APPELLÉE LE CIEL
SUR LES DAMES DE LA CQUfl PE ff^^NÇOIS !*'■'.
Elle se ekante sur Vair d\t Citré de Cr«tfi).
1 La Tramontane * a bien sondé Le lieu où son cœur a foqdé ;
Car elle est immuable { Et son cours ^sj; tant (irrçs^é
Qu'il n'est pas variable.
9 Ëndimipn * par fermeté, De bien aimer s'est acquitté.
Aussi la Umc claire Cognoist bien qu'il a ipérit^ Qu'on lui doibve complaire.
1 Anne de Pisseleu, duchesse d'Estampes, maîtresse de Français i*^.
2 Henri II, encore dauphin ; il aimoit Diane de Poitiers, veuve de Louis de Brézé, qu'il flt depuis duciiesse de valenllnois.
Diane commencôit desjà à n'eslre plus Jeune quand Henry en
3 Le discours d'elle va baissant, Et Tamonr de lui va croissant
Sans se pouvoir deffaire ; S'il Tcust veue en son beau croissant, Pensez qu'il eut peu faire.
4 L^Aurore *, qui plaist tant à tous yeux, A bien sceu choisir pour le mieux,
Le soleil tant louable ; Car c'est Pendroit de tous les cieux Qui est le plus aimable.
5 Vesper *, qui fut si belle à voir, Se retire fort sur le soir ;
Si sa clairté se passe, Je crains qu^elie ne puisse avoir Le bien qu'elle pourchasse.
O combien de regrets aura Rhéa 3 quand seulle on la laira.
Entre Noël et Pasques ; Car Demogorgon s'en ira
Le chemin de Saint-Jacques.
devint amoureux, et il Taima jusqu'à la mort. Toutes les maisons qu'il a bâties et toutes les peintures qui restent de son règne, sont i*emplies de croissans, qui éloit le corps de la devise qu'il avoit prise à cause d'elle, et nous marquent de mil manières la longue passion qu'il eut pour cette Diane.
1 Mademoiselle de Ganaples.
2 La comtesse de Saint-Paul, Adrienne duchesse d*Estouievitle, épousa, le 9 février i534, François de Bourbon, comte de saintl>aul, fils de François de Bourbon, comte de vendosme. Bile mourut à 48 ans, en 1560. Marie de Bourbon, leur flUe, porta Estouleville et satnt-Paul à Làonorà: Or Uuuts, duc de Longnevilie, son mary.
» wadame de r.ovc.
7 Yirgo *, qui n*a semblable à soy, Signe de paix, amour et foy,
Est tant belle et honneste
Qu'elle fera des yeux d'un roy
Bientost digne conqueste.
8 Calysto < pour digne guerdon D^avoir de Jupiter le don
Fut au ciel transformée ; Mais l'autre lui donne le bond, Car elle est plus aymée.
9 Juno s, régente au firmament, Ne sçait lequel contentement
Resjouit plus son âme, De demourer si hautement Seur de deux et d*un femme.
10 L'étoille qui n'a changement £st adorée saintement ;
Le saint qui la contemple Youdroit pour son contentement La veoir luyre en son temple.
11 L'arc-en-ciel * qui boire soulloit En toutes eaues où il alloit,
1 La princesse Marguerite, sœur d*Henry H, et depuis mariée en 1559 à Emmanuel Philbert, duc de savoye. Elle étoit née en 1523.
2 Madame de Biassy.
3 i«a reine Eiéonor. En conséquence du traité de paix à Madrid de 1526, François l**' épousa en secondes noces, en iS3o, Eiéonor d'Autriche, veuve d'Emmanuel, roy de Portugal, et sœur aînée de l'empereur Charles v.
4 Charles, duc d'Orléans, troisième fila de François r^.
Maintenant se transforme En Iris ' qui tant le vouloit, Qu'elle aussi prend sa forme.
i2 Gybelle sage vouldroit bien Que son Saturne fut tout sien ;
Mais elle ne peult mie Divertir le cœur antien
De luy et de s'amye.
15 L'Ourse mineur le jour attend Que son esprit sera content ;
£lle sçaura conduyre Saigement ce qu'elle prétende- Car Phébus luy veult luyrc.
14 Mais que scroient bien devenus Aries et Capricornus !
Gemini qui les dompte Les a rendus si bien cognus
Qu'ils se cachent de honte.
13 Le grand comète qui reluit Menasse le jour et la nuit,
La mort et fin de vie
De Polyphemus qui se dit
L'avoir si bien servie.
16 Le Séraphin > voile onidant Par rOrient et l*Occident,
( Madame de Montpensier, Jacqueline de Loogvy, parlée en i53g ^ Louis de Qourboa, deuxième du uom, duc de l|0Q((ieQi|}?rVk Elle mourut en i56i , et d*eiix vient Mademoiselle.
1 Gardtaal de Lorraiqe,
Et jamais ne s'arrestë ; C/est par heur ou par accident SUI fait quelque conqueste.
17 Un autrte comète apparoist Laquelle à veoir on jugeroit,
Bien qu'elle soit peu creiie, Que pourtant contente seroit D'avoir une grande queue.
18 Yénvis >, planette de beauté, A bon droit donne sa clarté
A Mars *, amy propice ; Mais Yulcain' est si fort maltraité, Qu^elle lui fait éclypse.
19 Libra, qui porte la vertu Dont son Pisces est rêves lu,
Ne peult être si forte
Que l'autre ne soit abbatu,
Car Cythia l'emporte.
20 Thétis * qui, d^un trait de ses yeux, Faisoit mouvoir hommes et dieux,
Pai^«tout cherche fortune.
Pour hors du tourment odieux Retirer son Neptune.
1 La marquise de Nesle.
5 Montmorency.
3 Le marquis de Nesle;
4 Madame de Bryon. Françoise de Longvy, femme de Philippe Clial>Dt, sieur de Brion, amiral de France, qui, après avoir rendu de grands services au roy François rs tomba dans sa disgrâce vers l'an i537, et fut arresté et son procès faii. son innocence reconnue, le roy le rétablit dans tous ses honneurs et dignitez le 12 mars i542; il mourut le i«' juin 1543. il étoit pour lors en prison, et est nommé icy 'Neptune;
21 Ce petit troupeau bien plais.ait Tout en un cerne reluysant, Pour nommer sa lumière, Jcneluisçaynombienduysant,
Sinon la Poussinière.
CHANSONS