‹ Recueil de chants historiques française (volume 2)Chapitre 46 sur 120 · LE DUC DE GUYSE · texte numérisé non relu

LE DUC DE GUYSE

Sur le chant : Vueille mon Dieu par sa grâce. .'

1 Roy de France, mon cher prince, Vous obéir je prétends ; Quoi qu'on eh die, Je n'aye envie Que de vous veoir florir, Longuement estre Tenant deux sceptres ; Pour vous je veux mourir:

2 Puisque vous m'avez en France Vostre lieutenant commis, J'éprouveray ma puissance, {encontre yoz ennemis.

Princes estranges,

S'ilz ne se rangent A vous comme à leur roy ;

Partout ce estre

Feray paroistre, Que j^ay charge du Roy.

3 A tous je feray congnoistre Le lieu d'où je suis sorty, Pour vous maintenir le maistre Je n^ay le bras endormy.

S'ils font la grongne, Quoy qu*ils en grongne, Tel je vous maintiendray ; Oa hors de France,^ Par p^ puU^ancç, Tous je les chasseray.

4 Aux orphelins el eux vektê Le droict faire je prétends, A mon dire gist la preuve De moy ainsi je Tentends.

E( ja jpsticp

Avec police.

Régnera dés6rin|iis^

Tant qu'en la France

Vos ordonnaqcies Reluiront à jamais.

5 On a faict plusieurs syb^ideç A l'endroict de pauvres gens; Ils demandent (|e Di^u r#îjd(3, A ce faict tan( pégligens.

Peuple de France En grand soufr^ce

— ai3 —

Par ces maurlicts impogte.

Sire, je vous prie, Que bientost soit finie Le malheur de (^1s m^ux.

6 Et qui plus 9u ^œur nne çoqfit^^ C'est de voir )e9 labpureurs

Qui, jour et nuict, 9«i^s ni)} ()oi)^, Se consommeat toQ9 €i) plf9U|?s« Ils ont 1% gporriB Dessus leur tefr0, Qui les va tourmeoUf^ £t puis les taillais, Et n'ont la maille De quoy payer copaplant.

7 Je vois ce peuple^ cher sine, Lequel crie à b9Ute ifoh :

Serons-nous tousjourB mirtyr^ ?

Jamais n'aurons-nous la puis?

Une seulle hejira

En nos den)«ui^9 Ne serons hébergez \

Car nos campagnes,

Maisons, montagnes, Seront tous plains d'estrangers.

8 Sire, une cruelle guerre^ Si me croyez maintenant.

Partout sur mer et sur terre Leur faut faire incontinent.

A force d'armes.

Les mettrons en soucy, Suyvant la trace

Nul (]e leur race Ne prendray à mercy.

9 Je feray quitter les villes A rudesse de canon, N'espargnant les hérétiques Qui dedans se trouveront.

Ils veulent estre

De ces lieux maistres, Ne congnoissans leur roy.

Mais foy de prince,

£n leur province Je leur ferai la loy.

10 Je vous supplie, très-cher sire, De vouloir abastardir

Tous les imposts et subsides, Les tailles pareilles aussi.

Puis, sans doutance, Peuple de France Vous yra bénissant; Chantant cantiques, Bons catholiques Prient le Tout-Puissant.

TI CHANSON

Page 1