‹ Recueil de chants historiques française (volume 2)Chapitre 94 sur 120 · HENRY DE VALOIS · texte numérisé non relu

HENRY DE VALOIS

m* DU NOM.

Sur le chant de Loçkon.

1 Si une main traistresse Terrassé ne m'avoit Ma majesté maistresse Que le chef relevoit, Peu devant ma blessure Je faisoy ces projects

De remettre en paix seufe , Mes divisez subiects.

2 La maison Guysiarde Ne contoit pas ainsi, Ny la Savoysiarde, Ny TEspagnole aussi :

Car le repos de France, Tant et tant attendu, Leur bridoit Tcspérance Sur tout leur prétendu.

5 Afin que je despeuple La rébellion donc D'entre mon fraiiçois peuple Liguez par eux adonr,

— i75 — M'tsUiiit tl.ffait de Giiyss, (Jtii l:i Ligue seiiioii m ijuiiuiiire mn gui^e, Lia coiilre lis aiinoit,

4 J'amassay ptiBi un siège --j Hes François uggiieiTl)', Et de trois es m ps j 'assiège Mon chasse- roy Paris, Et si bien l'environne Que j'efjière de voir Cette bigue Teloniie Bieiitosl soubs mon pouvoir.

3 Pour Tuyr ceste lice Et ce coup de baslon, Un jacopin compliee Des anges de Plulon, Instigué |iai' le preaclie Des Ligueurs dealoyauK, Prétend de fuire tiresclie A travers mes boyaux.

6 Et coiifu de promesse D'un futur Paradis Par la Ligue traîiili'esac.

Est soriy lie Pai'is.

Ce moyae avec courage De me tuer subit, En palliant sa 1.1 gc D'unsainct et Teint bjbil.

7 Qui cogiioistra ma vie SçaiC qu'en ma rejjion J'ai la irasse suyvie De leur relijjion.

Ht (Vamour principale Dévot Je respectois \ji sniiicleté papale, Comme roy que j'estois.

8 Abusant de ce zèle,

Le moyne ont introduit

Qui dessous son froc cèle

La fraude qu*i1 conduit.

A genoux il se jette

Des lettres m'apportant,

Avec sa sagette

Qu'il veut teindre en mon sang.

9 A part je me retire, Pour lire Tescriteau, £t de sa manche il tire Son venimeux Cousteau.

Puis avant que je pense A sa desloyauté.

Me fourre dans la panse Son meurtre prétenté.

10 Créature bourelle,

Dis moy, que Tai-je faicf, Que sans autre querelle Je suis par toy deffaict?

Alors je m'esvertue, Criant soudainement Que point on ne le tue, Ce traistre garniment.

i i Estre comme fidelle La France j'esperoy, Qui eut jamais creu d'elle Qu'elle eust tué son roy ?

— in —

Race de François, prince, Sang de mon sang eiiRii, Pensiez-votis que je prinsse Si mi^rable Rii?

12 Ce coup criant demande Jusiice au jx) (entât,

Et requiert réprimande D'un si grand attentat.

Et toy, ô debounaire.

Qui me va succédant Du party sauguinaive Venge-moy copeiidaul.

15 Ce collier je te donne, Car ton col eat royal ; El aox princes j'ordonne Que par serment loyal Pour roy on le révère.

Car Dieu, juge très bon.

Pour légitime avère La maison de Bourbon.

14 Jeu'ay recen la grâce D'engendrer un dauphin, Ains des Valois la race Par mon trespas prend fin.

Tant que ma voiï est franche, Je dis et je maintiens Qu'à Bourbon l'aulro branche Du royaume appartient,

13 Mes vices vont en nombre Lesestoilles passant,

Et mon penché le nombre Du sablon «urpassanl,

Mais ta mUéricorde^ O Dieu ! qu'au repentant De grâce lu accorde, Les passe bien d'autant.

16 La couronne honnorable Polongne me donna, France plus désirable Le chef me couronna.

O Père, auquel j'aspire, Veuille moy pardonner, £t en ton sainct empire Trois fois me couronner.

17 Peu après rendit Tame Ce prince en sa vigueur; Par le poison et Tame D'un jacopin ligueur, Mort qui Henry dethrosne Très grand entre les roys, Pour asseoir sur son throsne Henry roy Navarrois.

18 Entrez en conférence, Vous qui oyez cecy, Fut- il onc apparence Voir tel faict que cecy?

Car la Ligue inhumaine , Qui les cieux eschelloit, Ce roy grand capitaine Désarçonner vouloit.

19 Gravez dedans vostre ame Que Dieu tirer sçait bien Le bien du mal qu'on trame Contre un homme de bien.

Et pourtant qu'on vous voye Révérence porter A celui qu'il eavoyc .

Sans plus vous révolter.

20 Faites que la clémence, Justice et piété, Son royaume con:)mt:Lic(^ Par débonnaire té.

Sus, François, qu'on embrasse Ce roy tous embrassant, Qui est François de race, Du lis François naissant.

al Ne faites qu'il acquesie Par un sang répaadu, He faites qu'il conqiieste Le royaume à luy deu.

Ains que chacun aportu Son hommage et devoir.

Kl lois dans vostre (lorle La paix nous pourrons voir.

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