SUR LA PRISE DE ROULOGNE
Pour toy ton prince, hélas ! povre esgarée, Souffre beaucoup de travail et nuysance ; Mais que d'orgueil tu ne sois emparée, Il te rendra sous son obéissance.
A grand malheur t'a pris en alliance Un étranger par trahison congneue; Mais à grand heur, pour reparer Toffense, Reçoy ton roy au moins à sa venue, (his.)
Sur un autre chant.
Réveillez-vous, réveillez, Boulongnois; Ne songez^plus, chascun vienne en peraonne Pour recevoir Henry, roy des Françoys.
Bruiez, canons, tant que Pair en raisonne;
Phifres, tabours et trompettes qu*on sonne, Avec le brayt de tout bon instrameiit.
Et ne pensez qii*en tout esbafeWent, Dancez, ballez, rages, sailtés,
N*ayez soucy,
Ne crainte aussi.
SUR LE SIÈGE DE METZ
Chanion nouvelte, oompotiàpmr 4m t&mLèart faitant la eentâtelU
sur Us rampars dt MtU, et se chante sur le ckant :
Jam Bottrgalgnoiu knirent le camp, etc., on Là regrfetsqne j'iy
de in*amye, etc.
i Le mardi devant la Toussains Est arrivé la Germanie, A la belle croix de Messens»
Faisant grande escarmocfaerie :
Mais les François de chère hardie Au-devant d'eux s'en sont allez ; Cestoit pour rompre leur folie De recognoistre en noz fossez.
2 Double canons il ont menée A la belle croix dessus dite, Pour batre le palais de Metz^ Les grans églises et petîies :
Mais ilz ont Irové les reliques Aux Carmes, et aux Conieliers De deux pièces d'artillerie.
De quoy on les ba saluez.
5 Le samedy, jour en soitant, Est retoarnée la Germanie, Les Espagnols, Italiens; Le duc d^Albe et sa compagnie Se sont campez en Tabbaye De Saint'Amoult près noz foisez :
Cestoit pour assiéger la ville, Et la bastre de tous costez.
4 Ilz ont fait faire gabions, Mener canons en abondance; G^est pour batre nos bastillons, Nos rampars, murailles, défenses.
Tranchées par bonne ordonnance.
Ils ont fait touchant noz fossez, Pensant prendre soudarts de France Et la noble ville de Metz.
5 Monsieur de Guise est dedans Avecques beaucoup de noblesse ; De Vandosme les deux enfaas, De Nemours plein de hardiesse :
Le seigneur Strosse sans cesse Se promenant sur les rampars., Nuit et jour plain de grand adresse.
Faisant Metz fort de toute pars.
6 Et monsieur de Montmorency, Aussi le vidane de Chartrea, Le vieil gendarme Saint- Rbemy, Nuit et jour cberebant dans les caves^
Eu escoutant sur les muraiUrs L'eniiemy qui nous veult miner.
Mais il leur ha donné la haie, Car les ha conlreminez.
7 Vingt et deux pièces ont amenez Tout auprès de noz faulces braies.
De quoy ilz nous ont canonez La tour d'Enfer et noz murailles, Faisaut des breaches assez larges Environ cent pas pour le moins, Mais ilz n'ont pas eu le courage De venir combattre François.
2« CHANSON
SUR LE SIEGE DE METZ
1 Le dernier mercredy de Tan, François ont fait une sortie Dessus les pouvres Âlemans, Gens de pied et cavalerie,
Se rencontrant au hanlt des vignes, Tirant an camp de Barbanson ; Et là jouèrent à Fescrime^ Dont TAlemant n'eut pas le bon.
2 Quand les Allemans ont cogneu Qu'ilz n'ont que rompu la muraille, Leurs munitions despendu,
Et mangé tonte leur vitaille,
Ils ont dit à monsieur d*Espagnc :
Relirons-nous en noz paTs, Dedans les terres d'Âlemagne^ Afin qu'au printemps n'ayons pis.
5 Pour conclusion ont leré De devant Metz l'artilierie.
£t tout leur camp ont fait marché, Qui leur est grande moquerie.
Le noble seigneur de Guise Sur la queue leur feit aller Grand nombre de cayalerie, Pour leur apprendre à cheminer.
À Et toy, marquis de Brandebourg, Ailleurs te faut jouer ta chance.
Retire toy dedans un bourg, D'entrer à Metz n'aye fiance.
L'on ha bien cognen ta meschauce, La croix blanche avois chargée :
Cest pour tromper le roy de France, Sans jamais Vavoir méritée.
