SUR LES CONCJVESTKS CU ROI
Sw ;. chanl d« la Rochfik.
Vive le roy d» France
Qui nous t»t en ce lieu
Et la grâce de Dieu.
1 Quand ces pervers Lorrains,
Pleins d'ire et do vengeance,
Eurent sonillê leurs mains
Au noble sang de France,
Dieu leur fit re^islancc
En nons donnant un roy
Plein d'Iionneur et de vaillanee,
De JHsiice et de foy.
Vive le roy, etc.
2 Ils pensoyent avoir fdil ^^^
D'avoir tué leur maislre, ^^H
Mais leur propre rorr»tct ^^|
Leur a tait recognoislre ^^|
Que Dieu a fait rcnaistre ^^|
Un qualriesme Tleury, ^H
Heureux, vailljint, ndextre, ^^|
ht aux armes n^urry. ^^^H
Vive le roy, etc. ^^H
5 Ce incnrlre ainsi commis, (*c iel)elle du Mayne.
Vax caiiipagiie s'est mis Kl avec luy y mayne Lue armée Lorraine D'Espagnols ennemys.
De Péglise romaine £)ii couvrant Tennemy.
Vive le roy, etc.
4 II eust en moins de rien Une grand troupe d'hommes, Vallons, Italiens,
Mais peu de gentilshommes S ils Turent en somme Combattus bravement.
En attendant de Rome Un excommuniement.
Vive le roy, etc.
5 Le roy les repoussa
Hors toutes ses tranchées, Leurs Lansquenets chassez A force coups d'espées, Les ayant occupez.
Faignant de ce vouloir Leurs enseignes laissées Rendre sur son pouvoir.
Vive le roy, etc.
G Le Roy fut le vainqueur, Rrisant cette canaille; D'hardiesse et de cœur 11 gagna la bataille
Que d'estoc et de taille Lem* camp loiiv fit quitter; Toute ceste marmaille Ne liiy peut résisler.
\iïe le roy, etc.
7 Sitost i)ue son secours Fut venu d'Angleterre, Ce fut tout leur recours Qu'à s'enfuyr grand erre Pour passer \a rivière Tirant devers Paris,
Ils tournoycnt le derrit^re.
Houleux mal aguerris.
Vive le roy, clc.
8 Le Roy ne perdit lempa Ains les suyvan^ sans cesse.
Arriva à l'instant
Près de leur forleresse ; Briet, si fort il les presse Qu'il gaigna leurs rauxboiir^, Quittant de hardiesse Rues et carrerours.
Vive le roy, etc.
9 II s'esjouira trois jours Avec toute l'armée, Mais durant tels séjours Cesle ville opprimée K^t de douleur pasmëe j Enfin manda quérir Geste rare milice
Qui le vint secourir.
Vive le roï, etc.
— 5ÎW —
10 Le Roy les attendit Quatre lieux dans la plaine, A un trompette il dit :
Dites au duc du Mayne Présentement quUl vienne, Qu'icy je Pattendray Pourveu qu'a luy ne tienne Que je le combattray.
Vive le roy, etc.
11 Le roy voyant que point Il ne faisoit sortie, Son armée divisoit
Et mande une partie Garder la Picardie, Sa Majesté tira De la reste suivie Linas, près de là.
Vive le roy, etc.
12 Le lendemain, il print Estampes, longuevilles.
Sans séjourner il vint Tout soudain à Joinville, Qu'il print estant utile Pour mieux boucher Orléans, De la beauté fertile Venant bleds de léans.
Vive le roy, etc.
15 A Vendaume il s'en vint, Sa terre paternelle, Quant il luy ressouvint Qu'elle luy estoit rebelle,
Il envoya vçrs elle
Sommer le gouverneur.
S'illuyseroit ttdellL- Liiy taisant trop d'honneur.
\iïe le roy, etc.
