DE LA LIGUE
SwfccAnnC
LuFsquc de aes (DUEpiri plus duDI , etc.
1 Fy de la Ligae et de son nom, Fy de la Lorraine estrangÈre.
Yive le roi! vire Bourbon ! Viïe la France nostre mère !
La Ligue n'est igue trahison, Fy de la Ligue et de son nom!
3 La Ligne est un monstre odieux Remply de rage et perfidie, A Dieu et aux horaraea haynuux.
Et plein de fureur eslourdie; La Ligue est yssue d'enrer.
Fille aisnce de Lucifer.
5 Car ce moiisire n'est que poison ^^H Duquel l'ia^paî^ualle acmetice, ^^H
'J asde par mortelle aclioisou D'ensorceller toute la France.
Mais tous François de cœur bénin Résisteront à ce venin.
4 II y a cent mille François, Qui ont Tâme si généreuse, Qu'ils mesprisent tous les abbois De ceste Ligue furieuse ;
Et qui mourront plustost cent fois, Que de fleschir dessous ses lois.
5 Vous devriez, ô Guisars malins !
Rougir de voir vostre patrie Par vos séditieuses mains Ravagée en mutinerie.
On void les marques en tous lieux, De vos desseings malitieux.
6 Du manteau de dévotion Armez vostre foy Catholique, Vous couvrez la saincte union De vostre Ligue frénétique,
Pour mettre Thouneur des François Soubs le joug des Lorraines loix.
7 Nostre saincte religion
Vous sert d'un prétexte voilage^ Pour remplir ceste religion De sac, de sang et de carnage.
Mais vos desseings sont descouverts, On voit le jour tout à travers.
8 Par un désir ambitieux, Remply de folle outrecuydance.
Vous |>cii»iez escheler les deux Et subjuguer toute la France, Mais Dieu, qui préside aux conibaa, Vous fera Iresbuchcr en bas.
9 Oncques tous ne viendrez à bout De ïoa desseins remplis d'auUace, On verra plustosl coup â coup Nostre France changer de place :
Car tous François braves et torls, S'opposeront ù vos efforts.
10 Vostrc brusiante ambition Nous a enflamme ccste guerre, Allumant la sédition
Aux quatre coings de nostre terre , Pour mestre sans droict ny raison La couronne en Tostre maisou.
11 Vous avez, Ligueurs, cy devant Par trop nostre France diarmée, Mais vos entre[H'inses de veut S'esvanouyronI en fumée :
Vostre Ligtie est un basliment Qui n'a appuy ny fonderaenl.
12 Vous n'oseriez, Lorrains tluysards, Desployer aux champs vos bannières j Vous avez Tu y comme renards.
Dans Paris cbcrcher vos tanniéres, Sitost qu'avez veu nostre roy Marcher pour vous faire ta loy.
13 Jamais vous n'avez eu le cœur De résister de vive force.
Car voyant le roy jà vainf|ueur Vous luy avez faict une extorse :
Yostre déloyale union N'est que fraude et sédition.
14 Contre tout droit, Lorrains sans foy, Possédez de grand félonie,
Avez faict mourir vostre roy Par un moyne plein de manie, Couvrant yostre meschanceté Dessous rhabit de saincteté.
15 Voyant vostre Ligue quasi Estre par le roy renversée, Le desespoir vous a saisy Et une fureur insensée
Qui vous ont induit sans raison L'assassiner par trahison.
16 Mais cent mille soldats françoîs Et vingt mille gens d'armes, Ont protesté tout d'une Toix, ])e ne poser jamais les armes Qu'ils n'aient raison de la mort De leur roy massacré à tort.
17 II a].laissé un successeur Qui a Téme généreuse, Pour venger son prédécesseur De cesle mort si malheureuse ; C'est ce preux Henry Bourbonuais^ Roy de France et Navarrois.
18 C'est ce grand prince de valeur A battre vos lestes superbes,
Qui baisien voilre grandeur Jus(|ues à la baissGur (1m Itcrbe*, El qui par l'aide du graad Dieu
Vous kaKiiiia luus àe ce lieu.
13 Vous abnseï le peuple en Tain
Par vos beaux discoui's de mensonge, Liiy faisant croire nue demain Secours viendra (c'esl l'os qn'il ronge). De Lee toute victoire avez, Mai» tousjours vaincus vous trouvez.
