LE PÂTRE MOURANT
Je viens des montagnes, ne me demandes-tu pas ce que j'y ai vu? Un pâtre se meurt au milieu de ses agneaux; ses petits agneaux et ses brebis stériles le pleurent, et un bélier aux yeux noirs se met à danser. — « Laissez -le mourir, [dit-il], et que les chiens le dévorent, car il a égorgé ma mère, l'a fait rôtir et l'a mangée, et mes petits frères, il les a fait rôtir et les a mangés, et vous, infortunés, il veut aussi vous mettre à mort. «» — Et, de l'endroit où il agonisait, le jeune homme lui répondit: « Allons, bélier aux yeux noirs, si je guéris, je te rendrai ta petite brebis.»
248 CHANSONS GRECgUES.
'AmirTHiA, ζα/ψύοτ>;οα κ έττήγα va Vo^^ayo;• oiy sÏtt -η άχνα aov ipw/Yi vdp&fjç va ο^ς τι κά-Αί' κ àv ajipùi'7r^<suy μάτία /uou, ίέ ττβρχαλώ^ Γόί με, τον 'ττρώτό ΰ άγαττητίκ'ό μψ άλγ^ομόντ^'3έ μα. 5 bkS%ia /χίρ/α V 7/ κάμη,οα^ ζΐρ6/ά sivat τα στρώμα^ και λ), άγοίπτ^μέντ/ μου, φίλα με μί<: ςτο ντάμα* μ^ (l>o6'>;êfjç τη μώηα μου, μήτε την άοελφή μου, κ έΰύ, άγαττημένη μου, ττίκΛ ςτην κεφαλή μ^υ' δταν ποή) -η φυχού^Λ μου, 7ηά>38, aaGavuné με'
βάίΚτε μου τ άμττιτάκι μυου μα τα μοόέρνο τάλιο, πού μέ το κατηράα&ηνα^ ςτάν αόη νά τα ^άλ», βάλτε με irérsa ό'ελουοι κ άπό μετά^ ο'• φο . . . . Έ,έττλε^ε, κόρη^ τά μ/υ}αά, μάτια μ^ τά ΰγουριαιτά w
15 [f^<xi] Kka\pe με αιγά αιγά νά μη Φχ^α'γελά'ΐου' &Γάν ίό^ς και τον τταττά ςτη ακάλα νά ττρο^άλιι^ τότες, άγαττημ^η μου, ήρε φωνή μ£γσλη' δταν iûjjç τέΰοαρους νέους, τέ^^αρους άνορζκύμένους, νά ΤΓ^ς' « Κα/ το οορίτη μας γιατί μας τον ετταίρνουν^ »
2 ο Βάλτ^ μυου το σττα^ά/τ/ μου, βιχλτε μΜ το λουρί μου, βάλτε μβ το paÔtaja μα, &πβ Va η ζωη μα.
(( ΔιΙΧχΝΕίΣ μ£, μάννα^ οιάχνεις με, και νά μΐΰέφω (^ùm • νά κάμγις χρόνους νά μ Ιό^ς, μηνους νά μι άτταντηΰ^ς, νάρ^ ή λαμττρη η κυριακη κ η ττρώτ άρχη τον χρόνου, νάρθουνε τά καλημέρα, τ αϊ Τεαργιοϋ η σχόλη•
cxxn.
J'ai été malade, j'ai guéri et j'ai été près de mourir, et ton àmc cruelle ne t'a pas dit de venir voir ce que je fais. Si je retombe malade, ο ma lumière, viens me voir, je t'en prie; moi ton premier amant, ne m'oublie pas. À droite est ma chambre, à gauche mon lit, et toi, ma bienaimée, embrasse-moi sur la bouche. N'aie pas peur de ma mère ni de ma sœur et tiens-toi près de mon chevet, ma chérie. Quand mon âme sera partie, prends-moi, enveloppemoi dans mon linceul. Dresse une table de noyer et faismoi ma toilette funèbre; mets -moi mon habit à la nouvelle inode^ celui qu'on a tant maudit, afin que j'en sois revêtu dans le tombeau ; mets-moi une pièce de velours et de soie brochée d'or, et dénatte tes cheveux, ô jeune fille, tes cheveuxbouclés, ô ma lumière. Pleure-moi doucement, bien doucement, pour ne pas attirer les passants. Et, quand tu verras le prêtre s'avancer dans l'escaUer, alors, ô ma bien-aiméc, pousse un grand cri; et, lorsque tu auras aperçu quatre jeunes gens, quatre braves garçons, dis: «Pourquoi emportentils celui que je pleurer»» — Mets-moi mon épée, mets-moi mon ceinturon; mets aussi près de moi mon bâton, qui était [le soutien de] ma vie. {Corse.)
cxxm.