0 Empereur, tu peux bien plorer, Prendre tristesse et doléance, D'avoir [)erdu sj beau merœer, Chemin et passage de France.
Tu as bien cogneu la puissance Du roy Henry asseurément.
Des quatre villes de Tempire, La plus belle tient maintenant.
6 Celuy qui ha faict la chanson Est un souldart, je vous asseure, Estant en Metz en garnison, Nuit et jour coucher sur la dure,
Ëodurani aux pîcdz graud' froidure, Voyant les enoeoiya si près, Luy souveiuuit de son ami^.
Pensant ne l« revoir jamais.
S* CHANSON
SUR LE SIEGE DE METZ
CAanêon /aicle iur U dipartemnu du camp de Pempereur de devami
la vilU de Metz, et des gran» prtmeseee de* noUeê FraafOffe
de dedant ladiele viile; tur U ekant :
Que peult on din m VtiBMda csnp d« Lumabomig.
i Que peuU on dire en France DelatUedeMeU; Il y a grand'pnîaaanoe De fort nobles François Qui jainak ne s'esionnent De voir gêna de Bourgougae Campez tout à l^ntour.
Et mesmee en perionae Ils font ftwee bceongne Du marquis BrandekiHrg.
S Des trois parts de U ville Ils nous ont assiégez, Qui est une chose ville, Sans assaultz nous donner.
Car les traistres infâmes Entendent bien leuiis ganes
Par force d^espiong.
£t mesme le duc d*Âlbe, Qui meine Pavant garde Pour faire trahison
3 Le noble dttc de Guide, Lieutenant pour le roy, U entend bien là guise De faire son debvoir Arec ses gendarmes ; Leur donnant force allarmes Tant de jour que nnict.
Et devant qu'il se couche Leur faict faire escarmourche Pour leur donner ennuy.
4 Monseigneur d'AAgulani Prince de grand renom, Vrai chevalier erratil 9 Cherchant les Bourgolgtiotis.
Il est party de France,
En grande diligence »
Pour combatre hardiment^ Et avec grant vaillance A donné coups de lance Contre les AUemans.
5 Le prince de Gondé , Il y prent grani soûlas, Le scait bien seconder A coup de coi]stellat2. • Car d'une grandïurie Ils font, Je vous affle, Chascun à leur costé, En bonne compaiguie
JL\
Jusques à rartillerie Les Bourguignons trotter.
6 Le prince de La Roche Il est fort diligent,
On n*a point peur qui cloche.
Ne lui ne tous ses gens; Car luy mesme en personne Faict faire la besongne Des rempars et trenchées; Et sans fin il travaille Du long de la muraille, Sans point estre lasché.
7 Monseigneur de Nemours, Qui est preux et vaillant, Avec sa compaignie, Aussi son lieutenant,
Ils font force sorties D'une chère hardie Dessus ses Allemaiis ; Lesquelz n'ont pas puissance De faire résistance Contre si yaillans gens.
8 Le seigneur duc Orace, Prince de si grand pris,
Le grand-prieur de France, Monseigneur le marquis, Tous trois d'une alliauce.
Ils donnent coups de lance, Acquerans bruit et los ; Et n'ont point de doublance De faire résistance Contre ses Espagnolz.
9 Le seigneur Pierre Estrosse, Vaillant comme un César, Jours et nuictz aux aproches Faisant faire rampars, Pour mettre artillerie  faire baterie Contre ses ennemis ; Car jamais ne s'ennuie De prendre grant envie, Jusque iJz soient à mort mis.
iO Monseigneur le vidame, Donnant cueur aux souldars, Faict sorties extresmes En plusieurs lieux et pars ; Avec ses gentilz hommes , Grans coups de masse donne , Combattant vaillament, Et faict, je vous affie, Jusques à Tartillerie Fuir les Allemans.
il II y a tant de noblesse Dont je ne scay le nom , Vaillans , plains de pi*ouesse, Seigneurs de grand renom -, Les fils du conestable , Hardiz et redoutables, Acquérant bruit et los. Souvent leur prent envie De faire des sorties Contre les Espagnolz.
12 Quant à la fanterie Oe tant nobles soldar.^,
Ilsfont, je vousaffie, Leurs ennemis couafd ; Car tous leurs capitaine, Lieutenarit el enseignes, Us ont le cueur si liauU Que jamais ne se faigtictlt De recepfoîr Passault.
&• CHANSON
SUR LE SiéGB DB METZ.
Ckanâon nomveile du bourgsoig et marchanda dé iSttz, nt le cktnt : P«roiiD6 sur It Somie , ttc.