20 Ainsi le peuple maitileuez.
Ignorant le Taict de eou pi-ince, El à tous maux a bu nd ou nez, Faictes ruiner si proTÎnce Par vostre damnable conseil Qui procède de vosiro orgueil,
SI Vous eâlea si peu soucieux D'observer de Dieu l'ordunnance, Qui veut qu'à un roy vicieux Me^incs l'on rende obéissance (Tesmoin David, qui ne voutnE Tuer Saul, encor qu'il peut),
22 Que plein d'arrogance amplement Vous laides Dieu auteur du meurtre.
Et dictes que frère Clément,
Qui bleu souvent paya la mulle,
Est allù droict en Paradis,
Si croire faut a voa lieaux diets.
23 Vous raccomparez à Judilh, Itlais il y a gjand dllfcri?nce :
Car laissant le corps mort au lict S*en retourna sans nulle ofifense, Au contraire le jacopin Chastié fit mauvaise fin.
24 Puis les bras vengeurs du haut Dieu Toute la force Assyrienne
Chassa soudain du mur Hebrieu Sauvant la race Jsacienne :
Mais ce moyne hors de mal-heur Ësteint des François le bonheur.
25 Bref, vous, Ligueurs séditieux, Qui aimez tant le malencontre, Superbes et ambitieux,
Dieu fera qu^elle vous rencontre.
Vous prcschez la sédition, Mettant tous en desunion.
26 De loups vous vous faictes brebis Pour attraper vostre substance, Dont vous faictes, qui est le pis, La guerre à Dieu et à la France, Et destruisez en un instant
Ce qu^on a basti en mille ans.
27 Vous causez la calamité
Que ce pauvre royaume endure, Disans que la divinité Doit avoir de vous soins et cure Il hayt vostre saincte union Remplie de rébellion.
28 Vos affaires vont au rebours, Vos secours sont imaginaires,
Et si vous espérez toiisjiwirs Aïoir VUS bazaiiez corsaires, Qui de luhig bleu suuvunt font peur, Mais vous cherchez vualre mallieiir.
S9 EnBn ce ne sera (\u'an van Que de la promesse Espagaolle, Et faudra (]iie le Savoyan Nous rende nostre Carmagaollc, Ou nous luy ferons un bon toui-.
S'il y faict gueres loug scjour.
50 Voicy le Roy presijues assis Contre vos grez dessus son throsiie, Le sceptre es mains luy avez mi^;
Il passera bientost le Bhosne Pour vous faire passer les monis Où sans cesse vous poursuyvrons.
51 Puis les François Dieu béniront
De les avoir tiré de peine.
Quand leurs ennemis s'enfuyront Avec leur chef le duc du Mayne, Qui au mal les a faict entrer Dont lie les pourra depcstrer.
sa Celuyqui composa ces vers,
C'est un Franrols qui bien souspire De voir par ces Ligueure pervers Ainsy ravager cest empire.
Et qui a juré sur sa foy De faire seri ice à son roy.
CHANSON NOUVELLE
CONTRE LES LIGUCUBS REBELLES A ftA MAJËBTÉ.
Sur le ehani :
O qu'il eit oublieux qui se fit «n fortuit , etc.
1 N'est-ce pas un grand malheur De voir la pauvre France Confuse en grand douleur.
En misère et souffrance,
A l'appétit de ceux Qui, par trop envieux.
Désirent la couronne Et sont cause des maux Aussy des grands travaux Qu'endure la Bourgogne !
2 Cil est en désarroy
Et plein d'outrecuidance, Qu'entreprend sur son Roy Et contre sa puissance.
Tous ces méchants Ligueurs Sont mutins en leurs cœurs Et fêlons de courage.
Ils vouloyent renier Leur roy, juste héritier.
Hors de son héritage.
5 Ils ont beau amuser La pauvre populace.
Ce n'est que l'abuser, Ils sont pleins defallace.
Ne fleschiioni les cœurs Des loyaiiï semtcur's, Plustost mourront eu irance Que le rnyal fleuron Du tige de Dourbou . Ne soit vray roy de France.
i L'estranger, fournissant Aux ligueurs de pécune, Faisoit voir dairement Sa meschaiite rancune Contre ceux de Rourbori, Veu qu'il ne truuve bon Qu'un roy de ceste race EegnesurlcsFi'anrois, Comme si un tel tlioijt Dépendoitde sa grâce.
3 L'Espagnol insolent Et la race Ilalique, Désirent grandement Que nostre république Soil sans aucun repos.
Afin que ses suppos Peschassent en eau trouble.
Mais un jour ou verra Que le mal tournera Sur lesLiguenrs au double.
G Et voua, jiobles François, Qui tournez vos visages.
Bon cœur à ceste fois Clhtcun prenne courage Pour soustenir le droict, Afin qu'à chaque endroict Yostre grandeur redondc, ' Car qui le droict soustien Se voit rempli de bien Et d'honneur en ce monde.
