SUA LA RÉDUCTION DE LA VILLE DE MASCON
A. SA MAJVmL
Bl 8û chante sur un cKant nouveau,
Voici le jour bien heureux
Et la journée saincte
Qu'il nous faut estre joyeux.
Car d^un cœur sans feinte Nous crierons d'une grande allégresse :
Vive le roy et toute la noblesse.
Tous habitaus de Mascon,
Rendons à Dieu louange,
Et nos voisins appelons
Pour sortir de la fange ; Et pour crier d'une grande aliégresiBC : Vive le roy et toute la uoWcsse.
5 C'est le Toy le plus huiDain
Qui futjam^s au monde.
Dieu luy a tendu la main ;
En luy tout bleu abonde , Et si n'a (las snn preil en vaillance ; Vive le roy de Navarre et de Fraiwe.
i Metlons-nniis tous à genoux Avec les tnaius jointes, Prions le grand Dieu de tons Qui par ses grâces saintes Fasse régne*' nostre bon roy de France, Pour nous lirer hors de toute soulTrance.
S Qu'il ctiasse ees ennemis Si loing de nostre France, Qu'ils soyent à jamûs banub Et chastiez à outrance.
Et que la paix iiuus demeure pour arre : Vive le roy de France et de Navarre.
G Prestons-luy tous serment
De vraye obéissance;
Gardons-le infailliblement
Anosire roy de France, A celle fin de n'avoir plus la guerre ; Vive le roy et par mer el par terre.
7 Remercions le gouverneur De nature gentille.
Lequel a avecquo honneur Tenu en faix la ville, II ostera de discorde la barre :
Vive le roy de France et de Navarre.
8 O le saiiict Dimanche heureux Du mois de may quinziesme Que le roy tant généreux,
Du nom d'Henry quatriesme, Des Masconnois est recogneu vray prince Vive le roy et toute sa province.
9 Si quelqu'un est endurcy Par FEspagnole race,
S'il demande au roy mercy,
Le roy luy fera grâce :
Sus donc, François, chantez en allégresse, Vive le roy et toute sa noblesse.
10 Vive donc ce grand Bourbon, Restaurateur de la France, Vive aussi son grand renom.
O Dieu, par ta clémence, Fais-le longuement régner en ce monde, Puisqu'en luy seul toute vertu abonde.
aun L\ RÉDUCTION
DES VILLES DE PiHIS, ORLÉANS, ROUEN BT LÏON,
1 Oi'Eéans, Paris el Rouen, Qui sont rendus maintenant, En voyant Lyon la Julie Qui a recogncu son roy, Comme prince de sa patrie ;
2 Lyon, pi'ochain du Savoyart.
A bien monstre qu'il est soldat.
L'une des ciels de France, Et vous a nioiialré le clieinin Pour vous oster ors de souffrance
ï Espagnol, Angloiscl Lombard, Napolilain et SnTOyartl, Vous n'aurez plus licence De gouverner ce bon pays, Qui appartient au roy de France
i Vous tremblerez dessous le Lys,
1^ f1t;Mi' blanclie de si grand pris, Vous iioiit reluirez par force Ce [|iie imus vous avons prrslit, En despit de toutes voa torcui.
5 France vous a favorisez,
Vous vous en teniez trop prisez Et n'avez scen cognoistre L'honneur qui vous en procedoit; L'on vous rccognoit pour des traistres.
6 Rendez les villes et chasteaut Où vous avez tant fait do maot ; Car si nous y entrons de furie, Nous vous ferons par grand «ffart A tous soudain perdre la vie.
7 Rendez au d'Urfé Mont-brison^ Pippel, Toissay à ce Lyon,
Et fuyez de Servière,
Qui est source de vos roathetifs
Que vous suyviez naguière.
8 Allez-vous-en à vos maisons Avecques vos petits mignons De quoy Vous faisiez compte, Mesprisant les braves seigneurs, Les marquis, barons et les comtes.
9 II vous sera expédient 1)« rechercher ditigcment Vos maisons et patrie,
Nous n'aurons que faire de vous ; Or, vive France la jolie.
dO Celuy qui a faict la chanson, Un capitaine de Lyon, Menant joyeuse vie Dans le chasteau de Vernayson, N'engendrant point mélancolie.
CHANSON NOUVELLE