1 On va partout disant, Par le pais dé t^rance, Que Metz se resjouit Et vit à si plaisance De veoir ceste croix blanche, La noble fleur de lys.
Ce joly temps d'esté, Verrons le roy Henry.
Vive le roy et monsieur le Daulpliin, Et toute Fallianoe Du roy des fleurs de lys.
S Les bourgeois et marcbaos De Metz, la bonne ville, Ils sont tous resjoois Et ont faict entreprinse :
C'est de faire un présent Au noble roy Henry, Pour tousjmi)!È soustenib La noble fleur de lys.
Vive le roy et monsieur le Daulphin, etc.
5 Les Allemans ont dict Au noble roy de France :
Sire, nous sommée à vous Pour faire voz plaisances ; Nous alloni A là ^uteffé^ Voulons vivre et mourir, Sousténaiit la querellé Du noble roy Henry.
Vive le roy et mobsieur le Daëlphin, etc.
4 Quant monsieur de Yandosme A veu la fanterie, Dit à monsieur dft Guise s
La belle compagnie I j
. Ce sont tous bons souldars I
Qui sont de grand valeur; i
Hz repoulseront bien Les gens de Tempereur.
Vive le roy et monsieur le Daulphiri, etc.
Qui a faict la chanson De Metz, la bonne ville?
Un enfant de Lyon, Menant joyense vie; Avec sa douice amie Prenant son passetemps.
Il ne s'en soude mîe SMl ne revient de i*an.
Vive le roy et monsieur le Daulphin , Et toute Talliance Du roy des fleurs de lys.
5* CHANSON
SUR LE SIJÉGB DE METZ
Chanion nouvelle sur la prinu de Gàze, Metz; i Betires-Toi», etc.
i Tremblez, Metz et Lorraine, Hanoyers et Flamans, Car le bon roy de France, Avec ses nobles gen^^, De Paris est party Pour aller en Lorraine, Estant avec luy [hit) Ses princes el capitaines.
S En une terre neutre Le roy est arrivé ;
Devant une abbaye, Goze se fait nommer, Où estoient Espagnols Qui ne se vouloient rendre; Furent tous mis à mort (dt>) Par les souldars de France.
5 De Tabbaye de Goze Le roy s'en est allé A une ville forte, Metz se fait appeler.
Et puis la feist sommer, Par un hérault de France, S'ilz se vouloient tourner (fiU) Et faire obéissance.
4 Les bourgeois et gens d'armes De la ville de MeU Furent d'une aliance Ne se rendre jamais , S'ilz n*avoient1e canon Pour battre leurs murailles :
Mais leur rébellion {bis) Ne leur valut pas maille.
8 Monsieur le Conestable En esrant adverty, Qui faisoit Tavant garde En fut tout resjoui.
Tôt les vint assaillir De canons et bombardes, De par le roy Henry, (bis) Pour leur livrer bataille.
6 Quant ilz ont veu par ordre Le canon aiïusté,
Criant miséricordtf Par dessus le foMéS»
Tenant l*enseigM ili féiûgf Criant to» tife VnÊt&ê^ Vive le roy Henry (M#) Et toute sa pvisfliiiee.
7 La dooziesme journée Du joly moys d*avril Que Metz fut retournée Au noble roy Henry, Le Conestable entry Dans Metz, vltte gaignéé ; Le luddy ensuivant
Le roy fist son entrée.
8 Qui feist la chansonelte D'un si très plaisant son, Fut un souldard de France Estant en garnison
Dans Metz, ville de nom, Au pays de Lorraine»
En mangeant du bacon Auprès d*une fontaine.
CHANSON
sua LA BATAILLE DE HENTT.
i Branlez vos picques, soldats , A ebeval tfià^ mss gctpadamMi; Boutez feu w tout#» parts.
Branlez vos piques» soldats.
Qu'on se mette tpns en armes, A cheval tost , mes gensdarmes.
â Allons donner les alarmes Au cauv de nos ewQOtts, Enflez vos cœurs, mes amis.
L*ennemi trop (ait rborrihie»
Que d'une fureur terrible Soit à sac m plutôt mis*
5 Enflez vos cœurs, tnes amis, A mont, à mont, à Testeodart! (6û) N'atendons plus, il est trop lard ; Mars nous fait|eii» bien je l'eutends; Donnons le choc, il en est temps; Et tellement que cette race^ Qui contre nous trop fdrt embrasse^ Soit mise à mort tellement
4 Qu'il en demeure un seulement, Duquel honneur ceste victoire Enrichira nostre mémoire.
Sus donc, prions noslre Sauveur Nous y donner telle faveur Que le tout soit fait à sa gloire.