LE PRINCE D'ORANGE
1 Cest le prince d'Orange, Trop matin s*est levé ; Il appela son page :
Mon more est-il bridé?
Que maudit soit la guerre !
Mon more est-il bridé?
a II appela son page :
Mon more est- il bridé ?
'— Ah! nani dà, mon prince, Où voulez-vous aller, Que maudit soit la guerre !
Oi'i vonl'^z-voiH aller?
5 Ah! naui dâ, mon prince, Où voulez-vous aller?
— Je veux aller en France, Où le roy m*a mandé, Que maudit soit la guerre!
Où le roy m'a mandé.
4 Je veux aller en France, Où le roy m*a mandé Par une lettre close Qu*on m'avoît envoyé, Que maudit soit la guerre!
Qu'on m'avoit envoyé.
5 Par une lettre clbse Qu*on m'avoit envoyé.
Je partis sain et sauve Et j'en revins blessé, Que maudit soit la guerre !
Et j'en revins bleâ^ë.
6 Je partis sain et sauvei £t j'en revins blessé
De trois grands coups de lance, Qu'un Angloys m'a donnée Que maudit soit la guerre !
Qu'un Augloys m'a donné.
7 De trois grands coups de lance Qu'un Angloys m'a donné : J'en ay ung à la cuisië,
Et l'autre à mon costé, Que m ludii soit la guen'e !
Et rauire à mon costé.
8 J'en ay uog h la cuisse, £t Taulre à mon costë, Et l^autre à ma mamelle ; On dit que j'en mourrai^ Que maudit soit la guerre !
On dit que j*en mourray.
CHANSON
Appelléexj? ciel, »vk les dames de la cour de fliançois l^**.
£Ue te thahte tuir l*tiir dk Curé dé Crètéll.
1 La Tramontane * a bien sondé Le lieu où son cœur a fende;
Car elle est immuable ; Et son cours est tant arresté
Qu'il n'est pas variable.
S Ëiiditiiidii' pâif ferniëtë, Dfe biéti Situer ft^èst acquitté.
Aussi ia lune claire Cognoist bien qu'il a mérité Qu'on lui doibve complaire.
J Arme de Pisseleu, ddcbésse d*Bstâilipe«, mattfeUë dé Fftnçolâ !•'.
2 Henri II, encore dauphin ; 11 almolt Diane de Poitiers, feuve (le Louis de Brézé, qu'il fit depuis duchesse de vaientlnois. Diane rommenrolt desjà à n'estre plus Jeune quand Henry vu
5 Le cUscotira (Vellc va baUsant, Et Tamour de lui va croissant
Sans se pouvoir dcffaîre ; S'il Teust veue en son beau croissant.
Pensez qu'il eut peu foire.
4 L*Aurore *, qui plaint tant à tous yeux, A bien sceu choisir pour le mieux,
Le soleil tant louable ; Car c'est Pendroit de tous les cieux Qui est le plus aimable.
5 Vesper *, qui fut si belle à voir, Se retire fort sur le soir;
Si sa clairté se passe, Je crains qu'elle ne puisse avoir Le bien qu'elle pourchasse.
O combien de regrets aura Rhéa s quand seulle on la lalra,
Entre Noël et Pasques ; Car Demogorgon s'en ira
Le chemin de Saint-Jacques.
devint amoureux, et U Talma jusqu'à la mort Toutes les Baisons qu'il a bâties et toutes les peintures qui restent de son règne, sont remplies de croissans, qui étoit le corps de la devise qu'il avoit prise à cause d'elle, et nous marquent de mil nuinlères la longue passion qu'il eut pour cette Diane.
1 Mademoiselle de Ganaples.
2 La comtesse de saint-Paul, Adrlenne duchesse d'Ci/oiilsvi/le, épousa, le 9 février i534, François de Bourbon^ comte de Saint- Vaul, flls de François de Bourbon, comte de Vendosme. Elle moorut a 48 ans, en lisen. Marie de Bourbon, leur fille, porta Estoulevllle et sa!nt-i*aul «1 Léonor d'Or/<fMNj , duc de Longiievilie, son
3 Madame de Royc-
7 Virgo *, qui n\i semblable à soy, Signe de paix, amour et foy,
Est tant belle et honneste
Qu'elle fera des yeux d'un roy
Bientost digne conqueste.
