‹ Recueil de chants historiques française (volume 2)Chapitre 13 sur 120 · REFRAIN · texte numérisé non relu

REFRAIN

Au fan feyne Frerelelan, f^ufan, feine

Frerelàti, fai), Fr0r« le lan fan feine fin !

Boutez selle,

Boutez selle ,

Boutez selle «

Boutez selle I

Avant, avant.

1^ GeQi d*arine8, à cheval, Genad'armea, à cheval, Gens d'armôjiy à cheval, Tost à Testendart, tost a Tcsteiidart,

Avant, avant*

Fan» fan, fan, fan, Fan, feyne, fan.

Frère le lan, fan, feyne, Frère lan, fan, feine, fan. (^er.)

Farira, rirara, lala, farira ri, La, la, la, Iq, Tricqqe, trac, tricque, trique, trac, Patac, tricque, tricque, trac. Patipatac, patipatac, Alarme, alarme.

Choc, choc, patipatac, patipatfuc.

Escampe toute frelore La tintelore frelore, Escampe toute frelore La tintelore frelore, Escampe toute frelore, bigot I (1er. }

!'• CHANSON

SUR LE SliGE DE MÉZIÈRBS. \^^

ELOGB DE BAYARD.

J>« bourgeoys de Afézièreg aux boni eapilainet et protecteurs

du dici Mézières.

i Dieu doint honneur et longue vie • <

Aux bons protecteurs de Mézière, • Qu^ils nous ont saulvé lotre vie Tant par devant que par derrière.

Ceulx qui sur nous avoient envie Ont trouvé si forte barrière, Que maulgré leur dens et leur vie Furent contrainctz courir arrière.

2 On doibt bien avoir souvenance De Bayart, Montmoreau, Boucart, Larochepot, et leur vaillance. Bayart mordoit comme ung liepart ; Moreau rua trop par ouUrance, Lorge secourt, confort Boucart.

Sans eulx le royaume de France Ëstoit en danger d'uug bon quart.

5 L'aigle ne sceut pas enfronter Hochepot plus forte que pierre.

Nansot ne Toza confronter; Maulevrier la broche tint serre.

Tous ensemble feîrent (rote# Les fdulx Henouycrs ds grand herre.

Le roy les commanda froter A Bapaulme, dedans leur terre.

4 Et faut il mettre eu eubliancc L*ardent et furieux courftige Qu*avoit d'iceulx toute aliance?

Piéton francoys disoit : J^enraige Que nous ne marchons eu deffense.

Brief nfy avoit pas le bagaige

Qu'il Ile voulsist mourir pour France ; Combien que soit ung dur passaige.

5 O très chrétien roy de France, Si TOUS sçaviez Tardent désir De batailter, et la vaillance, Les labeurs qu'oill voulu saisir Vos bons adventuriers de France, Tant qiiUl en a fallu gésir,

Leur donriez quelque récoqnpense, Se c'estoit vostre bon plaisir.

YIII

SUR LE SIÈGE DE MlBZIÈRES.

La Réplique des hourgoys de Mézières au comU de Nansol

et à ses gens.

i Comte Nansot, Félix, Francisque, Qui cuydés user de finesse, Fawlse nacion trop inique, Comment avez la hardiesse

Contrevenir au roi Franeîsifiie?

A dit par foy de genlile^se, Puys qu'à luy votiliés avoir ptecfuf.

Qu'il se vengeroit par rudesse.

2 Vous avez brnsl^ des tîflaîges Qu'à vous fut ^ande vîlferile; C'estoyent toz nutritif/ passalgc^ Pour veftir en France Jolie Quér?f tncfi^cieux bruraiges, Des quclz votfs faisiez chère lye.

Fusfes p!u§ sotz qu*oiseaulx Yollaiged D'avoir commis cesfe follye.

3 Lors disiez que te roy couvoit, Puis qu*il ne venoit-i[^ défense, En son noble cueur cqpcevoit La vostre folle ouÙrecuydanco.

Contre vous guerre ne mouvoit, De sa foy n'avoit oubtiance.

Quant a co^%neu qu'on le grevoit, S'est venu venger de Poffense.

