‹ Recueil de chants historiques française (volume 2)Chapitre 43 sur 120 · SUR LES AMOURS BE M. DE MONTMORENCY ET DE MADEMOISELLE DE PIENNE · texte numérisé non relu

SUR LES AMOURS BE M. DE MONTMORENCY ET DE MADEMOISELLE DE PIENNE

FILLB D'HORKEUE DE Li REIRE CiTHEBINE DE HÉOICIt.

Sur le chant : Laissez la verdc couleur.

M. de Montmorency parle :

1 Le roy, mon souverain maistre ,

A faict mettre A mon cœur grande douleur ; £t la fureur de mon père

Trop amère Vient de trop grande rigueur.

2 De cette maison de France

L'alliance Est grande pour mon pouvoir ; Mais craignant d'acquérir blâme

De madame, Je me suis voulu pourvoir.

5 Le parti qu^on me présente Ne contente

Mon las éftur auconêinent; Une seule qoi est mienne,

Geste Pienne, N^en aura contentement.

4 L^on me fait aller à Rome

Pour ( en somme ] La priver de mon esprit ; Detfendant à toute poste,

Quoy qui coustc, De ne m'en porter escrit.

5 Mais pas ne te cliailie , Pienne

Te souvienne Seulement de nos amours ; Car en despit de Tenvie,

Quoy qu'on die, Ton amy serai toujours.

6 Le roy veut faire connoitre

Qu'il est maitre, Mais bientôt s'appaisera.

Je ferai chose qui vaille

£n bataille, Lors sa rigueur cessera.

Mademoiselle de Pienne répond:

1 Tu t*en vas en Italie , Mais complie Ce pendant je chanterai En religion fâcheuse.

Fort piteuse, Où je te regretterai.

là

2 De pitié mon cœur doit fendre,

Sans attendre, De voir la religion Où je vay finir ma vie,

Par envie, Ce m'est dure pasmn.

3 En ce cloistre U devise

Qui est mise.

C'est de l'Ave, Maria.

Las ! où toujours sans demeure,

A toute heure.

Mon cœur la visitera*

4 Céans ne se jettent œiltltdes.

Ne gambades, Selon l'amoureux deslr ; Nos chansons ne sont que larmes

Et alarmes, Nous n'avons autre plaisir.

5 Je serai religieuse,

. Envieuse Tant que sera ton retour.

Mon amitié je te jure

Et assure, En dépit des envieux.

6 Montmorency, te souvienne

De îaPienne, Qui ne dort ne nuit ne jour \ Ne mets point en oubliaoce

L'alliance Qui est faite entre nous deux.

SUR LES AMOtftS DU PRINCE DE GONDÉ ET I» LA BBLLB LIVEUIL,

FILII D*H0I|1IBVR DE LA RBIHB CATHEBIRB DB MÉDICn.

1 Amour contre aoKHiP qq^rella.

Si par double effort OQUtrmr^ Le mien Ton me veut soustraire « A rhonneur d'honpeur j*app«lle.

2 Sotte amour et igoorailce Aveuglent une cervella,

Et font qu*un songe on reyele Au lieu de vraie apparence.

5 Celle qui fait toute sa gloire D^aimer aussi et d'être aimée, Feroit feu après fumée S'elle me le faisoit croire.

4 Mais le saint où elle voue A mon offrande reçue Et ma fermeté connue, Qui fait qu'ailleurs ne se loue.

CHANSON NOUVELLE

DU MARIAGE DE MONSIEUR LE DAUPHIN ET DE LA ROYNE d'eSGOSSE.

Sur le chant des Bouflfons.

Dois tD pas estre aise, O peuple escossois, D'estre en Tobéissance Du petit roy Françoys !

1 Peuple escossois, Ne sois plus en esmoy, Car tu as maintenant

Un bon prince et bon roy ; C'est François de Valois, Le filz du roy Henry, Qui pourtera le sceptre Semé de fleurs de lys.

Dois tu pas, etc.

2 C'est à votre royne, Blanche comme le lys, Que le bon roy de France A marié son filz.

En giant triomphe Et honneur prefis Dedans la grande église Nostre-Dame à Paris.

Dois tu pas, etc.

2 Quand viendrent à Téglise Pour estre espou9ez, Le bon prince de Guise Marchoit tout le premier.

C'estoit pour donner ordre A tous les assistans , Et voir le roy d^Escosse En aage florissant.

Dois tu pas, etc.

4 Après marchoit en ordre Le noble roy Henry,

Et noble Katherine, Royne des fleurs de lys, Menant la noble royne Dame des Escossoys, Pour la donner à femme Au second roy Françoys, Dois tu pas, etc.

5 Au partir de Téglise, Le noble roy Henry

Et tout le sang de France Sont venus avec luy, Pour conduire Tespouse Blanche comme le lys En la salle royalle Du palais de Paris.

Dois tu pas, etc.

6 L^an mil cinq cens Avec cinquante et huit,

Nostradamus L^avoit très bien prédît,

Que nopce royalle En France viendroil, Qui sont apparente Du second roy Françoys.

Dois tu pas, ete.

7 Chantez donques louanges Tous nobles Escossois^ Au grand Dieu des anges De voslre roy Françoys, Qui, par mariage, Vostre royne a doué

De son florissant aage Et sa grande beauté.

Dois tu pas, etc.

8 Qui la chanson a faicte, Du second roy François Et de la noble royne Dame des Escossois, Ce fait appeller Chantre Par nom en ses escrlts, Priant Dieu pour son prince, Le roy des fleurs de lys.

Dois tu pas esti'e aise, O peuple Escossois, D'estre en l'obéissance Du petit roy Françoys.

CHANSON NOUYEÏiLE

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