8 Calysto • pour digne guerdon D'avoir de Jupiter le don
Fut au ciel transformée ; Mais Tautre lui donne le bond, Car elle est plus aymée.
9 Juno s, régente au firmament, Ne sçait lequel contentement
Resjouit plus son âme, De demourer si hautement Seur de deux et d'un femme.
10 L'étoille qui n^a changement Est adorée saintement ;
Le saint qui la contemple Voudroit pour son contentement La veoir luyre eo son temple.
11 L'arc-en-ciel « qui boire soulloit £n toutes eaues où il alloit,
1 uprlnceMe Marguerite , Mear d*Henry II, et depuis mariée en 155» à Enmiaauel Phill)ert, duc de savoye. EUe étoit née en 1S33.
3 Madame de Massy.
s i*a reine Bléonor. En conséquence du traité de paix à Madrid de 1525, François l*' épousa en secondes noces, en i53o, Eléonor d'Autriche, veuve d^mmanuel, roy de Portugal, et sœur atnée de l'empereur Charles v.
4 Charles, duc d'Orléans, troisième ais de François I•^
Maintenant se transforme £n Iris ' qui tant le vouloit, Qu'elle aussi prend sa forme.
43 Cybelle sage vouldroil bien Que son Saturne fut tout sien ;
Mais elle ne peult mie Divertir le cœur antieil
De luy et de S'àmye.
15 L'Ourse mineur le jour attend Que son esprit sera contetit ;
Elle sçaura conduyre Saigement ce qu^elle pVétcnd^ Car Phébus luy veult luyre.
14 Mais que seroient bien devenus Aries et Capricornus !
Gemini qui les dompte Les a rendus si bien cognns Qu'ils se cachent de honte.
15 Le grand comète qui reluit Menasse le jour et la nuit,
La mort et fin de vie
De Polyphemus qui se dit
L'avoir si bien servie.
16 Le Séraphin • voile cuidant Par rOrleiU et rOccldent,
I liadame de Montpciitier, Jacqueline de tioiigvyt BiaH^e et II&38 â Louis de Bourt>oQ« deuxième du iioiil« duc de llonlpeittieri Elle mourut eu nei, et d^eux vient Mademolaeile*
a cardinal de Lorraine.
Et jamais ne s'arreste; C'est par heur ou par accident S*il fait quelque conqneste.
17 Un autre comète apparoist Laquelle à veoir on jugeroit,
Bien qu'elle soit peu creûe, Que pourtant contente seroit
D'avoir une grande queue.
i8 Yémis 1, planette de beauté, A bon droit donne sa clarté
A Mars ', amy propice ; Mais Yulcain ' est si fort maltraité, Qu'elle lui fait éclypse.
19 Libra, qui porte la vertu Dont son Pisces est revestu,
Ne peult être si forte Que Tautre ne soit abbatu,
Car Cythia l'emporte.
ao Thétis^ qui, d'un trait de ses yeux, Faisoit mouvoir hommes et dieux,
Par tout cherche fortune, Pour hors du tourment odieux
Retirer son Neptune.
1 La marquise de Nesle.
3 MOQtmoreocy.
s Le marquis de Nesle.
4 Madame de Bryon. Françoise de Longyy, femme de Philippe chabot, sieur de Brloo, amiral de France, qui, après avoir rendu de grands services au roy François I", tomba dans sa disgrâce vers l'an isST, et fut arresté et son procès fal>. son innocence reconnue, le roy le rétablit dans tous ses honneurs et dlgnltez le 12 mars 1 6 43; 11 mounit le i*' juin i&43. U étoit pour lors en prison^ et est nommé icy Neptune»
31 Ce petit troupeau bien plais.tiit Tout en un cerne reluysant,
Pour nommer sa lumière, Je ne lui sçay nom bien duyssnt,
Sinon la Poussiniére.
CHANSONS