CHAHSON NOUTELLE
sus LA PRinSE DES i B U
1 Le dix-huic[ Be|)tembre dernièrement ]>assâ, Dana Lyon, bonne «ille, se sont barricade Contre ces Havoyars qui ne sont (jne canailles, Et maudits Es[iagiiol9 qui ne valent pas maiHes.
2 La noblesse ffançoise a mandé à Lyon'
Qn'an se donnast de garde d'une grand trahison , Que ce (Tsistrc Nemours Faî-iuil sur iinslre ville Pour puis nous saceagei' iil nom mettre eu ruine.
5 Les Messieurs de la ville se sont tous assemblez Dans la innison de ville m'] \U ont accurdtï Que de ce Savoyard n'en falliiit It'uir eoiniitc, Le falloit laisser ta pour luy moiisirer son lioiitev
4 O prince savoyard, tu estois trop heureux D'avoir en gouvernance un peuple si piteux ; Tu estois trop heureux d'avoir en gouvernance Un peuple si bcning, le plus doux de la France.
5 II fait venir ses troupes autour de Lyon,
Des maudicts Espagnols , Bourguignons et Gascons, C'estoit pour nous ruiner et saccager en somme, Mais nous avons monstre que vrais François nous sommes.
6 Et celuy que Ton nomme vicomte de Chamois, Gouverneur de Toissey, fort bien s*acheminoit, Pensant avoir Thonneur de ceste entreprinse ; Mais il demeura court aussi bien que sou prince.
7 Et ce brave Marquis, qu'on dit de Fortuna, Qui se mit à pleurer lorsque Ton Temmena Chez monsieur de Lyon pour entendre Taflaire Touchant la trahison qui luy fut fort contraire.
S II commença dès lors à bien se soavenir Des meurtres et larcins qu'en France il a commis, Et, se désespérant, un poignard il demande, Afin de se tuer avant que Ton le pende.
9 Ce gascon Montespan, avecques d'Arbigny, Estoyent desjà tout prcsts, pensant de s'enrichir, Mais on leur a monstre qu'on ne les craignoit guères. Leur ayant faict sentir qu'ils sont trop téméraires.
0 Ce monsieur Du Chelas, apostat renié, Avecques beau n gard il les falloit nié Et leur faire sentir le mal qu'ils vouloienl faire; xMais on n'en a rien faict, n'estant point sangainaire.
11 Donat fçîiil bien comment tout l'a ffdire passoit Avec Ln Rreloiihit're, qui [intlniit escrivoit
A ces braves voleurs qu'ils vinssent en diligence ij'aidcr à saccager une des clefs de France.
12 Et ce machiavclistc sorcier Ju Ferraroia,
Qui vouluit mettre eii ruine les pauvres Lyoïiois Par CCS maudits conseils qu'il donnoit à son prince, Le pensant faire roy de toute la province.
15 Qu'en veiit-on faire là qu'on ne le fait mourir, Aussi bien eu ce monde il ne fait que languir, Estant estroupiat des gouttes qui le mange, Qui luy puisse tenir et Iny vingne le cancre.
li Le Marquis de Violence est parly de Rion Avecques cent chevaux pour venir à Lyon ; G'estoit pour violer les Femmes et les filles, Piller et saccager et nous mettre en ruine.
13 O Marquis, ce n'est pas nous rendre te guerdon Des biens que t'nvons faicl, estant devant Lyoïi, T'avons nourry petit en ayant espérance
Que tu s«rui^ en tout le soûlas de la France.
16 Tu dois bien louer Dieu, ù peuple Lyoïmois, De t'avoir fait la grâce d'cstre encore François; Mais ce n'est rien de fait si tu ne persévères, Rompant la leste à ceux qui voudroyent le contraire.
17 Qui a fait la clianson, c'est un vrai Lyouoia, Et encore davantage un naturel François, Combattant pour la foy aussi pour !»a pairie. Jusqu'au dernier soupir y exposant sa vie.
xxr CHANSON NOUVELLE