pour me bêcher, et des jeunes filles vierges pour m'ébourgeonner; prépare douze jarres et cinq pressoirs, et avec mon vin je payerai ta dette.»

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5 V άνοΙ^ω τον τταράΖεισο^ νά *hà τους πε^αμμένους, 'Lspô'ta μερίά βιν ο/ άρχοντες ςτην Trhya ςτό κατράνι^ κ έβά'ίταγαν ςτά χέρια τους caxKoùha βου^^^μένα, Aff|/à μεοίά -η φτωχολογιά ςτόν ηλίο^ ςτον ^rpocr^ho, κ έβάΰταγαν ςτά χέρια τους λαμπάδες άναμμέναις*

[Ο — Θυμάμαι Srav πούλαες τ αλεύρι μέ το χά/ta, και τα κραΰί μέ τα νερό, τά γρόσια μέ τον τόκο; 'Εδώ φλωριά <Wy ''πάρχουνε, γρόαια Ζέν ΖανειζόντΜ^ μόνε λιΰάνι και κτ^ρι και κα6αρ•η χρυχούλα.

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