‹ Recueil de chants historiques française (volume 2)Chapitre 16 sur 120 · SI · texte numérisé non relu

SI

Combatant tout à pieJ, Comme Hector troyantiois ; Oncques tel n*dn 9ortit, Du beau nom de Yaloys.

4 £t là fu bien congneu Sa noble loyauté,

De Absaloii êuB^i Sa forme et sa beauté.

Criant qu'il se rendist, Là fut prins tout armé ; Qui Peut accompagné.

N^eust pas ainsi esté.

5 Qui vit jamais au monde Ung roy si courageux De se mettra en bataille, £t délaissé de ceux

En qui toute fianoei Et qui tenoit asfteur L'ont laissé en souffrance , Et véez là le malheur!

6 S'il perdit la bataille

On ne s'en doist esbahir.

Charlemaigne-leGrand, Qui le monde eonquitft.

Si vesquit en souffrance, Et par Gannes trahyt, Où mourut pers de Frdtil^e, Dont puis inéi lui ^ pHlil. *>

XXT

4« CHANSON

SUR LA BATAILLE DE PAVIE

Channon satirique sur la bataille de Pavie.

1 Hélas ! La Palice est mort, II est mort devant Pavie.

Hélas! s'il ii*estoit pas mort, Il seroit encore en vie.

2 Quant le roy partit de France, A la malheur il partit ;

Il en partit le Dimanche, £t le Lundy il fut pris.

5 II en partit, etc.

Rens rens toy, roy de France, Bens toy donc, car tu es pris.

4 Rens, etc.

Je ne suis point roy de France, Vous ne savez qui je suis.

5 Je ne suis, etc.

Je suis pauvre gentilhomme, Qui s'en va par le pays.

6 Je suis, etc.

Regardèrent à sa casaque.

Avisèrent trois fleurs de lys.

7 Regardèrent, etc.

Regardèrent à son espée, Françoys ils virent escry.

8 Regardèrent, etc.

Ils le prirent et le menèrent Droit au château de Madrid.

9 Ils le prirent, etc.

Et le mirent dans une chambre Qu^on ne voiroit jour ne nuit.

10 Et le mirent, etc.

Que par une petite fenêtre, Qu'estoit au chevet du lict.

11 Que par, etc.

Regardant par la fenestre Un courrier par là passit.

12 Regardant, etc.

Courrier qui porte lettre, Que dit on du roy à Paris?

15 Courrier, etc.

Par ma foy, mon gentilhomme, On ne sait s'il est mort ou vif.

14 Par ma foy, etc.

Courrier qui porte lettre, Retourne-t'en à Paris.

15 Courrier, etc.

Et va-L'en dire à ma mère, Va dire à Montmorency.

16 El va-t'en, etc.

Qu*on f.isse battre monnoîe Aus quatre coins de Paris.

i7 Qu'on fasse, etc.

S'il ny a de Tor en France, Qu'on en prenne à Saint-Denis.

i8 S'il n'y a de, etc.

Que le dauphin en amène, Et mon petit fils Henry.

i9 Que le dauphin, etc.

Et à mon cousin de Guise Qu'il vienne icy me rtqiiery.

âO £t à mon, etc.

Pas plus tôt dit la parolle Que monsieur de Guise arrivy.

5« CHANSON

SUR LA BATAILLE DE PAVIF

Chnnaon nouvelle /aide et composée par le roy noslre syrt Françoys, premier de ce nom, luy estant à Madrige, en Estpaigne.

i Si la fortune et la diversité Se rejoinct, voyez Tadversité, En triumphant sur la prospérité, Ksîrc vaincue.

2 Voyez aussi que la vérité mue Eu ferme cucur n'est pinais abaUie.

Par trahison, que en luy est conguue, Avec le temps.

5 Dont je me tiens da nomWe d^ conte us, Bien que je n'aye eu ce que je prêtent.

Si congnoî9-je fa fin qne f entens En ma pensée,

4 Que par prison rien n'en est offensée; Car estant libre, eUe est récompensée ^ Faisant la fin d^estre recommencée^ Pour me finer.

^ Car l'on ne peult Tesperit confiner Soobz nulle loy, ny'son vouWht Hiuer, Mais à la preuve Ton ne peult afiiaeir En peine dnre.

6 Que est plaisante à celluy qui Tundure, Car la menasse est celle qui Tesseiire. Cueur résolu d'aultre chose n'a cure

Que de rbonneor.

7 Le corps vaincu, le cueur reste vaincucur, • Le travail est Tesiime de son heur ;

Ce seul vouloir ne eongnofst ntil malheur Qui ne mesprise.

8 Donc je concludz : heureuse est l'entreprise Que rend fortune indigne de surprise.

Par fermeté qui vaut bien qu'on la prise; Or en jugez.

CHANSON

OURBON \

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