‹ Recueil de chants historiques française (volume 2)Chapitre 99 sur 120 · DU PRINTEMPS RETOURNÉ SUR LE TEMPS QUI COURT · texte numérisé non relu

DU PRINTEMPS RETOURNÉ SUR LE TEMPS QUI COURT

Bt M chante aur le chant :

Quant ce beau printemps je voy, j'apperçoy, etc.

i Quand ce dur printemps je voy,

Je cognois Toute malheurté au mondd ; Je ne voy que toute erreur

Et horreur Courir ainsi que fait Tonde.

2 Plus il n*y a d'amilié

Ne pitié, Plus n'y a de courtoisie, Il n'y a plus de support

Ne confort, Tout n'est plus que fascherie.

5 Nous voyons nostre prochain

Qui la faim Endure quasi de rage Sans luy donner verre d'eau,

Ne morceau ; CVst bien un \ ische coiirngc.

4 Noua voyons de grand amy

Emiemy,

PresUse tuerVunTaiilre;

Nous voyons le plus cher

Déchaâser

Son enfant [>oui' prendre un nuire.

S Nous voyons renfant divers

Et pervers

Ballreson|)treet samùre.

Noua voyons un estrangor

Nous luaDger,

C'est un cruel vilupère.

6 Nous voyons Temmos parler.

Se mesler

D'une infinité d'afTaires;

Et portant de grands clieveux

Favdineux ^^^h

Pour à ce monde complaire. ^^^^M

7 Nous voyons le^ paysans ^^^^|

Indigona ^^^^H

Demandant partout leur vie, ^^^^|

Un bissac pour ^^^^H

son ^^^^H

D'une pauvre;» demie. ^^^^^H

S Nous voyons tant de voleurs ' ^^^^H

Pleins d'horreurs, ^^^^^|

Qui pillent, ruent et saccagent, ^^^^^|

Ne craignant uy Dieu, ne roy, ^^^^^B

D'un c^moy ^H

Vomissent Uix milles rngcs. ^M

9 Nous voyons la belle fleur

l)(i couleur Se changer d'une avanture; >ous voyons le beau jardin

Au matin Se fanir de sa verdure.

iO Nous voyons le feuillu bols

Geste fois Anéantir son feuillage.

Nous voyons le rossignol

D'un chant mol Déduire tout son ramage.

11 Mais trop loin le laid hiboux

Qui jaloux Est de nostre jouys^ance, Il chante à haute voix

Dans les bois Pour nous faire desplaisauce.

12 Nous voyons les amoureux

Rigoureux Laissant leurs gentes maistresses, Au lieu d'cstre gracieux

Et joyeux Portent dix mille tristesse.

15 Nous voyons un jeune enfant

De six ans Renier Dieu et sa mère, Et faisant comparaison,

Sans raison, ITun horreur par trop sévère.

14 Noua voyons les pauvres biens Terriens Diminuer d'heura en heure, £t les gentils mbrisseaux

Verls et beaux Qui par le pied soud^iin meurent.

13 Ndu3 avons eu tant de BUus

Et travaux, Guerre, ratnine et pesie, Cruauté, horreur, eaFroy

El esnioy, Qui nous rompt quasi la leste.

16 Qui est cause de re mal

Dur, fatal?

Noz peschcz ords et terribles ; Nous sommes comme brutauK

A bien Tnire inutiles.

17 Nous ne tenons plus de fuy,

Ny de loy, TatU nous sommes gens ignares; Nous sommes esbloiiis des deux

Gratieux A tous nos péchez barbares.

18 Et changeons noîlre vouloir

D'un espoir Et aussi uo^lre coustume; Ttecognoissans nosire Dieu

Eu tous lieux, Nous ostera d'nmertnme.

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