4 Yous veniez par une couverte Commencer la marche assaillir, Avoit encoires la main verte Contre vous ne totiloit faillir.

Vostre penséa fut ouverte Dedans Mouzon, et au saillir Toute trahison fut aperte ; Vérité ne peult défaillir.

5 Combien que (iMisiés grosse armée»

Gantoys, Hespagnaltz, Bourguygnons, Guerre de paysans amassée, Laneequenetz et Brodions.

Hennoyers, coupeurs de ramée, Vous ne vaiiez |)as dcuix ougncms, Car Yosire avant- garde affamée Eu vaîfi g^eta toil» ses eauons.

6 Vous |ié vouliez ^cujçi jdommaige , Au rmulmc de France ff^-e j Sembfoit à yastre doulx langalge Que n'estiez motifs de l'affaire.

D'ung faulx maulvais traistre couraigc Vol» avez faiot tdut t» eoiiiraire.

L'on sç>cagera du dommaige

Et s'on uê vuclli corame voas faire.

7 Après pe y<;>sjre 9i^ Jt^'up fiere ir Eut bM^ l'air S|U)$ |H>ipr pran|^ i.a MosU'ç JieHi^e Pls^e, Craingnaut moult fort la salagoandre, Elle s'envolla par derrière, Cuydant à ^nt Quentin daseendre.

Le blanc lyon de sa griffière

Luy feit bien ses aeti^ dm^idre.

SUR LE SIEGE DE MÉZIËRES

S*ensuyl une ballade.

Cheval feuveau, au pied blanc, deiay moil^ Fui a Mouzon aveugle, sans voir goutte ; Honte le suyt qui le pique et le mort Connue vif iUard efféminé par g^Matte^.

Bayart hanist et demande la joulte; Bourgoigne fuyt, Tempire est en decours, France poursuyt, boutefeux ont eu cours, Lorrayne dort, Escosse est en escoutte ; Allemans ont peur, Metz les assauts redoute, Flandres ymagine à recouvrer secours ; Les Henoyers se mutinent tousjours.

Ëspaignolz sont esbahiz sur tout homme ; Bannys ne sont bien asseurez à Rome, Crainte conduict hors Neapolitains, Gueldres en secret fait ouvraiges haallaius. On fait â tort grand oultraige à Guyse' Qui est absent : son fer trempe, aguyse ; Mars brule et art ses glaives de sang tains.

La salamand uourrist et s'y estainct ; Quant du lyon assiz sur la terrasse Le cerf -voilant espérance conduict, De soy venger le tigre prent déduyt.

Promesse court entre France et Venize; Pape est pensif, et Leuter prophétise.

Le Liège est tainct de rqpge, espérant De faire Taigle à Millan impérant.

L'aigle a dueil de quoy son bien expire, Mais de deux maulx fault éviter le pire. Ne veult Murger plus de florins bailler, Ne Allemans sans argent batailler. Suysses plus prestz à manier la picque Que maistres aux arts recouvrer pragmatique ; Navarre enlend à recouvrer le sien :

Quant de la Marche on n'y entend plus rien.

— ià —

En la balauce est la paix et la guerre Pour en juger en mode d'£ngleterre ; Mais Luxembourg n'atond plus que hazart : Tel veult sans droict le bien d'autruy conquerre Qui du sien propre il pert la plus grand part.

4« CHANSON

SUR LE SIÈGE DE MÉZIÈRES

Sur le chant : Il li'est chance qui me retounie.

i L'empereur a faict une armée, Monsieur de Nansolt, lieutenanli Il a monstre qu'il est meschant, Car^il ne Ta pas bien menée. .

2 Nous n'yrons plus à Valenciennes, Car Tempereur s'en est allé ;

Au départir il a plouré,

Car sa boUrce n'étoit pas plaine.

3 Chasteau Bouchain sur la rivière, Le roy passa le pont d'Aulgny, El là trouva ses ennemys;

Il les a faict tourner arrière.

4 Millort Cambry a mis grand peine De pourchasser Tappoinctemcnt ; >'ous leur donnons trt'sves ung an, C'est pour repi endre leur alleine.

