FAICTE ENTRE SAINCT POL ET BETHUXE
 la journée de Fin Faicte des Hennoiers Par nos gens mis à fln Et moult fort anoye;.
1 Hennoyers, gros paillars, Yenés auprès Péronne, Pour faire les pillars,
L'on vous donera Paumosne.
La cloche ung petit sonne Quant on vous voit venir ; Dieu veult et droit Tordonne Qu'on vous vueille pugnir.
2 Droigt à ung vendredy, Devant Pasques flories, Vinstes à Cartigny
Â. grosse compaignie, Vous n'en r'alastes mye, Sans estre bien escoux ; Par bataille rengie Le butin fut escoux.
5 Quant vint au premier sault, Yous attendiez bataille, Mais on vous fist assault D'une terrible taille,
Vous ])atlant plus que paille, Fustes tués ou pris.
Il n'y a nul qui vaille De vous pour avoir pris.
4 Vous tournastes le dos, En craindant Tadventure, £t sans trouver le bos, Auprès mis en cousture.
Mis à desconûture Eussiez esté trestous, Mais en saison future Ëncores y viendrés-vous.
5 Ung cent de vos amys Sont couchez sur la terre A jamais endormis Comme gens qu*on enterre, Ment aultres sont grant erre Plongez en noz prisons, S'on ne les vient requerre Bien peu nous vous prisons.
6 Se sembloit troppeaulx Devant la bergerie, Liez de leurs drappeaulx Pour Tensanglanterie.
De la coquinerie
£t la povreté d'eulx On faisoit mocquerie.
Les menant deux à deux.
7 Ce faict fut mis à fin,
Je vueil bien qu'on le sacbe^ Tout droit auprès de Fin, Ëstoit du sang la trache ;
t)i nu près ceste place, Trente ans il n'y a point, Yoz gens par fière audace.
S Et pourtant, Bourguignons, Se vous venez plus courre, Couvres bien voz lignons Qu'on ne les fasse escourre.
Vous vous Guidez escourre De ce qu'avés perdus ; Tel cuide aultruy secourra, Qui luy-mesme est peçdu.
LA SOMMATION D'ARRAÎ?-
Allons faire une ^u^^a^^, Souisses et FcjmçQyft, Allons chemii^Qng f*^, Criant hault le boys !
Allons et desp^icbp^s : Le temps d'esté approphe, Donnons 4es |BSvej||pns, Faisons sonner la cloche.
Faisons sonner la clochfi, Allarme et al|as^at||t!
Si ferons graiii reproche Au pays dç Hf nault.
2 Prenons tous boq GOMraige, £t combalons de cueur; Faisons maintenant (raige), Nulz de nous n'aye peur.
Le noble vpy Frangoys Le pais si nous dpQp^ ; Yes^Pi:!^ UP7 blancs harnois Malgré qui qu'eq grogi|@.
Menons rartillerje Pour dancer à plai3|r Une 1res ^ç^t fpf rip, Félons deyaRj pjrtjr.
5 Le faulx conte ^ Flandres Ne scait où reculer^ La noble Salamandre S'en va pour Taculler.
Il a dit de nous tous Que faisons la couvade ; Maintenant sommes esclos Dont il est fort malade.
Il a la coqueluche Dieu le vueille tuer Dont a mys son ausmuche Popr tousser et huer.
4 Rens toy donCj Valenciennes, Rens toy subitement, Ou tu souffriras peine Et très cruel martir.
Rçpdes^ vpus toii§, b^pig, 411 polfl^ rqy (ie Ç'rancp.
De cpipr sainct R^iiis Chaçijlii de ypui^ s'ayaiipf .
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Ayez fil vous mémoire Les faicts du roy Françoys ; De vous aiua vicloire, Si Dieu plaist ceste fois
6 Arras, bien te souvienne Du roi Loys passé, Avant que Sainct- Jehan vienne Tu seras trespassé.
Se ne te rens de cueur Je pariray la perte; Tu n'es point trop asseur La chose est trop apperte.
Sainct Omer compaignie £t Douay leur tiendront ; Et à ta confrairie Ensemble danceront.