7 Cesse donc ton dessein, O François misérable^ £t monstre* toi humain Envers ta mère aymable ; Ne sois plus si léger
De te mettre en danger Par ceste fausse Ligue :
Ce n'est rien que poison, Rien plus que trahisoD, Et des traistres la brigue.
8 Sus donc ! noble François, Menons resjouissance, Crions tous d'une voix :
Vive le roy de France î Qui, selon nos souhaits^ Nous donnera la paix
En dechassant le vice, Et maugré le Ligueur ]\emeltra en vigueur L'Église et la justice.
CHANSOX NOUVELLE
1 François, que raisaiis-iious? somnies-iiDiiB endormi^? C'est à TOUS qu'on eu veut, ce sont nos ennemis. Dont nous devons avoir entière cognoissance, Qu'on venl bouleverser la coiiroiic de Frai
2 Dieu nous a bien monslré qu'il nous lendoit la main, Quand il a ap()ellé ce prince tant humain, Nosireroy naturel, à la foy catholique;
Il n'y a quç le Ligueur qui le dit héri>tique.
3 Le Ligueur Espagnol s'est fort scandalisé Quant il a veu le loy s'estre calholisé; N'ayant plus de subjet pour luy faire la guerre, Chacun d'eux s'est balidé pour occuper sa terre,
4 Maintenant, disent cntr'cux qu'il faut premièrement Estre absoii/. du passé, ne pouvant autrement
Estre oingt iiy sacré qu'il n'ait fait pûniience. Et qu'il ne pmt avoir la couronne dp France.
5 Ce roy doux et bénin, sans se montrer divers^ A Rome a envoyé le prince de Nevers ;
Il n*y fut pas receu si bien comme mérite
Un prince ambassadeur d'un roy d'un grand mérite.
6 Par la nous voyons bien que l'Espagnol ligueur, Qu'à tor et sans raison il veut gagner le cœur Du pontife romain, aûn que point ne donne Prompte absolution à ceste grand* couronne.
7 L'Espagnol voudroit bien la France gourmander, Mais Dieu vous sçaura bien de ses traits nous garder En assistant le roy et toute sa ne blesse
Dont nous luy chanterons une hymne d'allégresse.
8 Je vous prie, François, monstrons-nous de bon cœur, Obéyssons au roy pour le rendre vaincueur ;
C'est un roy valeureux, haut, puissant et sublime. De courage invaincu, d'une âme magnanime.
9 L'Espagnol nous transmet force doubles doublons Pour mieux entretenir leur Ligue et union,
Pour faire assubjectir sous son obéissance
Ceux qui n'ont recongneu eucor le roy de France.
iO Le gouverneur de Meaux a faicl un brave traiet, Lorsque ces beaux doublons il leur a arresté^ En suivant son devoir il remet, à son prince La ville de Meaux et toute la province.
11 Cela doit estre exemple à chaque gouverneur De suivre le pctrly de nostrc roy vainqueur, Lequel rnaugrc leurs dents est leur roy légitime. Des autres surmontant le renom et i'cstime.
12 Ces traistres EspagnoU onl ulierclié tout moyen De nous intimider par l'ost Italien,
Mhîs faire il ne le peut sans doinnge et esclandre, Il luy faut ileâ soldats pour le pays de Flandre.
13 O pauvre tieis-estat ! Eu porte tout ie basl. Tu es lousjours folié au milieu des rtébats ; Tousjours les assassios se trouve Jaiis la terre Manger ton reveou en te faisant la guerre.
14 Le pauvre paysant, raort de tain est troublé,
Et le goupt bélislrc csl de son bien saoulé. Voilà les bcaiiï e^bats que rapporte !a Ligue, Le desgals 'lu pays par la inescliante bi'igue.
15 Pourquoy empeache-il que le Roy valeureux Ne soit bien obéy? Il faut en dépit d'eux
Qu'on Iq révère au Throsne estant bon catholique, Selon le droict divin et nosUe loy saliqae.
16 Quoy qu'on aye trasmê, tjuoy qo"oii aye entrepris, De l'oser massacrer il leur en est mal pris;
Dieu Ta tousjours gardé par sa saincte puissance. Il aura soiiig de luy pai' sa douce clémence.
17 II nous faut espérer que Dien nous gardera. Et qu'enfla le Ligueur confus ae trouvera ; Car son inieniiuu se déborde en tout vice, Hay-sant tout bon ordre et ta bonne police,
13 Qui a faict la chanson? c'est un soldat fi-an^oi^ Qui a tousjours porté les annea pour ses roys. Et ores eacor' plus iju'il s'est fjit catholique, Vive la saiucle fuy romaine apostolique!
^ oOi —
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