LE DUC DE GUYSE
Sur le chant : Vueille mon Dieu par sa grâce. .'
1 Roy de France, mon cher prince, Vous obéir je prétends ; Quoi qu'on eh die, Je n'aye envie Que de vous veoir florir, Longuement estre Tenant deux sceptres ; Pour vous je veux mourir:
2 Puisque vous m'avez en France Vostre lieutenant commis, J'éprouveray ma puissance, {encontre yoz ennemis.
Princes estranges,
S'ilz ne se rangent A vous comme à leur roy ;
Partout ce estre
Feray paroistre, Que j^ay charge du Roy.
3 A tous je feray congnoistre Le lieu d'où je suis sorty, Pour vous maintenir le maistre Je n^ay le bras endormy.
S'ils font la grongne, Quoy qu*ils en grongne, Tel je vous maintiendray ; Oa hors de France,^ Par p^ puU^ancç, Tous je les chasseray.
4 Aux orphelins el eux vektê Le droict faire je prétends, A mon dire gist la preuve De moy ainsi je Tentends.
E( ja jpsticp
Avec police.
Régnera dés6rin|iis^
Tant qu'en la France
Vos ordonnaqcies Reluiront à jamais.
5 On a faict plusieurs syb^ideç A l'endroict de pauvres gens; Ils demandent (|e Di^u r#îjd(3, A ce faict tan( pégligens.
Peuple de France En grand soufr^ce
— ai3 —
Par ces maurlicts impogte.
Sire, je vous prie, Que bientost soit finie Le malheur de (^1s m^ux.
6 Et qui plus 9u ^œur nne çoqfit^^ C'est de voir )e9 labpureurs
Qui, jour et nuict, 9«i^s ni)} ()oi)^, Se consommeat toQ9 €i) plf9U|?s« Ils ont 1% gporriB Dessus leur tefr0, Qui les va tourmeoUf^ £t puis les taillais, Et n'ont la maille De quoy payer copaplant.
7 Je vois ce peuple^ cher sine, Lequel crie à b9Ute ifoh :
Serons-nous tousjourB mirtyr^ ?
Jamais n'aurons-nous la puis?
Une seulle hejira
En nos den)«ui^9 Ne serons hébergez \
Car nos campagnes,
Maisons, montagnes, Seront tous plains d'estrangers.
8 Sire, une cruelle guerre^ Si me croyez maintenant.
Partout sur mer et sur terre Leur faut faire incontinent.
A force d'armes.
Les mettrons en soucy, Suyvant la trace
Nul (]e leur race Ne prendray à mercy.
9 Je feray quitter les villes A rudesse de canon, N'espargnant les hérétiques Qui dedans se trouveront.
Ils veulent estre
De ces lieux maistres, Ne congnoissans leur roy.
Mais foy de prince,
£n leur province Je leur ferai la loy.
10 Je vous supplie, très-cher sire, De vouloir abastardir
Tous les imposts et subsides, Les tailles pareilles aussi.
Puis, sans doutance, Peuple de France Vous yra bénissant; Chantant cantiques, Bons catholiques Prient le Tout-Puissant.
TI CHANSON