‹ Recueil de chants historiques françaiseChapitre 106 sur 181 · DEUX CHANSONS · texte numérisé non relu

DEUX CHANSONS

8UK LBS AM0UK8 BB M. DB MONTMOBBlICt BT DB MADEMOISSLLB DE PIEPCNE,

riLLI D*HOIin«t DC LA tUlIt CATHtBIU DB UiUOM,

Sur li chant : Laissez la verde couleur.

M, de Montmorency parle :

1 Le roy, mon souverain maistre ,

A faict mettre A mon coBur grande douleur; Et la fureur de mon père

Trop amère Vient de trop grande rigueur.

â De cette maison de France

L^alliance Est grande pour mon pouvoir; Mais craignant d'acquérir blâme

De madame, Je me suis voulu pourvoir.

5 Le parti qu^on me présente Ne contente

Mon las cœur aucunement; Une seule qui est mienne,

Geste Pieune, N'en aura contentement.

4 L*on me fait aller à Rome

Pour (en somme) La priver de mon esprit ; Deffendant à toute poste,

Quoyqui couste, De ne m'en porter escrit.

0 Mats pas ne te cliaille, Pienne:

Te souvienne Seulement de nos amours ; Car en despit de l'envie,

Quoy qu'on die, , Ton amy serai toujours.

6 Le roy veut faire connoitre

Qu'il est maitre, Mais bientôt s*appaisera.

Je ferai chose qui vaille

En bataille, Lors sa rigueur cessera.

Mademoiêelle de Pienne répond:

i Tu t'en vas en Italie, Mais compile Ce pendant je chanterai En religion fâcheuse,

Fort piteuse, Où je te regretterai.

a De pitié mon cœur doit feadn,

Sans attendre, De voir la religion Où je vay finir ma vie,

Par enviei Ce m'est dure paisioii.

5 En ce cloistre la deiwa

Qoi est mise, CestdoPAve^llaria.

Las ! où toujours sans demeure,

A KMiie heure.

Mon cœur la visitera.

4 Céans ne se jetlenl cBittadea,

Ne gambades, Selon l'amoureux deâr; Nos chansons ne sont que larmes

£t alarmes, Nous n'avons autre plaisir.

0 Je serai religieuse,

Envieuse Tant que sera ton retour.

Mon amitié je te jure

Et assure, En dépit des envieux.

6 Montmorency, te souvienne

De îaPienne, Qui ne dort ne nuit ne jour ; Ne mets point en ouJbliaupe

L'aiUance Qui est faite entre iiqus deux.

CHANSON

8DE LES AMOtlRS DU PRtKCB ht CONDÉ Vr M Là WÊUJK UMÉCtt,

i Amour contre anoor qoenllc.

Si par double effort «ontrairt Le mien Ton me veut soustraire, A l*honneur d'faomMorfuppdlf.

2 Sotte amour et igMinite« Aveuglent um cMtelltf Et font qu^un longe on r«f «le Au lieu de vraie apparence.

5 Celle qui fait toute et gloire D'aimer aussi et d'être aimée, Feroit feu après fumée S'elle me le faisoit croire.

4 Mais le saint où elle voue A mon offrande reçue Et ma fermeté connue , Qui fait qu'ailleurs ne ee lotie.

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