5 INous n'yrai^s plus à Yaleociciiiv^s^ En France nous fault reloumer, ]Nou9 garnisoQs nou» fault chercher Ea attend^Mit que re»ié vienne.

&• CHANSON

Chanson d» fa l'o/k «n^j^fiie eu Mmoytrs, dMâus k chant : Cy congé prens de mes belles amours.

1 Les Henoyers, rempli» d^onUreeuydanee^ Se sont enjoinetz avec les Fiamans > Pour venir faire le vendenger en France, Se sont partiz à tout grosse puissance Tant Barbansons^ Namurois, Allemans.

Mais les dronquars, godalliers ignoranç, Du boys tortu n'ont point gousté le fruict ; Sur Henoyers les Françoys ont le bruyt.

2 Ces quenteleurs ont fait plusieurs efforts Devant Mezières sans lui livrer assauU, Disant ensemble : Nous sommes les plus fors. Mais aux portes sont venus les Françoys, Sont rués jus et mortz, le eueur leur fault, Mais ung Bayart leur fist franchir leur sault. Car devant luy toute l'armée s'enfuyt, 8ur Henoyers les Françoys ont le bruyt.

5 Hz ont cherchez et ne sçavent trouver Le cueiir du roy trôs-chreslien Françoy». Par leur follié ils avoient mis couveir Picquars, Normans, Beauvoisins et François Qui sont e^clots drus, puissans, prîns au choix, Desquelz de bref HenauU sera destruiet.

Sur Benoyers tes Françoys ont le bruyt.

4 Povre HenauU, regardez à Bapaulme, A Landrecy et Quesnay-le-Conte, Qui sont boutez à feu et flamme, Et n'y habite ne beste, homme ne femme. Il semble à veoir que vous n^en faictes conte ; Vous dévoriez avoir au cœur grand honte ; Vous enfuyés et Tarmée vous suyt Sur Henoyers les Françoys ont le bruyt.

5 Sotz Henotins, laxatiques droncquars,

Vous e^tes dlgtiês qtte l'on vous lnàiil« p^iistre. Ne craindés vous ne Françoys, ne Piquars ? N'estes-vous pas bien glorieux coquars, De vous jouer ainsy à vostre maistre Qui a puissance de vous tous à mort mettre £1 de voz biens prandre ce qu'il luy duyt? Sur Henoyers les François ont le bruyt.

6 Marchez, truans^ le paasaige est ouvert, Venez en France pour requérir voz Veaulk ; Vostre grand orgueil est asscK decouv^àrt, Povres sotars, vous estes prins sans vert. Nus et bastuz, on vous fera la moue ;

Tout est perdu, le roy dé vous se joue, Pour réconfort tout le peuple s'en rit. Sur Finnotins les Franr.f>ys ont le bniyf .

7 Où est vostre prince, qui estoil si vaillant? Je croy qu'il couve des sotz à la fumée. H est allé faire son ny à Gand ; O quel honneur pour prince sy puissant D'abandonner de sy loing son année !

Il a rayson, car il craint la trouvée Du bon Françoys dont tout honneur reluyst. Sus, Hanotins ! les Françoys ont le bruyt.

6« CHANSON

SUR LE SIÈGE DE MÉZIÈRES

Chanson nouvelle sur Madame a reçu le bont.

1 Parlons du comte de Nansolt

£t de sa grand folye ; Il s'est monstre nng très-grand sot Devant Mézières la jolye ;

Avoit cinquante mille Tous Hanouyers et Allemans ; Les Bourguignons s'en vont fuyans.

2 Le roy catholique l'envoya A Mesière mener la guerre ; Le qu'il fist il se y en alla

Pour cuyder grand honneur acqnerre.

Il n'y avoit nulz gens dedans ; Les Bourguignons s*en vont fuyant.

5 A Cedam point ne s'arresta Au-devant vouloic mettre le siège Car certes trop fort le trouva ; Demandez-le à ceulx du siège Qui a bien souvent payé le paie Au cul d'une prison dedans ; Les Bourguignons s'en vont fuyant.

4 Quand fut sans ce déclairer Au Françoys à mener guerres Mesière est venu assiéger

Où il trouva des gens de guerres.

