‹ Recueil de chants historiques française (volume 2)Chapitre 106 sur 120 · DE LA P&INSE DU VISCONTE DB CUAMOIS · texte numérisé non relu

DE LA P&INSE DU VISCONTE DB CUAMOIS

Sur U chant :

Dieu tout premier, pois père et mère bonAore, etc.

1 L^Espagnol sot cherche toujours querellé, Comme eriiel et raesehant, dcsloyal,

Qui n'est à Dieu ni aux hommes loyal, N'exceptant nul tant luy soit-il fidèle.

2 Les lolx il rompt divines et humaines. Ne croit en Dieu ni à sa mère aussi (Ne ce qui est partout ce monde icy).

Ne redoutant sa vertu et son hayne.

5 Partout il va et il revient sans cesse Pour renverser de Dieu T intention, Mais iL fera que leur abusion Les mattera par leur même finesse.

4 Ils ne peuvent rassasier leur courage Du noble sang du François redoubté, Et ji]sq,ues là sont si fort dehonté, Que du malheur rassasient leur rage.

5 Mais nous voyons Dieu, lequel nous faict ctaiadrtf, Nous fait gagner le dessus jà perdu,

En nostre lieu les \ oyons esperdus

En consumant du grand jusqucs au moindre.

6 Noud le tenons le grand vach^ tk DombM, Qui ne tasdiuit qu'à puiser nos maisons, Nous menaçoit d'estre sa venaison,

Maiâ Dieu nous a osté de ses encombres.

7 ?ious le lenons rie Cliamnis le viscojite. Qui en Savoy alloil pour nous ruyiier,

Et pcnsoit rendre le (^ha^leau le plus cher Qui fust en tout le bon pais de Doculie.

8 Mais nostre Dieu cognnisFant leur courage, Caut et meschaiit plein de toute rigueur,

A destourné loing de nous ce luallieur, Les Taisant vivre eu coutiuue rage.

9 Ils s'en iront tous les luescliani en friche, Que nous vouloycnt i tort Taire mourir Pour de nos bicus trai^tlres se rcsjouir : Adieu donc ceux de la maison d'Austricbe.

10 Adieu ceux-là d'Espagne {larlie, Adieu aussi adlieretjs aux Liguenre ; Plus ne verront vos cori'onipues mœurs, PoTir les Bourbons faut faire deapartie.

11 Adieu, Lorrains, la Savoy et l'Espaigne; Vous nous avez tejiu en grand langueur, Tout le passé )]ii'au,=si l'aage Tulur.

Ores est temp^ ({ue sortiez de campaigne.

12 Si tes meschans voyent leur destinée Pour qiiel(|ue temps en ce monde mortel, Encor qu'on voit trembler perpétuel :

Sachons qu'icenx ne sont pas de durfe.

45 \ons le (lovons bien donc remercier De nous avoir délivrez de Tennuy Qui nous eust faict mourir en grand enniiy, Pour de noz biens grands thresors amasser.

i4 Et reposant en un sommeil paisible, Nous eussions eu la mort dedans le cœur. Ainsi qu'eussions senty nostre malheur, Qui eust esté à nos enfans nuisibles.

15 Ils se vantoyent par leurs langues perverses D'estre baignez dans le sang Lyonnois, Avant que voir tous leurs derniers abbois, Kt que fussions tous renversez par terre.

16 Puis devant nous vouloyent violer nos femmes Pour nous combler de toutes malheurtez,

Et jusques là cstoyent si hébétez,

Qu'il rcsscmbloyent des boucs par trop iofames.

17 De grands Bourdcaux vouloyent remplirnos temples Pour assouvir leurs désirs malheureux,

Ne recordant qu*un nom luxurieux

Pour nous souiller par leurs meschans exemples.

\% Mais nostre Dieu qui voyoit leur courage, A bien veillé alors que nous dormions.

Qu'en nos maisons en joie nous couchions, Ne redoutant leur fureur ne leur rage.

19 Or, rendez-vous dessous Tobéissance De nostre roy auquel sont les vertus, Oui onciiues furent à nos rois cy dessus, Va\ redoulant sa très^juste vengeance,

Loué soit Dieu, nostro Dieu aimable Qui nous fuict vuii' sa |iuUsiiiicc <:( pouvoir Noslre cher foy fleurir nous Titisant voir, Mettant à fia la Ligue abomiufllile.

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