ROI DE FRANCE
1 En mon triste et doux chant, D'un ton fort lamentable, Je jette un deuil tranchant De perle incomparable ; Et en soupirs cuisans Passe mes meilleurs ans.
S Fut-il un tel malheur De dure destinée, Ny si triste douleur De dame fortunée, Qui mon cœur et mon œil Voit en bière et cercueil.
3 Qui, en mou doux printemps Et fleur de ma jeunesse.
Toutes les peines sens D une extrême tristesse, Kt en rien n'ay plaisir Qu'eii regret et désir.
4 Ce qui m'estoit plaisant Ores m'est peine dure, Le jour le plus luisant M'est nuit noire et obscure, £c n'ai rien si exquU
Qui de moy soit requis.
5 J'ay au cueur et à Tœil Ung portrait et image Qui figure mon deuil En mon pasle visage, De viollettes tainct,
Qui est Tamoureux teinct.
6 Pour mon mal estranger Je ne m'arreste en plaet ; Mais j'ay eu be^u cbang#r Si ma douleur j*efface.
Car mon pis et mon mifiii^ Sont les plus déserts lieux.
7 Si en quelque séjour, Soit en bois ou en prto, Soit sur Taube du jpur Ou soit sur la vesprô^, Sans cesse mon cœur 9^\\l Le regret &nw a))^ent.
8 Si par fpi$ vers ces lieqx Viens à dresser m^ Y^pei Le doux traict de ses yeMX Je vois en une nue \ Soudain je vois en Teau Comme dans un tofnbean.
9 Si je suis en repos, Sommeillant sur ma couche, J'oy qu'il me tient propos, Je le sens qu^il me tbiicht*.
En labeur, en recôyi Tousjours est près de moy.
10 Je ne vois autre objet, Pour beau i|all se présente, A qui que soit subjet, Oocques mon cœur consente, Exempt de perfection, A cette affection.
a Mets, chanson, ici fin, À si triste complainte Dont sera le refrain :
Amoiir vraie et non Peinte t^ocir là réparation I^T'aUra didiitltifibti.
CHANSON