Et luy, pensant t son affaire, S'en est fuy comme meschant ; Les Bourguignons s'en vont fuyans.

5 Du roy estoit le lieutenant Monsieur de Bayart, dans la ville, Lequel c'est monstre bien vaillant Pour leur garder In bastille.

La Rochcpot point je n'oublye, Et Monmoreau, Bayart et ses gens ; Les Bourguignons s'en vont fuyans.

6 Celuy qui a fait la chanson, 11 est du pays de l'empire ; Jamais ne fut en sa maison :

Aussi son cas trop fort empire Il a composé tous ces chantz.

Les Bourguignons Ven vont fuyans.

Xlîl

CHANSON

SUR LES FLAMAND HENOUTERS BT lARBANSOM

Sur le chant de : A vous, belle, je me complainâ.

I Dieu si vueîlle garder de mal

Le roy Françoys le premier de ce nom ;

II est hardy, franc, courtoya et loyal, A tous costcz il baille son renom.

Il a cueur de lyon^ Puissance de griffon.

Contre les ennemys Ressemble au pelicant Qui son cUeur va parsant Pour tes amys.

2 Quant nous vimsmes auprès de Carobresy, Pour mestre lous en nos subjeciioQS, Ont apporté tous les clefz du pays De bourcz, de villes, de chateaulx et dongons ;

En demandant pardon»

Grâce et rémission

Au roy des fleurs de lis,

El les mestre eu rançon

AfBn que de coeur bon

Mous garde leur pays.

5 De la entreimses en Henault, Cuydant trouver les villains Hanotins,

A Landrecy baillismes troys assaut x Depnys nonne devant que vt^ftpre vint ; Mes les coquins

Devant qu'il fut mâtin

S*en allèrent fuyant,

Ne sçavons le chemin

Que tindrent .les matins

Nous aller eschapant.

4 Trois jours après trouvâmes Hanotins

Qui venoyent fort pour nous bailler le choc; Nous les trouvâmes arrengés au chemin, L'artillerie d'ËfiA les bàioyt fovt ;

Quand ils voient le fort

Et aussy le confort

Du noble roy Françoys,

Nous tournirent le dos

£t s'enfuyrent tous

A Yalenciennes droyt.

5 Bapaulme^^ouchâîn et la forte Bouissîn, Nous mismes tout en grand destrtlctiOll ; Villes, chasteaux, aussy Villages plalfts, Nous mismes tous en feux et charbon.

Quel désolation, Et quel pèrditioiï Tout partout le pays !

Maintes femmes enceintes, Mains petits enfans sont Demourez orphelins.

6 Trembler feismes YalentiéHttfi, DouMy, Aussi Arras et le pays voysin,

Et la veismes bailléf ùhg gràilrt effroy Kn la ville qu'on appelle Hediri; Car les mâtiné.

Tons remplis de venin Attendirent le choc.

Mais ils furent tous prins Et mis à povre fin, Puis pillez bas et hairlt.

!'• CHANSON

SUR LA PRISE D'hESDIN.

1 L'autre jour je chcvauchoie A H<'sdin la bonne ville, Rencontray trois Bourguignons, Je leur dis mal adventure.

Vive le roy î

2 L'artillerie du roy Françoys A troys lieues fut assiégée.

Du premier coup qu'il frappa, Fut au bordeau de la ville ; Et du second coup d'après, Fut à Tentour de la ville.

Vive le roy î

5 Les advonturiers françois Sont entrés dedans la ville.

Ils monlèrent sur les murs

Leur enseigne desploiée, En plantant la fleur de lis, Eu criant : Ville gaignée !

Vive le roy !

A Les daines sont au carneaulx, Qui piteusement s'escrient :

Hélas! monsieur de Bourbon, Voicy piteuse justice, De prendre ainsi noz barons, Mettre le feu dedans la ville.

Vive le roy !

5 Lancequenetz et Bourgoignons, Des pierres nous ont gettées ; Se sont retirez au fons Et aux carrefours de la ville.

Les adventuriers françois En ont fait la boucherie.

Vive le roy !

2* CHANSON

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