PAR MONSEIGNEUR LE DUC DE OUYSE
Sur le chant : Pauvre Verdun, etc.
1 G puissant duc de Guise, G excellent floron, L'honneur et gloire acquise De ta noble maison Redouble tous les jours, Car par ta vaillantise
Ton bras tu fais sentir Aux haineux de Téglise.
2 Comme duc magnanime, Ainsi que tes ayeux.
Tu clos de gloire insigne Tes œuvres en tous lieux ; Tu n'épargnes ton corps Pour faire au Roy service. ^ Chacun en est recors Qui suit ton exercice.
5 La noblesse de France T'ayme de tout son cœur; Pour ta grande vaillance Chacun le fait honneur.
Les grands et les petits, Tout chacun te révère, Et ont intention De suivre ta banière.
4 Quand tu as sceu qu*ep France Venoyent les Allemands,
Et qu'à grande puissance Reistres entroient dedans, Tu t'es mis sur les rangs Pour leur couper passage, Employant tous les moyens Pour leur livrer bataille.
5 Sachant que leurs cornettes, Près d'Auneau de renom, Pensoyent faire retraite Logez à Tabbandon,
Ce prince valeureux
Leur fit rompre leur chance
Et la dévoiion
De revenir en France.
6 II despêcha à Theure Deux mille hommes vaillans Pour aller sans demeure Trouver ces Allemands, Qui ont donné dedans. Faisant telle delTaicte Qu'on deffeit à Tinstant Bien vingt-cinq cornettes.
7 Chariots et bagages, Jumens et bons chevaux.
Furent en proie et piHage Anx bons soldats joyaux,
Oui (Vuw cœur valU-urcux Combattirent ces Rcistreu, Qui venoient courageux Entrer dans noz limites.
8 Leurs cornettes par pièce Furent jettez à bas Tant quUl ne resta pièce De ces Reistres couarts.
Bien beureux se tenoient Ceux qui par la fuitte Pensoient éviter la mort Kn gaignant la gueritte.
9 Ils accouroient en France, Pensant leur remplumer Et nous mettre en outrance Comme le temps passé.
Dieu les engardera, Car le roy et les princes Les feront retirer Jusques à leur province.
10 La noblesse Françoise Et gens de tous estats, A la gent Genevoise Feront sentir leur bras.
Leur tranchant coutelas .
Feront rougir et taindre Au sang de ces pillards, S'ils le peuvent attaindre.
11 Là on voit les enseignes Marcher de toutes paris, Pavillons et courtines, Et force bons soldats.
Gentils hoinines et seigneurs, Qui de volonté buniic Vont hai'dis courageux Deiïendre h couronne.
la Dieu doint au roi victoire Contre ses cnnerays, Pour serTÏr d'exemplaire, Tant qu'ils soyeitt à mort mis, Aux princes et seigneurs, DetTensenrs de l'église, Accompagnez de cœur Le noble satig de Guise.
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1 Tremblez, tremblez, hérétiques mainleuaut.
Car vous a'ftvez plus le temps,
Voz ministres sont brouys j Mais q,ue dtt-oa Su paya de Lymosia?
Je crois qu'ils ont le crédit
Qu'ili sont bien esbatiis.
Vive les François, cai' ils ont à c«ste bis .
Les Allemans mis en lui te.
b\ le duc de Lorrain le^ attrape une aillre rui«,
Payront les voires cassez.
2 Mais que dict-on de la déffaitc d'Auueau;
Je croys (ju'à ce renouveau
Il faudra passer la mer.
Je vis hier en dormant sur un châlit
Un rouleau où est escript
Le procès de Jean Luther.
Où sont-ils allé, à propos du Pont allez?
On le voit près Saint-Euslace ; Tous ces retournez seront très tous gens de bien,
De peur de perdre leur bien.
5 Dedans Paris on dict que les Allemands
Fuyent vers soleil levant,
Et si n'ont soulier en pied.
Si ces regnards fussent venus à leur fin,
Tous les pauvres maillotins
Eussent peu gaigner au pied.
On dict à Gien que ceux qui n'ont point d'argent
Sont taillez d'avoir souffrette ; A Rouen, on dit que ceux qui ont des ejcua
Feront beaucoup de quocus.
4 Mais à propos, j'entendis un Allemand
Qui s'en alloit gringottant
Une piteuse chanson.
Dame Bietriz a esté faire cela ,
Bien on le sçait ; mais voila ,
Tout va bien en la maison.
S'il estoit du vin pour déjeuner au matin.
Les enfans de platte bource Iroient volontiers réveiller le tavernien
Faute d'argent faut jeûner.
ii Le demeurant de ces Reistres fricassez Pensoien bien eslre eschapi»ez,
Kctournaris à' leur pays ; Mais en passant le Rhin et les grosses eaux,
Ils ont laissé l^s housMux :
Car les gëhs du plat pays Les ont attrapez ; ils ont vomy les pastez
Dont ils avoient fait grand chère.
Adieu à tousjours, Reistres; si vous revenez,
Vous serez ainsi payez.
6 Peuple François, il nous faut tous resjouir
De voir le bon temps venir
Et la France vivre en paix.
Or, Dieu mercy, les usuriers sont brouys;
Ils ont eus nos beaux logis
Pour un bien petit de bleds.
Que dict-on alen du bon homme Jean d'Autun.^ Je croy qu'il a la vérolle, ce mal est commun ;
Car plusieurs soubs leurs manteaux
Sont verts comme papegaulx.
7 Si on estoit passé au pays anglois,
On réformeroit les loix
De Luther et dé Calvin.
Le jour de TAn, j'entendis un petit mot.
Dieu pardonne a Dasticot,
Jamais n'étois saoul de vin.
Les soldats françois voudroient bien à ceste fois,
Yoir le pays d'Angleterre ; Ils se chargeroient de nobles et d'angelots
Pour bouter à leurs thrésors.
S Or pleut à Dieu que le grand Turc Soliman Fiist devenu bon chrestien, Et qu'il tint de Dieu la loy.
On m'a conté que la grande ro;