‹ Recueil de chants historiques française (volume 2)Chapitre 96 sur 120 · SUR LA TYRANNIE DE LA LIGUE · texte numérisé non relu

SUR LA TYRANNIE DE LA LIGUE

El se chante sur le chant :

Les soldats de la Giiettise , etc.

1 Celuy qui est bon François Maintenant se resjouïsse, Car il faut qu'à ccste fois Le Lorrain d'honte rougisse

— i87 — Puisque par l'aidi! de Dii'u Sommes mis en notaire lieu.

Et que nous faisons la ligue (big) Aux tyrans de la Ligue, Ligue, Ligue,

3 La Ligue 3u commencement Nous tctiuit tout) eu mUéroS| L'Espagnol LyraDUCineut Nous fuiscrit ses tributaires.

Le voile de saiucleté Les couvi'oil de tout coslé Si qu'il n'eatoit atlioliifue [bii) Qui ne fiut de la Ligue, Ligue, Ligue.

S Ha 1 disoyent ces imposteurs, Vrjis cliarmeurs et vrais Sii'êiieE, Vous n'aurez plus d'uxacteurs De taai d'exactions vaincs.

HoHs voua acqueiToni un roy Qui vivra selon la Loyj Voila le project inique [bU) Dont nous endormait la Ligue, Ligue, Ligue.

i HéUsl OD voit clairement De tout cela le contraire, Cil qui estait simplement Est iiu triple tributaire.

Puis Ces presctieurs souldoyez, D'Evaugile fourvoyez N'avoient eu eux point de stille {bU) De louer Dieu, mais la Ligue, Ligue, î.igue.

S Mais ccluy qui du sommet De la moiitaigne céleste Voit tout ce qui se commet, A veu Torgueuil maniteale,

Et que la dévotion Farde leur ambition; Yeu que ce chant hypocrite {bis) Va tresbuchant avec la Ligue, Ligue, Ligue.

6 Les Lorrains et les Guisards Se disoyent enfans de France ; Cependant comme bas tards Tenoyent leur mère en souffrance.

Hélas! France, qu'as-tu faict?

Tu as nourry de ton laict Ceux qui ton fils légitime {bis) Chassent sous le nom de la Ligue, Ligue^ Ligue*

7 Ceux qui sont tes vrais enfans Opposent à ce leur force; Dieu les fera triompbans Maugré l'Espagnole amorce, Sans pouvoir par leurs abois Inquiéter les François :

Car leur boutade est faillie (bis) Et les forces de la Ligue, Ligue, Ligue.

8 Dieu nous donnera le loz Sur ces bandes desunies Qui vouloient jusques aux oz Par leur ruse ennemies Espuiser tout nostre sang, Puis se mestrc en nostre rang ; La trahison jacopine (bis)

N'a pas tant faict que la Ligue, Ligue, Ligue.

9 Ce disciple de Pluton, Moyne Machiaveliste , Nostre roy par trahison Fit mourir à Timproviste.

n'est pas mort Qui a bien vengé lu tort ; C'est sa majesié Heni-icquc, [bit) La terreur de ia Ligue, Ligue, Llguo.

10 C'est ce vray chet des François Qui vous resaere aux lannières, Et sa redoutable voix

Fait tremblée vos mains meurli-itu'es.

Haï que ne dediassez vous Unanimemfnt treitaus Ceux que la niott jacopinc {bis) A Faiot comme vous de la Ligue, Ligue, Ligue.

11 Voue souiïrez que les canons Foudroient toutes vos villes, Qui pour la religion

Se rendent à eux servilles.

Las! que les yeux sont scillez De CCS pauvres aveuglez De rompre leur République (bii) El contre leur roy jurer Ligue, Ligue, Ligue !

12 Mais qiioy ; les discours fiai l ans De ces lioufDs d'arrogance.

Qui se dirent couibaltans Pour le repos de la France, Onl Tail opposer sans loy Le Buliject contre le Roy; Mais depuis la gciit Gallicque [hii) N'a faici compte de la Ligne, Ligue, Ligue.

15 Dieu de là haut loul voyant

Faisant un séparément Du fromeiit avec l'ivroye

Qui les aYoU arroté Sous rbalût de iaineleté, Si que d'un accord onlqoe Çbii) Chaâseront de ooiu la Ligue, lignei Ugve.

14 Desja VE»jpagno\ Teaoit En grande magoificence ; De ces mulets on ovoit

Le ton par toute la France, Et le pauvre parsan De peur s'en alioit fuyant Geste grande brimballerie, {biê) Tesmoing de l'horreur de la Ligne, Ligiw, Ligoe.

15 Mais le chef des estandarts De la nation Françoise, Yray modelle des Césars, Ne recula d*une toise, Ains envoya demander

S'il vouloit s'entre choquer.

Le chef des Ligueurs inique {bis) M'osa approcher ue sa Ligue, Ligue, Ligue.

16 La ptuspart de ces mulets Tous chargez nous dcmeurarent, Et les plus vistes genêts

Par les espérons crevarent.

Ceux qui n'estoient bien montez Ser voient de planches aux fossez; Ccste vergoigncusc fuite (bi$) Fera souvenir de la Ligue, Ligue, Ligue*

17 Considère donc» François, Que Tamitié paternelle

l.)c Dieu père des François Veut ton amc cslrc immortelle,

Et que de» Giiisards Lorrains Servant de fmé en ses mains; Par sa bonté déifiiiiie (fii-) Se consuineia la Ligue, Lisuc, Ligue.

CHANSON NOUVELLE

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