LA VENGEANCE DU MARI
Un beau jeune homme aimait une belle femme mariée, et ils se réjouissaient dans leur amour, dans leur douce affection; mais dans leurs plaisirs l'amertume devait bientôt germer. Le mari, le malencontreux mari, soupçonne la trahison; il s'entoure de ses compagnons et va suφrendre les amants, il les trouve qui prenaient leurs doux ébats sur le minuit; pour lit ils avaient la rosée, pour flambeau les étoiles. L'époux tue sa femme sans pitié, il ensanglante ses mains dans ce sein qu'il couvrait de baisers. Les compagfnons du mari se saisirent de l'amant, et ils amenèrent un cheval sauvage, trouvé dans les forêts; quarante hommes contenaient ce cheval indompté, et, comme une bête farouche, il hennissait et frappait du pied. Sur ce cheval on attache le beau, le malheureux jeune homme, ensuite on frappe le coursier pour le faire fuir, pour l'irriter. Pendant cinq jours et cinq nuits le cheval courut; il ne courait pas, il volait comme l'épervier de la montagne, il franchissait fleuves et forêts, escarpements et vallées. Le malheureux cavalier a le corps tout ensanglanté; au coucher du soleil, le cinquième jour, le cheval ploya les genoux et tomba mort; sur lui reste étendu son cavalier privé de sentiment; et les oiseaux sauvages s'assemblent pour dévorer les deux cadavres. En ce moment passèrent des voyageurs: «Venez, ensevelissons
35 a'Kkare va τον οάφουμβ aCràv τόν τταιυαμμίνο^ μψ τόνε φάνε τά ττονλίά και "ημείς κ()ίμα^τούμε. » Κ' έκεϊ ότΓού τού λυούΰονε τά ίρημα Ζεομά του, 6 νεόζ ΰαρειαναατένα,ζε^ άνοιγοκλΜΐ τά χείλν;, Τόν ττήρανε, τόν Ιάτρευααν άττ τψ κακνπορία,
30 και ΰααύ^άς i/Aoy/ce V ακεΐνα τά λτ^μέρια• και όέκα χρόνους ϊκαμε άακέρια νά μαΧ,ό'/γι^ τά μα\Μ%ε, τά αύνα^ε, τάκαμβ οκτώ χιλιάάβς^ κ έττήγε νά àKOtiajùji άττάνου ςτούς ίχορούς του, *^λόγα ΰαρανταήμερα ίκαφε τά χυοριά τους,
35 το 6'ρέφος ùèv έγλύτύοΰε τής μάννας ςτψ γαδτέρα* KJ] &J01 οί'ζΰ'άταις κγ} αν ττερνούν άπ τά καϋμένα yuipiy, ΤΓοτέ oèv τά λογιάζουνε ττώς άνορες λημεριά'^,αν, μόνε Ίτώς λόγγοι -ήτανε και φίοια κατοικούνταν. Πλψ 'λΖ/ο 6 νέος έχάρ-ηκε την 'κύίκηοι ττοΰ 'ττηρε'
4 ο γοργά κγ; αύτος έττάτψε ςτ άχνάρια τού θανάτου, ςτον άΖψ άγκαλιάσύ-ηκε μέ την άγαττητη του• Kjj ως το Ttaihî βαπτΐ'^ετΜ ςτην κρύα κολυμττήτρα, ^ται τους δνό ςτψ κόλαΰΐ φλόγα τους περισώνει.
ce mort, pour que les oiseaux ne le dévorent pas, ce dont nous aurions reproche.» Tandis qu'ils desserraient ses liens, le jeune homme pousse un profond soupir et entrouvre les lèvres. Ils le recueillirent et le guérirent des fatigues du voyage, et il devint roi dans ces contrées. Pendant dix années il réunit des troupes, il les réunit, les rassembla; il recruta huit mille soldats, puis il partit pour tirer vengeance de ses ennemis. Pendant quarante jours la flamme dévora leurs villages, l'enfant dans le ventre de sa mère ne fut pas épargné; et les voyageurs qui passent par ce pays désolé, ne se douteraient jamais qu'il fut habité par des hommes, mais [croiraient plutôt] qu'il y eut là des forêts où les serpents avaient leurs repaires.
Mais le jeune homme ne jouit pas longtemps de sa vengeance, bientôt il tomba lui-même dans les griffes de la mort. Dans l'enfer il serra dans ses bras son amante; et comme l'enfant est plongé dans le froid baptistère, de même les flammes infernales enveloppent les deux damnés.