L'ADIEU
DE9 TRMSTRCS DE LÏO.
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El K an.di ,ur «« chant Mmtc».
1 Adieu, troupe Combourgeuise.
C'est la noise Qui vous a faîct absenter.
Faute do bonne concorde,
C'est la eorde Qu'en bas vous a taict trébucher.
2 Pour avoir à la patrie ^ Trop d'envie
De faire un Jasche meschef, INous sommes en cesle sorte
Uor.s la purfe Mi= uoui et nostre ehel.
5 Dire que iiostre folie Est périe Nous pouvons à ceste fois; Ores uostre tyrannie
Est bannie A jamais du Lyonnois.
4 Que dira le duc de Mayenne
Qui se peine Avec nous se maintenir?
Puisque nous n*avons peu faire
Que son frère Libre soit peu devenir.
5 Les Dieux nous sont bien cotitniires ,
Nos affaires A bien n'ont peu réussir.
Et toute nostre industrie
S*est périe, Il nous faut tous desunir.
6 TIelas! bourgeoise assistance,
A la dance Vous nous avez devancez^ La peine nous est bien defie,
Pnisqu'à Theure Ne nous sommes pas trouvez.
7 Nous vous enchargeons nos femme»,
Et le blasnie Ne leur soit point imputé.
A 1105 enfans cest outrage
En tout ange Leu.' sera il reproché.
8 0 Dieu, grande est ta jiisticp :
Tii visiter Ceux qui l'ont trop offensé.
El le péché point u'enilnre
A ceste heure, Sur nous lu l'aa bien loui-né.
9 Tu punis (le droict nos fautes, Puisqu'ntix autres Nous avons bschemcnt fnict, Garde doiii.^ qu'en la présence,
Veu l'offense.
Il nous soit aiiisL fakt.
m Adieu donc Lyon la ville
Tant jolie, Où nous prenions nos nba».
Et qui esloit eouvcrnée
Par menée.
C'est ce r]iii nous a mis ims. ^^^^M
11 Citoyens en ^^^^^Ê
Un autre gouverneinenl ^^^^^^| Soubs Une lionne police ^^^^^H
Durera éiernelleinent. ^^^^^^^H
12 Adieu ]ei murs de b ^^^^H
Ne sommes d'y demeurer; ^^^^H
Danx cinq ans les portes, ^^^^H
Comme aux ^^^^H
nous ^^^^^^Ê
i5 Au moins si t'écharpe blanche
Sur la manche On nous vouloit attacher, Et que nous en fussions quiètes,
Le mente Mous feroit party changer.
CHANSON NOUVELLE
DE l'oPIMASTRËTÉ DE CERTAINES DAMBS DE LYON.
Et se chante sur le chant :
Dames d'honneur, je vous prie i mains Jointes.
1 Dedans Lyon y a certaines daines
Qu'il semble veoir estre mauvais gens d'armes, Tant tristes sont de ce doux changement, Et vous diriez que c'est bien à escienL
2 VAles vous font de leur propheteresses. Vous jugeriez que ce n'est que sagesses A les ouyr de TEstat discourir
Et du danger que prêvoyent venir.
3 Non, non, mes Dames, ne soyez si sévères Euveis celuy qui nous rendra tous frères, i\e nous tenez |)our des séditieux
Muis pour le bien commun fort soucieux.
i Mais quant on leur pnrlo de cette sorlo Elles fe fâchent et comme demi mortes.
Dressent les ycu\ et jettent gros soupirs De ce qu'on a osCù tous leurs desit^ :
îï On n'a rien fuicl, disent elies, qui vaille ; Noua antres hommes ne sommes que canaille, Hors de l'Église pour avoir ceste fois A bon escient crié Vive le Roy !
fi J'aymerois iniouï, dit dame Porroqoette, Mourir cent Tois et perdre ma js<|uette, Qtie d*obéir â ce roy Navarroia Et l'appeler prince roy des François.
7 Y en a d'autres à qui l'on a faicl croire, Pour mienx de lui obscurcir la mémoire, Qu'il ne croit pas au sauveur Jésus-Clirist, Et par ce n'est eondiiict du Saîncl-E^prit.
S Vous en orrez d'autres tant opiniastres, Vieilles tesveuses et mauvaises et marastres, Qui barricadent comme les vieux mollets Et de dcspits mordent leurs Ijourrelets
9 Nous sommes tous, qui croiront â leur dire, Bannis de Dieu et qu'il nous faut maudire ■■ Et (|ui pis est nous sommes devenus Tous huguenots, bref sommes mal venus.
10 Tel est le chant de ces dames Collettes, Et eneor mleuK dessous leurs aureilletes Ont imprimé qu'on leur a faicl grand lor D'avoir admis ccluy qu'on voudroil mor
ort ^^U
il Mais en voicy qui font bien autres plainetes Et de regrets sont grandement atteLatee Quand leurs maris on a chassé deliors, Pas] es, deCaicts et comme demy morts.
12 Gestes icy ont mieux de quoy se plaindre S'il leur valoit, et ont encore à craindre Beaucoup plu« pis si le Roy n*a mercy De leurs maris et n'en prend le soucy.
i5 Cela leur est un remords de conscience £t toutes fois faut avoir patience, Préméditant qu'ainsi leur esprit est-Q fialct Comme à ceux U contre qu'ils ont meffiiict.
i4 Bien il est vray qu'on se fut de la troque Assez passez, croyez que je me moqué ; En serions souvent dit on bien vray?
Ceux ne le sçavent qui n'en font pas P^ssay.
d5 Si se faut il bonnes dames résoudre Et de patience encor un point coudre»
Patience faict faire digestion A des soupirs et dueils un milion.
16 Contemplez toutes, contemplez, je vous prie, Ceux qui de mort sont retournez à vie. Que vos maris ont cy devant bannis.
Vous leur voyez les visages pollis.
17 Ainsi luyra de vos maris la face
A leur retour, Dieu leur en doint la grâce, Et tel retour soit ainsi sauve et sain, Rendu leur est le change dans leur seing
5 Yoicy Pomona la befle
Qui près d'elle Voit son amy Yertanano»; Voicy Yertumaus qui, d'aise,
La rebaise Mille fois le jour et plus.
4 Voicy Vénus Cythérée
Bien parée, Qui tient Mars énamouré, Ses grâces et mipuardise»
Bien apprises Des combats Font retiré.
5 Voicy du sainct Mont Parnasse
L'humble race De Jupiter qui descend;- Voicy toute ceste plaine
Desjà pleine De son doux fruict plus récent.
6 Voicy des nymphes cent mille
A la file, Qui sortent des eaux et bois, Chantant toutes ensemble,
Ce me semble.
Le noble sang Bourbonnois.
7 Dieu vous gard% troupes gentilles^
Dieu gard' filles, Dieu vous gard' toutes et tous.
De giAce où allez-vous, belles
Immortelles?
S'il vous plaist, dites-le uousi
8 Nous allons chassant discorde,
Eli coDCorde Maintenant ici vivons :
nous l'offrons, à ta vaillance,
Boy de France, Et Mars vaincu te livrons.
9 Roy généreui, franc et sage,
Ton partage T'est si justement acquis Que par l'Union perverse
Qui renverse Jamais ne sera conquis.
10 Jouis donc des verds boccagos Et rivages, .louis des fruicls de nos cliamp^.
Nous sommes de Ion lignagi;
L'iiéritage Malgré l'Espagnol mescliant.