SUR LE DBUIL DE MARIE STUART
On lit dans Brantôme, Fammes iUustres, t v, p. 83 des OEuvres complètes :
«Qae pouvoitelle donc parestre, se représentant » en ses belles et riches parures, fust à la françoise ou à M Tespaignolle, ou avec le bonnet à ritalienne, ou en » ses autres habits de son grand deuil blanc, avec lequel M il la faisoit très-beau veoir ; car la blancheur de son » visage contendoit avec la blancheur de son voile à qui » Teroporteroit ; mais enfin Tarlifice de son voile le per- »doit et la neige de son blanc visage cffaçoit Tautre; » aussi se fit-il à la cour une chansou d'elle portant le » deuil, qui estoit telle : »
L'on void sous blanc atour.
Eu grand deuil et tristesse, Se pourmener mainct tour De beauté la Déesse :
Tenant le trait en main De son fils inhumain.
Et Amour, sans fronteau, Yoletter autour d'elle, Desguisant son bandeau En un funèbre voile, Où sont ces mots escrits :
MOURIR ou ESTRE PRIS.
CHANSON DE CHASTELLARD